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Marc-Olivier Fogiel : Un véritable père modèle !

Publié le 18 novembre 2018

Dans un ouvrage, Marc-Olivier Fogiel raconte son bonheur d’avoir ses deux filles, issues de la Gestation Pour Autrui…

Il n’avait jamais dévoilé sa vie personnelle au grand jour. Jamais non plus il n’avait tenu à exposer aux yeux de tous – sans pour autant le dissimuler – son amour envers le photographe et spécialiste en événementiel François Roelants, devenu son mari le 14 décembre 2013. Mais si Marc-Olivier Fogiel était jusqu’à présent resté discret sur son intimité, l’animateur a aujourd’hui décidé de tout raconter dans un livre qu’il publie aux éditions Grasset, Qu’est-ce qu’elle a ma famille ? Des pages très émouvantes qui témoignent de son désir, chevillé au corps, de devenir père, et de ses démarches pour réaliser ce qui était son vœu le plus cher.

Cet ouvrage, que l’homme de télévision n’a pas voulu militant, mais plutôt informatif, retrace pas à pas le parcours du combattant qui a fait de lui l’heureux papa de deux ravissantes petites filles, Mila, 7 ans, et Lily, 5 ans.

Mais il évoque aussi l’expérience d’autres parents ayant eu, comme lui, recours à une mère porteuse afin de fonder une famille : « Je ne cherche pas à faire changer d’avis qui que ce soit, vient-il de confier au Parisien. J’essaye juste d’expliquer les choses telles qu’elles sont. Afin que les gens se fassent une opinion sur des faits et non sur des clichés, des fantasmes, des exagérations ou des erreurs. »

Clichés et fantasmes auxquels lui-même croyait dur comme fer avant de se résoudre à se tourner vers la gestation pour autrui (GPA). D’autant que cette méthode de procréation, si elle est autorisée dans de nombreux pays, comme les États-Unis, l’Iran, l’Inde ou la Grèce, n’est toujours pas légale en France et n’est pas près de l’être. Le gouvernement vient en effet de suivre l’avis du Comité consultatif national d’éthique rendu le 25 septembre dernier, qui argue « d’un nombre important de risques et violences, médicales, psychiques, économiques, observables dans toutes les GPA ».


Ainsi qu’il l’a déclaré dans les pages de notre confrère, le présentateur du Divan, sur France 3, a longtemps estimé, comme bon nombre de détracteurs de cette méthode, qu’il était inconcevable d’enlever à une mère le bébé qu’elle avait porté durant neuf mois.

Sa rencontre avec l’Américaine à laquelle lui et son époux ont eu recours pour mettre au monde leurs deux petits bouts de chou a fait voler en éclats cet a priori : « À la naissance de ma première fille, Mila, j’ai demandé à Michelle, notre mère porteuse, si elle arrivait à défaire le lien avec l’enfant, a confié Marc-O dans le quotidien. Elle m’a répondu : “Tu n’as rien compris. Ça a toujours été clair dans ma tête. C’est votre enfant, pas le mien.” »

Pour autant, cette femme qui a permis à Marc-Olivier et à François de réaliser leur rêve de paternité n’est jamais tombée dans l’oubli une fois son « travail » accompli. Au contraire, elle a continué de compter dans la vie des fillettes et de leurs papas. Mila et sa sœur n’ignorent pas quelle place elle occupe dans leur existence : « Contrairement à ce que disent les opposants à la GPA, nos filles savent très bien comment elles sont nées, affirme en effet Marc-O. Elles ne sont pas du tout perturbées et même très matures pour leur âge. »

Au point que, chaque année, les fêtes de Noël se passent en compagnie de Michelle, au sein de cette famille heureuse et d’un nouveau genre. Une famille certes guère traditionnelle, mais où les parents sont à la fois présents et aimants. Au quotidien, d’ailleurs, comme le raconte Fogiel, les journées ne sont pas bien différentes de celles des autres familles : sorties au parc, visites chez le médecin, préparation des repas, jeux… Quant aux filles, si elles ne prononcent jamais le mot « maman », elles ont un petit nom bien précis pour désigner leurs deux géniteurs : « Mila m’appelle papa et mon mari Dadou, vient-il d’expliquer au Parisien. Lily m’appelle Daddy et mon mari papa. »

Ces distinctions pourraient vous paraître bien compliquées mais elles s’avèrent en réalité nécessaires, puisqu’elles définissent parfaitement la place de chacun : « Elles appellent papa le père génétique, a également révélé l’animateur. J’y avais réfléchi avec un psy qui m’a dit que c’était important de savoir qui était le papa génétique. Mais il n’y a pas de “vrai” papa ni de père de seconde classe. Elles ne font pas de hiérarchie. »

Aujourd’hui, s’il affirme ne pas militer pour que la gestation pour autrui soit autorisée en France, Marc-Olivier se bat en revanche pour que les démarches permettant au conjoint du père biologique d’être reconnu en tant que parent soient facilitées.

Ce qui n’a rien d’une sinécure, selon l’auteur de ce livre très instructif, qui n’a pu lui-même tenir entre ses mains l’indispensable livret de famille qu’au bout de cinq ou six ans : « Ç’a été une émotion forte, car les filles étaient enfin sœurs et ont pu porter le même nom, a confié l’homme de médias. Ma petite dernière, pour qui j’étais un étranger aux yeux de la loi, est enfin devenue ma fille. C’est aussi le cas pour mon aînée vis-à-vis de mon mari. » 

Et cette belle histoire d’amour filial ne fait que commencer…

Clara MARGAUX

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