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Marcel Amont : "Marlène, ma plus belle histoire d'amour"

Publié le 25 septembre 2009

Marcel Amont commente les photos de son livre en exclusivité pour "France Dimanche"Marcel Amont commente les photos de son livre en exclusivité pour "France Dimanche"

«Un Mexicain basané / Est allongé sur le sol / Le sombrero sur le nez ...» C'est là l'un des textes de Marcel Amont, artiste ayant marqué toute une génération au même titre que Salvador, Distel, Brassens ou Moustaki.

À tout juste 80 ans, le chanteur aux cheveux blancs a gardé une silhouette de jeune homme, et surtout son humour décalé. La tournée « Âge tendre et têtes de bois » lui a remis le pied à l'étrier, et le succès de son dernier disque, Décalage horaire, lui a donné envie de remonter sur scène. Du 15 au 31 octobre prochain, le fantaisiste se produira dans la capitale, au Théâtre de la Grande Comédie.

En attendant, Marcel Amont, de son vrai nom Miramon, nous raconte ses plus beaux souvenirs dans Sur le boulevard du temps qui passe ( Christian Pirot Éditeur ). Un livre empreint d'une agréable nostalgie, dans lequel déambulent des personnages qui symbolisent ces soixante dernières années. De Francis Blanche à Claude Nougaro, en passant par Piaf, Aznavour, Bardot, Kessel, De Gaulle... Marcel Amont les a tous rencontrés. Une vie palpitante, qui est encore loin d'être terminée.

->Voir aussi - Marcel Amont : A 80 ans, il vit une deuxième jeunesse

1 - Mais qu'est-ce qu'elle lui trouve ?

« Je me suis toujours demandé ce qui avait conduit une élégante femme de 30 ans à aller si loin à mes côtés !» raconte Marcel Amont au sujet de celle qui partage sa vie depuis trente-trois ans. L'artiste a 47 ans lorsqu'il rencontre Marlèn, au casino de La Baule. La jeune femme est alors « la demoiselle organisatrice » chargée de « veiller » sur le chanteur, le temps d'une soirée de gala.

À l'époque, Marcel Amont est bien installé dans le célibat et a déjà deux enfants, Katia et Alexis, nés d'une précédente union. De plus ce jour-là, l'artiste vient d'apprendre que sa mère souffrait d'un cancer, il n'est donc pas d'humeur à conter fleurette. Pourtant le lendemain, il propose ( il a son brevet de pilotage ) un tour en avion à la blonde demoiselle.

« Tu ne m'as pas impressionnée avec ton baptême de l'air, lui dira-t-elle plus tard. Simplement je te trouvais drôle et cultivé !» Un an et demi plus tard, le saltimbanque lui passe à la bague au doigt à la mairie du XVe arrondissement de Paris. « C'est ma plus belle histoire d'amour », aime à répéter Marcel Amont. Marlène, toujours à ses côtés, lui a donné une fille, Romélie, née en 1979, et un garçon, Mathias, en 1982.

2 - Fils unique

« C'est le temps de la prime enfance et de l'insouciance, j'étais enfant unique, se souvient Marcel Amont pour France Dimanche . À l'époque, dans le milieu ouvrier -mon père était cheminot-, on s'endimanchait pour poser devant le photographe. »

3 - Première communion

« On est en 1940. C'est le jour de ma première communion. Le jour suivant, à l'aube, mon père, mobilisé, est parti à la guerre. Ma mère pleurait tant. Il a failli être prisonnier des Allemands. »

4 - Premier rôle

« Mascarille. Ma première prestation sur scène dans Les précieuses ridicules de Molière. J'allais en cachette suivre les cours du conservatoire de Bordeaux. Car mes parents voulaient que je devienne avocat ou instituteur !»

5 - Il tourne le dos à Franco

« En vacances, à l'âge de 15 ans, à la fin de l'Occupation. Nous sommes à la frontière espagnole, pour une randonnée. De l'autre côté, c'est le régime de Franco !»

6 - Ma rencontre avec Brassens

« Je me trouvais à la Villa d'Este en Italie, pour chanter. C'est là que j'ai fait la connaissance de Georges Brassens. Cette rencontre m'a marqué. »

7 - L'aveu à mes parents

« Je commence à gagner ma vie, mais j'habite une modeste piaule à Saint-Ouen. Quand je monte à Paris, c'est encore la période des vaches maigres. »

8 - Henri était extraordinaire

« La première chose que j'ai entendue, avant de le voir, ce fut son rire inimitable et tonitruant. Henri Salvador était extraordinaire. »

Christophe Cavalier

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