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Maëva Coucke : “Je dois mon 
titre à ma couleur de cheveux !”

Publié le 26 décembre 2017

Sa chevelure a tapé dans l’œil des Français. En devenant notre nouvelle Miss France, la rousse Maëva Coucke n’aurait jamais imaginé que cela fasse autant de bruit…

Elle suit les traces de Camille Cerf et Iris Mittenaere, issues de la même région. Native de Fougères, en Bretagne, Maëva Coucke (1,76 m) a grandi à Élinghen, dans le Pas-de-Calais. En septembre dernier, elle s’est installée à Lille où, déjà munie d’un BTS commerce international, la belle poursuit des études de droit pour devenir juriste en entreprise. Naturellement blonde, la jeune femme de 23 ans s’est teinte en roux, il y a quelques années, lors d’un défilé. Elle y a finalement pris goût au point d’adopter définitivement cette nouvelle coloration. Une métamorphose qui lui a permis de se distinguer des autres candidates.

France Dimanche : Comment se sont passés vos premiers jours dans la peau de Miss France ?

Maëva Coucke : C’était très intense. J’ai mis du temps à réaliser ce qui m’arrivait. J’ai multiplié les rendez-vous avec les journalistes. C’était un peu stressant, mais je suis tellement enthousiaste que j’en ai fait mon affaire. Je ne ressens même pas la fatigue. Devenir Miss France, ça n’arrive qu’une fois dans sa vie !

F.D. : Vos proches ont dû être eux aussi fous de joie !

M.C. : Oui, ma mère [assistante familiale dans le Boulonnais, ndlr] et mon beau-père m’ont rejointe lundi dernier à la tour TF1 juste avant le JT de Jean-Pierre Pernaut. Ils étaient super fiers ! Quant à mon père [gendarme, ndlr], je ne suis plus en contact avec lui depuis que mes parents se sont séparés.

F.D. : Pensez-vous renouer des liens avec lui ?

M.C. : Je n’en sais rien. C’est une situation assez compliquée, je préfère ne pas en parler.

F.D. : Êtes-vous un cœur à prendre ?

M.C. : Je suis en couple. Mon amoureux est très content et fier de ce qui m’arrive. Même s’il redoute ce qu’il va se passer. Je change en effet radicalement de vie du jour au lendemain. Je vais vivre à Paris tandis que lui reste à Lille, et mon planning risque d’être très chargé pendant un an. Je sais qu’une malédiction frappe les Miss en couple. Mais je reste optimiste.

F.D. : Comment avez-vous vécu les derniers instants juste avant votre sacre ?

M.C. : Je garderai à jamais ces moments dans ma mémoire. J’ai eu l’occasion de revoir les images. J’en ai encore la chair de poule. Miss Corse était une redoutable candidate, qui avait réalisé le meilleur score au test de culture générale. Quand j’ai entendu mon nom, c’était l’explosion de joie ! C’est quand même dingue qu’après Camille Cerf et Iris Mittenaere, une fille du Nord devienne Miss France. On m’avait dit que statistiquement, ça allait être compliqué de gagner. Mais je n’ai pas perdu espoir. Pour moi, rien n’est impossible.

F.D. : Quels sont vos atouts qui ont marqué les téléspectateurs ?

M.C. : J’ose espérer que c’est un ensemble : ma personnalité, ma prestation scénique, mes prises de parole au micro de Jean-Pierre Foucault. Mais je reste persuadée que ma couleur de cheveux y est pour beaucoup ! C’est ce qui m’a permis de me démarquer très vite des autres candidates. Certains comme Geneviève de Fontenay estiment que c’est de la tricherie, mais j’assume complètement. Je suis blonde, et non pas rousse. Mais, de nos jours, la majorité des femmes se colorent les cheveux. Delphine Wespiser (élue en 2012) avait bien les cheveux rouges quand elle a été élue. Rien n’interdit dans le règlement de se colorer les cheveux. Si ce n’était pas le cas, j’aurais conservé ma teinte naturelle

F.D. : Seriez-vous prête toutefois à en ­discuter avec la Dame au chapeau ?

M.C. : Je serais très honorée de la rencontrer. Ce n’est d’ailleurs pas exclu, puisqu’elle s’entend toujours très bien avec Sylvie [Tellier, ndlr]. Je sais d’ailleurs que Geneviève lui a envoyé un message de félicitations pour la soirée de samedi. N’oublions pas qu’elle a été une icône du monde des Miss !

F.D. : Lors de la soirée de l’élection, un hommage a été rendu à Johnny Hallyday. Était-ce important pour vous ?

M.C. : J’ai été bercée par ses musiques durant toute mon enfance. Mes parents l’écoutaient beaucoup. J’étais très émue.

F.D. : Il paraît que vous rêveriez de participer à Danse avec les stars.

M.C. : C’est vrai. Je ne me considère évidemment pas encore comme une star, c’est juste que j’adorerais suivre des cours avec des professionnels. J’y ai pris goût en apprenant quelques pas lors de la préparation à l’élection Miss France. C’était un avant-goût qui m’a bien plu. Si seulement je pouvais approfondir ce qui pourrait devenir une véritable passion !

F.D. : La veille de l’élection, toujours sur TF1, a eu lieu la finale de Koh-Lanta. Seriez-vous prête à tenter l’aventure ?

M.C. : Je sais que d’autres Miss ont tenté leur chance, mais ça ne m’attire pas du tout. Et puis, je suis déjà de nature assez mince en mangeant pourtant énormément. Je pense être bien trop gourmande pour tenir le coup. Je redouterais trop de me retrouver sur une île sans nourriture.

F.D. : Avez-vous d’autres rêves ?

M.C. : J’aimerais bien me lancer dans la mode, défiler comme ma sœur [sa jumelle Alizée, ndlr]. Notamment pour Jean-Paul Gaultier ou Olivier Rousteing. Grâce à mon titre de Miss France, je me dis que tout est possible. Ma sœur s’est lancée très tôt dans le monde du mannequinat. Elle a d’ailleurs quitté la maison à 18 ans pour en faire son métier.

F.D. : Comment définiriez-vous votre rôle de Miss France ?

M.C. : Je vais avoir à cœur d’être proche des Français qui m’ont élue, d’être généreuse envers eux, d’aller à leur rencontre. Et aussi d’être le porte-parole des femmes. Grâce à mon écharpe, je vais pouvoir défendre des causes qui me touchent, comme la lutte contre le cancer. Ça me tient d’autant plus à cœur que ma mère a combattu celui du sein il y a cinq ans. Elle va aujourd’hui très bien parce qu’il a été diagnostiqué très tôt, lui épargnant les traitements lourds comme la chimiothérapie, la radiothérapie, voire la mastectomie. Dans son malheur, elle a donc eu de la chance. Mais on n’est jamais à l’abri d’une récidive. Elle est donc suivie de près, tout comme moi, puisque ça peut être héréditaire. Je vais donc être surveillée tout au long de ma vie.

F.D. : Avez-vous déjà imaginé ce qui pourrait se passer dans un an, lorsque vous devrez rendre votre écharpe ?

M.C. : C’est encore bien trop tôt. Mais j’ose espérer que ce titre m’ouvrira des portes. Je verrai bien les occasions qui se présenteront à moi. Et pourquoi pas réaliser un rêve d’enfant ? Devenir actrice. Je ne me mets aucune limite. Par ailleurs, je compte bien terminer mes études.

Philippe CALLEWAERT

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