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Marc Veyrat : Il a songé au suicide !

Publié le 21 juillet 2019

Après la perte de sa troisième étoile au Michelin, le célèbre chef Marc Veyrat a fait une grave dépression.

Lundi 24 février 2003, le chef Bernard Loiseau se donnait la mort d’un coup de fusil de chasse parce qu’il ne supportait pas de descendre dans le classement des guides. Un geste qui en disait long sur l’incroyable pression que subissent ces virtuoses des casseroles dans la course aux macarons. En 1991, il avait reçu la consécration suprême : les trois étoiles du Michelin. Mais peu de temps avant sa mort, un journaliste culinaire du Figaro, très redouté dans le milieu, pointait quelques faiblesses dans son restaurant de Saulieu et laissait entendre que la Côte d’Or risquait de perdre son troisième macaron…

Finalement, le Michelin ne l’avait pas rétrogradé, mais le Gault & Millau s’était montré plus sévère, en retirant l’établissement gastronomique de la liste des meilleurs, dégradant sa note de 19/20 à 17/20… 

à la même époque, Marc Veyrat est au sommet. Il a déjà obtenu ses trois étoiles pour ses deux restaurants, La ferme de mon père et l’Auberge de l’éridan, et décroche, pour ce dernier, en 2003, un 20/20 au Gault & Millau, ce qui ne s’était jamais vu. Mais seize ans plus tard, le chef savoyard au légendaire chapeau subit à son tour une immense déception.


Le 20 janvier dernier, son restaurant La Maison des Bois situé à Manigod en Haute-Savoie perdait sa troisième étoile. Un coup dur qui l’a anéanti au point de sombrer dans une grave dépression comme il s’en explique au Point : « J’ai l’impression que mes parents sont morts une deuxième fois », dit-il faisant référence à la table d’hôtes qu’ils tenaient dans le massif des Aravis et où il a tout appris. Pour cet autodidacte de 69 ans, le choc est si dur à encaisser qu’il en a perdu le sommeil. Lui, qui aimait tant crapahuter dans la montagne à la recherche de plantes aromatiques pour magnifier ses recettes n’a plus le goût à rien.

Dégoûté, le cuisinier écolo pleure sur son triste sort et ne mange presque plus… Pire, il avoue sans détour avoir pensé à commettre l’irréparable pour « rejoindre son copain Bernard Loiseau là-haut ». Affolée, sa compagne, cache les antidépresseurs qui ont été prescrits à son mari et met aussi en lieu sûr ses fusils de chasse. Marc Veyrat l’avoue aujourd’hui : s’il est encore en vie, c’est avant tout grâce au soutien de sa Christina et de ses quatre enfants… Espérons qu’il reprenne très vite le chemin des fourneaux avec toute la truculence qu’on lui connaît.

Valérie EDMOND

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