France Dimanche > Actualités > Louane Emera : Soudain, elle s’est effondrée !

Actualités

Louane Emera : Soudain, elle s’est effondrée !

Publié le 10 mai 2015

Victime d’un burn-out, l’héroïne de “La famille Bélier”, Louane Emera n’a pas résisté à un emploi du temps trop chargé pour une jeune fille de 18 ans.

Le succès fait souvent tourner les têtes, même à ceux qui l’ont bien sur les épaules (ce qui est toujours préférable, vous en conviendrez). Mais il peut aussi faire tourner la tête, au sens littéral du terme, surtout quand cette réussite vous tombe dessus, à l’improviste, sans vous laisser le temps de vous préparer à affronter le tourbillon médiatique qui soudain vous emporte.

C’est la triste expérience que vient de vivre l’une des étoiles montantes du cinéma et de la chanson française. En l’espace de quelques mois et à tout juste 18 ans, Louane Emera (Anne Peichert de son vrai nom) s’est en effet retrouvée si brutalement sous les feux des projecteurs qu’ils ont fini par la brûler.

Fatiguée

La très jeune femme avait certes déjà goûté aux joies d’un triomphe devant un public conquis. C’était en 2013 lorsque, candidate de la deuxième saison de The Voice, la plus belle voix, sur TF1, elle était parvenue jusqu’en demi-finales de ce célèbre télé-crochet. Celle qui n’était encore qu’une adolescente avait alors ému des millions de téléspectateurs en interprétant Imagine, le tube indémodable de John Lennon.

Mais cette gloire éphémère n’était qu’une simple vaguelette comparée au véritable tsunami qui s’est abattu sur Louane Emera après la sortie, en 2014, du film La Famille Bélier. Dans ce long-métrage réalisé par Éric Lartigau, la jolie blonde interprète Paula, la seule entendante au sein d’une famille de sourds et muets.

Un premier rôle à l’écran qui semble taillé sur mesure pour la chanteuse : il lui donne l’occasion de montrer toute l’étendue de ses talents vocaux, mais aussi avec sa fraîcheur et sa spontanéité, de révéler un potentiel insoupçonné en tant que comédienne. Le film cartonne avec plus de 6 millions d’entrées, et la critique réserve un accueil enthousiaste à son héroïne.

De fait, les récompenses se sont mises à pleuvoir : le prix Louis Lumière puis, surtout, le César du meilleur espoir féminin. Avouez que pour un coup d’essai, c’était déjà un coup de maître !

Seulement voilà, la rançon du succès se paie cash ! À force d’aller de plateaux en studios, la nouvelle star des médias a fini par y laisser toute son énergie. Celle qui était jusqu’alors une «jeune fille normale », élève de terminale du lycée international Montebello de Lille, a dû ranger ses cahiers et quitter ses camarades, renonçant à passer les épreuves du baccalauréat.

Ce qui se conçoit d’autant mieux que, loin de diminuer, les sollicitations n’ont fait que s’accroître après la sortie de son premier album, Chambre 12, en mars dernier. Comme tous les artistes, Louane Emera  a dû assurer le « service après-vente » de ce disque. Prise dans le maelström de la promotion, la jeune femme est repartie pour un long, très long tour, enchaînant les interviews, les séances de photos et les galas.

Et ce qui devait arriver arriva… Le 15 avril dernier, elle se réjouissait d’avance de retrouver son public, le temps d’un mini-concert à Bordeaux. Mais sans doute avait-elle mal mesuré l’état de fatigue dans lequel l’avait plongée son marathon des rédactions et des salles de spectacles. Son corps a décidé de se rappeler à son souvenir.

Pour commencer, Louane est arrivée sur scène avec une heure et demie de retard. Ce qui lui a valu les huées du public. Pas le meilleur moyen de vous regonfler le moral avant d’entamer un tour de chant… Malgré tout, elle a tenu le choc et a interprété ses tubes devant ses fans, si impatients. Peut-être aurait-elle dû s’abstenir, car, une fois le rideau tombé, Louane a, en plus, voulu sacrifier au rituel des signatures d’autographes, cernée par la foule…

Louane Emera giletMalaise

Et soudain, sans doute oppressée par ses fidèles admirateurs, Louane Emera s’est effondrée ! Évanouie, il a fallu que ses gardes du corps l’évacuent en urgence, ainsi que l’a rapporté le magazine Closer. Fort heureusement, Louane a repris ses esprits au bout de quelques minutes.

Mais ce malaise, qui ressemble diablement à ce que les Anglo-Saxons nomment burn out (syndrome du surmenage), sonne comme un sérieux avertissement. Celle qui avait enchaîné six rendez-vous médiatiques dans les deux semaines précédant ce coup dur va devoir sans doute «mettre la pédale douce », et laisser quelques blancs dans son agenda de ministre.

Mais cette boulimique de travail avait déjà accepté d’aller à Montréal, le 24 avril, pour y présenter La Famille Bélier, en compagnie d’Éric Lartigau qui a livré, toujours dans Closer, une explication aux soucis actuels de sa protégée : « Ses parents lui manquent cruellement et ne sont plus là pour la protéger des sollicitations et l’obliger à souffler. »

Souhaitons donc à Louane Emera de prendre le temps de respirer afin de ne pas rater un événement qui lui tient à cœur : sa première montée des marches lors du prochain Festival de Cannes…

Claude Leblanc

À découvrir