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Marianne James : D’incroyables révélations !

Publié le 28 décembre 2015

De son casting raté pour jouer dans “Harry Potter” en passant par la chirurgie esthétique, Marianne James dévoile ses � faiblesses �.

Elle a connu la célébrité en 1989 grâce au personnage de Maria Ulrika von Glott, la cantatrice teutonne de son spectacle, L’ultima recital. Premier prix de chant au Conservatoire national de Paris, Marianne James aurait, normalement, dû fouler les scènes des plus grandes salles de concert du monde.

Mais les mots « normal » ou « conventionnel » ne font pas partie du vocabulaire de cette diva qui a préféré laisser à ses consœurs les grands rôles du répertoire lyrique pour s’adonner à des performances plus divertissantes, mêlant le jazz, le music-hall, le travail du clown, les plateaux de télévision et… la joie de vivre !
Vingt-six ans après la création de L’ultima recital qui lui a valu, en 1999, le Molière du meilleur spectacle musical, Marianne James est toujours là, et sur tous les fronts ! Sur scène, d’abord : l’artiste nous est revenue en 2013 dans la peau de Miss Carpenter, une ex-star des années 60, pathétique et attachante. Un show ébouriffant qu’elle présente encore au théâtre du Gymnase Marie-Bell, à Paris.
Sur France 2, aux commandes des Prodiges, un télé-crochet pour les jeunes musiciens, chanteurs et danseurs classiques, l’ex-jurée de Nouvelle star sera de nouveau, en mai 2016, au côté de Stéphane Bern, pour présenter le concours de l’Eurovision. Ce dont elle se réjouit : « Je me languis d’aller à Stockholm. […] On va se lâcher, a-t-elle prévenu dans VSD. C’est une grosse Love Parade en fin de compte ! Tous les gens s’aiment. C’est devenu un énorme dance floor. »
Et son image dans tout ça ? Celle qui a été un bébé anorexique – si ! si ! – pose un regard apaisé sur les ravages du temps. La chirurgie esthétique… pas pour elle ! Du moins pour l’instant : « Je n’ai que 53 ans, assure-t-elle. Si je travaille encore dans vingt ans, que je suis mécontente et que ça me pose problème, peut-être que, comme les copines, je le ferai. En ce qui me concerne, j’ai des milliers de choses à refaire. Je demanderai un devis ! Mais ma peur panique du scalpel, des seringues est telle… Tant que j’ai plus peur qu’envie je ne le ferai pas. » Et d’ajouter, avec son sens de l’humour XXL : « En plus, j’ai une certaine fierté à rester une femme bio. C’est-à-dire naturelle. Toutes les pièces sont d’origine. »

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Son physique est d’ailleurs son meilleur atout. Cette opulence, la générosité de ses formes lui permettent de s’imposer partout où elle passe… « J’ai la chance, malgré mon âge et la ménopause, parce que ça s’appelle comme ça, d’avoir gardé ma voix et mon vibrato. »
Cet organe, ce corps qui ont tant de succès au théâtre et sur le petit écran, pourquoi ne les voit-on pas davantage au cinéma ? Les réalisateurs craindraient-ils le tempérament fougueux de miss James ? « Quand je me présente, regrette-t-elle, j’ai une telle personnalité qu’ils pensent qu’ils ne vont pas pouvoir m’emmener. […] Je pense que je fais peur aux réalisateurs. »
Pourtant, Marianne James a failli se retrouver à l’affiche de l’un des plus gros succès du box-office mondial : Harry Potter et la Coupe de feu, sorti en 2005. Mais il faut croire que le rôle de la directrice de l’école française de magie ne devait pas faire partie de son impressionnant CV !
« Il y avait Clémentine Célarié et moi, a-t-elle raconté. Nous sommes parties à Londres faire des essais caméra. Ni l’une ni l’autre n’avons été prises pour le rôle de madame Maxime. Tous les Français ont été virés.

Les auditions se tenaient pendant le discours de Villepin à l’Onu contre la guerre en Irak. Le lendemain, Condoleeza Rice [alors conseillère à la Sécurité nationale sous la présidence de Bush, ndlr] a dit : “Nous mettrons la France au ban des nations”. On a tous été blacklistés. »
Eh oui, elle a eu beau y croire jusqu’au bout, ni la magie de Poudlard ni sa foi en Dieu ne lui auront permis d’obtenir le rôle ! Celle qui voulait, enfant, devenir bonne sœur a d’ailleurs une opinion très originale – forcément ! –, sur Jésus : « Est-ce que Jésus est le fils de Dieu ? se demande-t-elle. Je n’en sais rien. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a un homme qui est venu et qui a foutu un peu le bordel. Un bon baba. En sandales. Bobo, barbu, préhipster. » également fan du souverain pontife, la grande James ne manque aucun reportage qui lui est consacré : « Je suis au taquet sur le pape François, lance-t-elle, très enthousiaste. Il fait du ménage ! »
Vibrante, tourbillonnante et magistrale, Marianne James, quant à elle, déménage ! Et c’est tout ce qu’on aime…
Clara Margaux

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