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Magloire : “Grâce à Fort Boyard, je revis !”

Publié le 29 juin 2019

Depuis cinq ans, il n’apparaissait plus à l’écran. Pour la 30e saison du célèbre jeu, Magloire revient dans la lumière.

«Aussitôt dit, aussitôt fait » ; c’est la phrase fétiche du personnage qu’interprète Magloire dans la nouvelle saison de Fort Boyard sur France 2 qui sera diffusée à partir du 22 juin. Un nouveau rôle d’animation qui prend des airs de renaissance pour l’homme de 49 ans… Depuis 2014, l’ancien acolyte de Michaël Youn dans Morning Live sur M6 avait disparu des écrans de télévision. D’abord pour soutenir sa mère dans son combat contre la maladie d’Alzheimer, puis pour se remettre de son départ précipité il y a trois ans.

De nouveau en pleine santé morale et physique, le présentateur est prêt à faire des étincelles dans la 30e édition du programme. Ça tombe bien, son personnage s’appelle Magik !


France Dimanche : Après plusieurs années hors antenne, vous revenez sur le devant de la scène. Quelle a été votre réaction quand la production de Fort Boyard vous a sollicité ?
Magloire : Quand l’équipe d’Alexia Laroche-Joubert m’a appelé, j’étais extrêmement heureux. Pourquoi ? Parce que Fort Boyard fait partie de l’inconscient populaire. Tout le monde connaît, a regardé et regarde toujours cette émission qui rassemble les familles. Incarner l’un des personnages de ce programme, je l’avais déjà souhaité par le passé. Pour moi qui aime tant jouer la comédie, ça ne pouvait être qu’une source de satisfaction et de joie. Je ne sais pas quelles sont les intentions de la production, mais si elle me demandait de rester pour les prochaines saisons, ce serait un double bonheur !

FD : Qui est Magik, votre personnage ?
M : Je vous raconte l’histoire. Alors que la marée est basse, le Père Fouras part se balader aux alentours du fort. Lors de sa promenade, il tombe nez à nez avec une lampe magique. Bien sûr, il la frotte… Et là, magie : Magik est né et devient le génie du Père Fouras. Il a une personnalité exubérante, pince-sans-rire, parfois taquine et adore les bijoux ! Un peu comme moi dans la vie de tous les jours.

FD : Comment se passent les tournages ? Quels sont vos rapports avec l’équipe ?
M : L’équipe de Fort Boyard, c’est une vraie famille ! Félindra, notre dompteuse, est là depuis vingt-neuf ans ! Et il n’est pas rare de tomber sur un maquilleur ou un coiffeur présent depuis plus d’une décennie. Dans chaque famille, il faut trouver sa place et j’ai été divinement reçu. D’abord par Olivier Minne et la production, mais surtout par Vincent Lagaf’, qui m’a accueilli à bras ouverts.

FD : Vous sortez pourtant d’une période difficile… Après le décès de votre mère, vous vous êtes vengé sur la nourriture. Un comportement qui vous a valu un malaise cardiaque en 2016.
M : Je renoue avec la vie, notamment grâce à Fort Boyard. J’ai maigri, je me surveille et je suis surveillé. Quand ce type d’événements arrive, vous devez suivre un traitement et des protocoles. Pour la première fois de mon existence, j’apprends à prendre soin de moi. La vie est, à présent, devant moi.

FD : Vous avez d’ailleurs poussé un coup de gueule contre la grossophobie dont vous avez été victime.
M : Dans le hall d’une station de radio très connue, en décembre, quelqu’un m’a lancé : « Eh, Magloire, t’as encore bouffé le chien ? » Je trouvais ça insoutenable ! Sur le coup, je n’avais pas réagi car j’étais beaucoup plus gêné que la personne qui s’est permis de dire ça. En repensant plus tard à la souffrance que ça m’avait provoquée, je me suis dit que plus jamais je ne me tairais !

FD : Surtout que vous êtes un amoureux des animaux… 
M : Je suis fasciné par le règne animal. J’ai un carlin, Fabulous, qui vit actuellement dans une ferme en Belgique car il était trop énergique pour la ville. À Fort Boyard, j’étais d’ailleurs impressionné par la patience de ceux qui s’occupent de l’animalerie. Au début, j’avais une petite réticence face aux reptiles. J’ai soigné quelques boas et autres serpents et ça m’a permis de me familiariser avec eux. Je ne vais pas en rester là d’ailleurs ! Sous peu, je dois leur rendre visite dans la ferme où ils vivent.

FD : Avez-vous d’autres projets ?
M : Oui ! Je suis en train d’écrire un livre sur les contes africains. Il sera sûrement publié à l’automne. J’ai aussi des projets dans l’animation, mais il n’y a encore rien d’abouti. Ce que je note, surtout, c’est que j’ai de nouveau l’envie, ce qui n’était plus le cas depuis plusieurs années.

Julia NEUVILLE

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