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Lorie Pester : “J’ai forcé le destin !”

Publié le 5 août 2018

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Rencontrée sur le 58e Festival de Télévision de Monte-Carlo, Lorie Pester, l’héroïne de “Demain nous appartient” sur TF1, s’est livrée à “France Dimanche”.

Un nouvel album, Les choses de la vie, qui, depuis sa sortie à l’automne dernier, continue de cartonner, un Olympia plein à craquer le 31 mai et une série, Demain nous appartient, qui, chaque soir sur TF1, bat des records d’audience.

Décidément, tout sourit à Lorie. Croisée à Monaco lors du 58e festival de télévision, la jeune femme de 36 ans nous fait partager ses bonheurs, mais revient aussi sur l’accident qui a bouleversé son existence.


France Dimanche : Demain nous appartient est un succès, vous y attendiez-vous ?

Lorie Pester : Non. On m’a appelée en mars 2017 pour tourner en mai ce qui devait être à l’origine une saga d’été, et qui dure depuis plus d’un an. Et quand on voit les audiences grimper chaque soir un peu plus, on est vraiment très contents ! Surtout qu’au départ, c’était un pari. Et aujourd’hui, je suis super fière de faire partie de cette aventure. Je mesure ma chance, car c’est une série de qualité, et toute l’équipe forme une vraie famille ! On est toujours ensemble, on se marre, et je pense que ça se ressent à l’écran.

FD : Comme d’autres acteurs de la série, vous avez décidé de vous installer dans le sud de la France.

LP : Eh oui, ça a été un vrai changement de vie ! Du coup, je suis la semaine à Sète pour les tournages de Demain nous appartient, et le week-end à Paris pour assurer la promo de mon album Les choses de la vie (Ipanema Music), les séances de dédicaces, les spectacles… Ce rythme est un peu fou, mais il me procure tant de bonheur.

FD : Comment êtes-vous arrivée à la comédie ?

LP : À force de tourner des clips et de faire du doublage pour des films d’animation. J’adore chanter bien sûr, mais aussi jouer. Comme, en bon Taureau, je ne suis pas du genre à attendre les bras croisés, j’ai forcé le destin. J’ai écrit un scénario et je suis allée frapper aux portes de la fiction de TF1. On m’a dit qu’il y avait de l’idée, mais que ça coûterait bien trop cher à réaliser. Avant d’ajouter que si j’avais vraiment envie de jouer la comédie, on pouvait réfléchir. C’est ainsi qu’en 2008, j’ai tenu le premier rôle dans le téléfilm De feu et de glace. Quant à mon synopsis, il est resté au fond d’un tiroir, mais je le garde en souvenir.

FD : Vous vous destiniez à une carrière de patineuse, mais un accident a bouleversé vos plans…

LP : Je rêvais de devenir championne olympique de patinage. C’était ma passion, je ne vivais que pour ça. Et un jour, à 16 ans, je me déchire le ménisque. J’ai été opérée, et au bout d’un mois, j’ai rechaussé les patins. Mais une nouvelle chute m’a renvoyée sur le billard, et là, le médecin m’a prise entre quatre yeux et m’a dit : « Maintenant stop, sinon ça va très mal finir ! » À cet instant, mon rêve a été anéanti. Un coup très dur à encaisser. J’avais 16 ans, et à cet âge-là tout est un drame.

FD : Comment avez-vous réussi à vous en remettre ?

LP : Je ne vous cache pas que j’ai connu une grosse période de dépression. Et puis, mes parents, dont je suis la fille unique, ont su trouver les mots justes et provoquer en moi un déclic. Ils m’ont dit : « Quelle est la première chose que tu apprends au patin ? » J’ai répondu : « À se relever et continuer ». J’ai compris que j’aimais le patin pour donner du bonheur aux gens et que je pouvais y parvenir autrement ! J’ai donc pris des cours de danse, de chant, et voilà…

FD : Que vous apporte la comédie ?

LP : Incarner un personnage, devenir quelqu’un d’autre. Faire des choses qu’on ne se permettrait peut-être pas si on restait soi-même.

FD : Y a-t-il des scènes que vous appréhendez ?

LP : Oui, lorsque l’on doit pleurer. Chez moi, qui suis toujours très positive, ça réveille parfois des sentiments assez douloureux.

FD : Quel rôle rêveriez-vous d’interpréter ?

LP : Comme je suis très sportive, j’aime tous les films d’action. Jouer dans un western ou apprendre à manier une épée me plairait beaucoup.

FD : Il y a dix ans, vous faisiez une apparition dans Les feux de l’amour… Une belle expérience ?

LP : Géniale ! Ça m’a rappelé ces journées où je n’allais pas à l’école parce que j’étais malade et que ma grand-mère me gardait. Je passais l’après-midi allongée sur le canapé du salon avec une bouillotte, devant… Les feux de l’amour. Alors, si un jour on m’avait dit que je jouerais dedans… Et je ne vous parle pas de la tête de ma grand-mère !

Caroline BERGER

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