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Ludmila Mikaël : “J’admire ma fille et son audace !”

Publié le 12 octobre 2015

Il est rare que l’actrice parle de� Marina Hands, comédienne comme elle. Mais quand Ludmila Mikaël se le permet, c’est tout l’amour d’une mère qui s’exprime…

La comédienne Ludmila Mikaël s’est rendue au 17e Festival de la fiction TV de La Rochelle, qui a eu lieu du 9 au 13 septembre dernier, pour défendre Lui au printemps, elle en hiver, un téléfilm qui sera diffusé le 13 octobre sur France 3. Nous l’avons rencontrée en plein bain de foule !

France Dimanche (F.D.) : Vous avez bénéficié d’un joli comité d’accueil !

Ludmila Mikaël (L.M.) : Vous avez remarqué ? D’ailleurs, ce sont surtout des femmes qui viennent me voir. J’ai été émue aux larmes de les voir se presser ainsi autour de moi.

F.D. : Pour France 3, vous avez accepté de jouer un rôle difficile dans ce premier film d’une toute jeune réalisatrice, Catherine Klein…

L.M. : J’ai adoré incarner Jeanne, cette femme proche de la retraite qui croise la route d’un jeune homme au moment où tout bascule dans sa vie. J’ai beau avoir quarante ans de métier, dont vingt à la Comédie-Française, je crois que je n’ai jamais été aussi anxieuse en abordant un rôle ! J’étais malade de trac, mais j’ai fait confiance à cette jeune femme douce et déterminée, deux qualités qui sont dignes d’un bon réalisateur. Je me sens maternelle envers elle.

Marina Hands et Ludmila Mikaël.
Marina Hands et Ludmila Mikaël.

F.D. : Vous êtes mère vous-même, et votre fille, Marina Hands, est comédienne. Vous êtes fière d’elle ?

L.M. : C’est une grande actrice. Je suis très fière d’elle et j’aime pouvoir le dire, même si elle n’aime pas que je parle d’elle à la presse…

F.D. : Elle exerce le même métier que vous. Vous l’avez orientée dans ses choix ?

L.M. : Je ne la dirige pas, je ne l’ai d’ailleurs jamais influencée. Je ne l’ai accompagnée que dans son premier choix, l’équitation. Elle voulait devenir cavalière professionnelle. Quand elle s’est tournée vers la comédie, je l’ai soutenue, mais pas orientée. Elle est devenue actrice sans mon appui, ni celui de son père [le metteur en scène anglais Terry Hands, ndlr]. Elle a surtout éprouvé pour ce métier une passion aussi forte que celle qu’elle avait pour l’équitation. Jouer est le plus beau métier du monde, mais il ne suffit pas d’avoir un don, il faut aussi du travail, du courage et de la foi. Et en plus, il faut être solide.

F.D. : Et votre fille est armée pour cela ?

L.M. : Ma fille ? Elle a de l’audace…

F.D. : Et cela lui réussit ! Elle est entrée à la Comédie-Française le 1er janvier 2006, trente-neuf ans après vous qui y étiez devenue pensionnaire en 1967. Un an plus tard, en 2007, elle interprétait Ysé, le personnage du Partage de midi de Paul Claudel, que vous-même aviez incarné dans une mise en scène d’Antoine Vitez en 1975, dans la Maison de Molière… Vos parcours sont exceptionnellement ressemblants !

L.M. : Et contrairement à moi, qui suis restée vingt ans dans cette grande institution, Marina en est partie au bout de deux ans. Elle a de l’audace, je l’admire !…

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Dominique Préhu

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