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Michel Drucker : “Ma rééducation est lente et douloureuse !”

Publié le 13 décembre 2020

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Hospitalisé depuis trois mois après un triple pontage coronarien, Michel Drucker s'est confié avec une sincérité bouleversante.

En septembre dernier, on apprenait avec stupeur et angoisse que l'animateur indétrônable de France 2 avait été hospitalisé dans le plus grand secret… Indétrônable, certes, mais surtout indestructible : ainsi les nombreux admirateurs de Michel Drucker imaginaient-ils cet ami fidèle aux rendez-vous de nos dimanches désormais confinés !


Hélas, ce passionné de vélo, qui vit depuis toujours à 100 à l'heure, savourant chaque seconde les joies de l'existence et de son métier, a bien dû se rendre à l'évidence : nul ici-bas n'est immortel et les années passant, ce corps qui ne l'avait jamais abandonné a lancé des signaux d'alerte inquiétants que Michel n'a eu d'autre choix que d'entendre !

C'est alors que la sentence est tombée par la voix de ses médecins qui l'ont informé de la gravité de sa situation : si cet incorrigible hypocondriaque ne se faisait pas opérer dans les plus brefs délais, son cœur ne tiendrait pas. Ainsi, le présentateur a-t-il subi en urgence un triple pontage coronarien, opération délicate mais indispensable pour le préserver d'un infarctus foudroyant.

Tandis qu'il se remettait très doucement de cette intervention risquée et compliquée qui implique l'ouverture du thorax et de longues heures passées sur le billard, on avait peu de nouvelles de l'animateur de 78 ans qui, de son lit de douleur, luttait pour recouvrer la santé. Du côté de la direction de la chaîne, Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, avait fait paraître un communiqué indiquant : « Heureusement, l'intervention chirurgicale de Michel s'est bien passée. Il est combatif et le moral est bon. »

Dans son entourage, sa productrice Françoise Coquet, amie depuis 1970, avait expliqué dans Le Point : « Il avait des douleurs les premiers jours mais il est resté très courageux », ajoutant qu'il était toujours en soins intensifs et allait un peu mieux, malgré une grosse perte de poids et de masse musculaire. Des informations qui se voulaient rassurantes, tout en laissant entendre combien les suites de ce sérieux pépin allaient être longues et pénibles…

Mais cette semaine, enfin, Michel s'est confié à nos confrères de RTL, expliquant avec beaucoup de sincérité combien cette épreuve avait été difficile, et le restera d'ailleurs encore pour de longs mois: « Je reviens de loin, a révélé l'époux de Dany Saval le 24 novembre. J'ai eu un problème cardiaque un peu compliqué. Je suis hospitalisé depuis plus de trois mois. Je refais surface peu à peu. La rééducation est lente, douloureuse, mais je tiens bon. » Avec cette attitude toujours si positive face aux malheurs que l'existence a jeté sur son chemin, et heureux de pouvoir nous raconter son calvaire, le frère de Jean Drucker – lui-même décédé d'une crise cardiaque le 18 avril 2003 –, a confié : « Ça fait cinquante-cinq ans que je tourne à une cadence élevée. Subitement, je me suis retrouvé hospitalisé. […] J'ai gardé le moral. J'ai subi une opération très lourde, près de 8 heures sur la table d'opération. J'ai été très bien soigné. Le personnel des hôpitaux publics est exceptionnel et admirable. Je ne suis pas près de l'oublier. »

Ce mauvais coup du sort, aussi effrayant qu'il ait pu être pour cet homme à l'énergie XXL, lui aura pourtant permis de faire le point sur le passé et peut-être de remettre en question sa façon de vivre et d'envisager l'avenir plus sereinement. Comment pourrait-il en être autrement pour cet insatiable sportif, d'ordinaire toujours sur la brèche, qui se retrouve soudain condamné à l'immobilité ? Comment ne pas prendre du recul lorsqu'on a pour seule occupation le fil existentiel de ses pensées et la télévision qui diffuse les émissions de ses confrères, comme celle de Pascal Praud, le matin sur CNews, ou Ça commence aujourd'hui, de Faustine Bollaert, l'après-midi sur la 2, deux programmes dont il est friand ?

« J'ai appris que même si l'on se ménage, on n'est pas à l'abri d'un pépin, a poursuivi ce boulimique de travail sur RTL. J'ai appris la solitude, la patience et la souffrance. J'ai appris à prendre mon temps. J'ai réfléchi. On voit sa vie passer. J'ai appris que la santé est le bien le plus précieux. » Et d'ajouter avec une grande lucidité : « Depuis 1964, je ne me suis jamais arrêté. Subitement, c'est un choc. On gamberge, on réfléchit, on prend du recul. C'est une expérience intéressante. Je vais essayer de me tenir aux promesses que j'ai faites à mes cardiologues de revenir en levant un peu le pied. »

Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on… Un vieil adage qui ne saurait mieux s'appliquer à notre présentateur vedette qui ne peut s'empêcher de songer à reprendre l'antenne le plus vite possible ! « J'espère revenir en début d'année, a-t-il dit. On verra ça avec la direction de France 2 qui a été d'une très grande élégance. Je verrai où j'en suis en début d'année, en février-mars. Je réfléchis à l'après, à la rentrée prochaine. L'actualité culturelle est au ralenti. Ça dépendra de mon cardiologue et de la rééducation. J'ai un cœur tout neuf, mais maintenant, il faut le roder. » Rodez-le tranquillement, ce cœur, monsieur Drucker, vos fidèles téléspectateurs seront toujours là, ravis de vous retrouver en pleine forme !

Clara MARGAUX

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