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Loana, 3e chapitre : Sa terrible descente aux enfers !

Publié le 13 août 2017

Après les années de gloire et alors qu’elle ne rêve qu’au prince charmant, Loana va enchaîner les  mauvaises rencontres.

Argent qui coule à flots, propositions professionnelles à gogo et couvertures de magazine en pagaille, durant de nombreuses années, la jeune femme Loana savoure sa nouvelle vie de princesse. « Le Loft a été ma baguette magique ! » rappelle-t-elle. Mais, comme si elle n’était pas faite pour le bonheur, notre Cendrillon va bientôt troquer ses belles robes contre des haillons.

De mauvaises rencontres, en effet, vont petit à petit anéantir son doux rêve et la faire sombrer dans la déchéance. Innocente et fleur bleue, Loana veut juste rencontrer quelqu’un de gentil, qui l’aimera, tout simplement.

Une personne qui l’aidera à retrouver confiance en elle et lui fera oublier ceux qui lui ont fait tant de mal par le passé : ce père qui la tabassait, ce petit ami qui l’avait défigurée en lui faisant traverser une baie vitrée, le papa de sa fille qui, lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle était enceinte, lui avait dit : « Toi et ce que tu as dans le ventre, je ne veux plus jamais vous voir ! » Après toutes ces souffrances, elle pense donc avoir enfin le droit d’être heureuse, et elle l’est, mais pas pour longtemps…

->Voir aussi - Loana, 2e chapitre : La gloire !

« J’ai vécu des choses magnifiques, mais ma notoriété m’a aussi beaucoup isolée. Passer de ce trop-plein d’amour en public à cette immense solitude quand je rentrais chez moi, à Paris, où j’étais loin de ma maman, de mes proches, de mes racines, m’a terriblement fait souffrir. Ne dit-on d’ailleurs pas que la solitude est la maladie des gens célèbres ? Seule, et bien souvent désemparée, je me suis raccrochée aux mauvaises personnes, et la descente aux enfers a commencé… »

Séquestration, harcèlement moral, vol, viol, drogues… Loana va connaître le pire. « Je suis tombée coup sur coup sur deux types assez costauds, l’un alcoolique, l’autre violent, qui m’en ont mis plein la gueule, à me dire que je n’étais qu’une merde, que je ne servais à rien. »

Un jour, on ne saura jamais ce qu’il s’est passé car elle-même ne se souvient de rien, on la retrouve complètement déshydratée, à moitié morte, gisant sur le sol de son 
appartement parisien. « N’ayant pas de nouvelles de moi depuis quarante-huit heures, ma meilleure amie s’est inquiétée et est venue chez moi. Sans elle, je ne serais plus là ! »

A Nice, notre reporter Caroline Berger et Loana
A Nice, notre reporter Caroline Berger et Loana

Amoureuse malgré tout mais prisonnière d’une spirale infernale, la jeune femme perd pied et, à bout de forces et désespérée, tente de mettre fin à ses jours… à de nombreuses reprises. Mais à chaque fois, Loana est sauvée de justesse.

Cercle vicieux

« Mes tentatives de suicide n’étaient pas des appels au secours, je ne voulais réellement plus vivre. Lors de la dernière, j’ai fait trois comas et deux arrêts cardiaques, si bien que les médecins ont conseillé à ma mère de commencer à faire le deuil de sa fille. » Elle sera internée en hôpital psychiatrique à la suite de cette ultime tentative.

« Les médecins m’ont diagnostiquée schizophrène et bipolaire. Là, je me suis dit : “Ma vieille, en fait, t’es complètement tarée !” Et du coup, ils m’ont soignée pour ces deux pathologies en même temps. Des traitements lourds qui n’allaient pas du tout ensemble et m’ont fait enfler. Vous pensez bien que ce ne sont pas les maigres repas de l’hôpital qui m’ont fait passer du 38 au 56 ! Après, j’étais dans un cercle vicieux, plus j’étais grosse, plus je déprimais, plus je buvais… Et là, 
en six mois, j’ai pris plus de 50 kg, passant de 75 kg à près de 130 ! » Une tragédie.

Après avoir été la bombe des podiums, Loana, difforme, défigurée, méconnaissable, devient la risée de tous. Des couvertures glamour, elle est reléguée à la rubrique des faits divers. On se moque d’elle, on la méprise, on l’humilie. Pour ne rien arranger, l’absence de sa fille est une torture.

Elle tient d’ailleurs, à ce sujet, à révéler la vérité : « J’avais 19 ans à l’époque et j’ai fait un déni de grossesse. J’avais toujours mes règles, pas de ventre, mais des douleurs aux seins. Je suis donc allée voir mon gynéco, qui a fait une échographie et m’a annoncé que j’étais enceinte de 4 mois et demi ! Comme il était trop tard pour avorter en France, je me suis tournée vers l’Espagne. Je ne voyais tellement pas d’avenir pour mon bébé et moi. Mais quand ils m’ont fait la dernière échographie avant l’intervention et que j’ai vu son petit profil, ses mains, ses pieds, son cœur qui battait…

J’ai été bouleversée ! Je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça. Mais je suis quand même allée là-bas, j’ai réfléchi pendant deux heures à l’aéroport et j’ai pris l’avion du retour. Boostée par les hormones de la grossesse et le bonheur d’avoir découvert ce petit être qui grandissait en moi, j’étais heureuse. Je pensais naïvement que tout ça aiderait à arranger les choses avec son papa. On l’aurait élevée ensemble, et ma vie aurait été tout autre. Mais rien ne s’est passé ainsi. »

Dans un premier temps, Loana se voit contrainte de placer son bébé en pouponnière. « Je ne pouvais compter sur personne et me disais qu’elle serait mieux dans un foyer, nourrie, soignée… Après, quand j’ai souhaité la récupérer, il m’a fallu justifier d’un emploi stable, d’un logement, d’horaires aménagés, m’engager à ne pas confier la petite à une nounou, etc. Mais expliquez-moi comment vous faites pour travailler si vous ne pouvez pas faire garder votre enfant ? Et pour ne rien arranger, je dansais en boîte de nuit, donc c’était mission impossible !

Puis, pendant le Loft, son père a appris dans la presse qu’elle était vivante et a fait les démarches pour la retrouver. Comme il m’avait jetée en me disant qu’il ne voulait plus entendre parler de nous, à la naissance de la petite, j’avais préféré lui dire qu’elle était morte. Mais même si j’étais au départ très sceptique sur sa sincérité de vouloir la reprendre, force est de constater qu’il a été et continue d’être merveilleux pour elle. Quant à moi, je ne l’ai pas revue depuis ses 4 ans, et j’en crève… »

Caroline Berger

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