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Marc-Antoine Le Bret : “Je savais que je bosserais avec Laurent Ruquier, un jour”

Publié le 28 août 2016

Il y a encore cinq ans, Marc-Antoine Le Bret écumait les mariages et les fêtes de patronage des Côtes-d’Armor. Aujourd’hui, à 30 ans, il tutoie les plus grands présentateurs d’émissions. Il nous donne les clés de ce � parcours incroyable�.

L’imitateur trublion d’On n’est pas couché, c’est lui, le chroniqueur des Pieds dans le plat et de Touche pas à mon poste, c’est encore lui, la voix de Pujadas et Lignac aux Guignols, c’est toujours lui. Parti de Plaintel (près de Saint-Brieuc) pour conquérir la capitale, Marc-Antoine Le Bret n’en finit pas de monter.

À la rentrée, il sera tous les matins sur RFM, jonglera entre les propositions télé et investira le Théâtre du Gymnase pendant quatre mois.

->Voir aussi - Laurent Ruquier : Rescapé des flammes

France Dimanche (F.D.) : Comment passe-t-on de la salle des fêtes de Plaintel aux deux millions de téléspectateurs de Laurent Ruquier ?

Marc-Antoine Le Bret (M.-A.L.B.) : Ça m’a pris dix ans, quand même ! Avec un père menuisier et une mère caissière, je n’avais aucune connexion dans le monde du spectacle. Le déclic, ça a été le succès de Laurent Chandemerle à la fin des années 90. Il vient de la même commune que moi et a remporté plusieurs fois Graines de star, l’émission de Laurent Boyer. À 12 ans, au collège, je l’ai rencontré pour un exposé. On a sympathisé.

F.D. : Et ensuite ?

M.-A.L.B. : Quand j’ai arrêté mes études, avant le bac, mes parents étaient inquiets mais ils ont vu que je me débrouillais seul. J’animais des mariages, des anniversaires, des spectacles d’entreprise, des kermesses. En 2001, dans une soirée à Saint-Brieuc, j’ai rencontré Patrick Montel, le journaliste sportif de France 2. Il m’a donné le numéro de téléphone de Daniel Herzog [une voix des Guignols, ndlr]. Je l’ai appelé et il a eu la gentillesse de me faire visiter le studio des Guignols. J’avais 21 ans.

Affiche Le BretF.D. : Et vous vous êtes installé à Paris ?

M.-A.L.B. : Non. J’ai fait beaucoup d’auditions et me suis pris des vents. Mais La main au panier [cabaret où Patrick Sébastien a débuté, ndlr] a cru en moi. J’ai aussi eu la chance de passer dans Les années bonheur. Je me suis fait remarquer par le producteur de Nicolas Canteloup qui me l’a présenté. Il m’a dit que la radio était le meilleur endroit pour se former.

F.D. : Et justement…

M.-A.L.B. : En 2011, Yves Le Rolland, le producteur des Guignols, m’a appelé car il cherchait des humoristes pour La folle semaine d’Europe 1. Dans la foulée, il m’a embauché pour Les guignols. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé assis à côté d’Yves Lecoq. J’ai observé sa facilité à passer d’une voix à l’autre et son jeu. Quand j’ai eu ces deux contrats, je me suis enfin installé à Paris.

F.D. : Comment avez-vous rencontré Cyril Hanouna ?

M.-A.L.B. : En 2013, j’ai eu ma chronique dans la matinale de Morandini sur Europe 1. Cyril m’a appelé car il avait vu une vidéo de moi l’imitant. Pendant des mois, je l’ai croisé dans les couloirs : « Mon chéri, faut venir, faut venir ! » Quand il m’a enfin invité sur D8, j’ai rempli mes salles de spectacle du jour au lendemain. Je n’ai jamais eu de soucis avec lui.

F.D. : Reste le miracle Ruquier…

M.-A.L.B. : Lui aussi m’a appelé directement. Il me voulait dans On n’est pas couché mais je lui ai dit non car je bossais avec Cyril et je ne me sentais pas prêt. Mais je savais qu’on travaillerait ensemble un jour. Il est très respectueux, très humble, il ne se la pète pas. L’an dernier, Le grand journal d’Antoine de Caunes me proposait une chronique quotidienne, mais j’ai préféré relancer Laurent.

F.D. : Comment s’annonce votre rentrée ?

M.-A.L.B. : J’aurai ma chronique quotidienne dans la matinale de RFM et Laurent veut que je reste dans On n’est pas couché. Avec la campagne présidentielle, je vais tenter de faire plus de voix politiques. En ce moment, je travaille sur celles d’Emmanuel Macron, Manuel Valls et Pierre Gattaz.

F.D. : On vous sent très serein.

M.-A.L.B. : J’ai joué devant des mecs bourrés qui criaient dans la salle et répondaient au téléphone. J’ai joué devant quatre personnes. C’est gênant. Surtout quand ce sont des seniors qui pensent que je vais imiter Bourvil ou Georges Marchais ! J’ai tout eu, même les coupures de courant. Je ne sais pas ce qui peut m’arriver de pire.

Fanny Perrin

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