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Marie-Christine Barrault : Les dix secrets d'une grande amoureuse !

Publié le 20 avril 2021

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La toujours lumineuse actrice Marie-Christine Barrault a eu un fabuleux destin, dont nous vous révélons les faces cachées…

1 UNE ENFANCE DIFFICILE

Suite au divorce de leurs parents, durant leur petite enfance, Marie-Christine et son frère Alain sont élevés par leur grand-mère, Félicité, dans une petite maison en banlieue. Marthe, leur maman pianiste, vient les voir le jeudi, et leur père, Max-Henri, le dimanche. Elle a 8 ans quand leur mère, qui entre-temps a accouché de deux petites fi lles, décide de les récupérer. Ils découvrent une vie dictée par des règles strictes où l'on ne parle pas à table, où l'on chante tandis que maman joue du piano, où l'on va à l'école en uniforme…


2 ADIEU PAPA

À 14 ans, elle a la douleur de perdre son papa adoré, Max-Henri, le frère de l'acteur Jean-Louis Barrault, mort d'une sclérose en plaques qu'il aura combattue dix ans durant. Un homme « doté d'une certaine fantaisie », selon ses propres mots, qui fut un temps administrateur de théâtre et avait très mal vécu que le nouvel époux de son ex-femme, la mère de Marie-Christine, soit le meilleur ami de la famille.

3 L'ENFER AVEC TOSCAN DU PLANTIER

En 1965, elle épouse le célèbre producteur dont elle avait été follement amoureuse dans sa jeunesse, bien qu'il l'ait trompée. Il lui donnera deux enfants, David, dont Marie-Christine est déjà enceinte lorsqu'elle se marie, et Ariane, née en 1969. Toscan lui fera vivre l'enfer. Il l'humilie devant leurs amis, la trompe, part un temps habiter chez une de ses maîtresses avant de revenir tout penaud au domicile conjugal, et oublie même la date anniversaire de leurs enfants. En 1990, elle fi nira par le quitter pour mettre fi n à ce cauchemar.

4 JEAN-LOUIS BARRAULT : ONCLE ET BOURREAU

C'est à l'école qu'elle comprend que son oncle est très connu. Mais l'acteur ne l'aidera pas à réaliser son rêve depuis toujours : jouer la comédie. Un jour, il se montre odieux et lui balance : « Qu'est-ce que tu veux donc faire dans ce métier, ma pauvre fi lle ! Il n'y a qu'à te regarder pour voir que tu es faite pour la scène comme moi pour être notaire. » Son épouse, Madeleine Renaud, va même lui proposer d'être étalagiste décoratrice, car elle estime qu'avec un tel physique, elle ne parviendra jamais à décrocher des rôles. Ce n'est qu'en se voyant à l'écran lors de la sortie en 1965 de son premier fi lm Les Copains, d'Yves Robert, que Marie-Christine se découvre jolie…

5 CHANTEUSE QUI ENCHANTE

En hommage à son grand amour disparu, elle présente en 2001 un récital de chansons, L'Homme rêvé, sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord, suivi d'une tournée. Un spectacle très intimiste dans lequel elle chante sur une musique de Jean-Marie Sénia, les mots de son défunt époux, Roger Vadim, qui donnera naissance à un album de treize titres intitulé Les femmes ont toujours raison. Elle sortira ensuite des CD de lecture enfantine avec la collection des Martine.

6 DES FILMS CULTES

Après un an d'études supérieures de Lettres, elle entre au Cours Simon en 1963, puis est admise l'année d'après au Conservatoire d'art dramatique. Elle se consacre alors au théâtre. Après un petit rôle dans le film Les Copains d'Yves Robert, Éric Rohmer la choisit en 1969 pour jouer aux côtés de Jean-Louis Trintignant une provinciale catholique dans Ma nuit chez Maud. Sa carrière est lancée ! En 1970, elle donne la réplique à Pierre Richard dans Le Distrait. Et dans les années 1980, elle débute une carrière internationale, dirigée par le réalisateur Woody Allen qui lui confie le rôle d'Isobel dans Stardust Memories qu'il a spécialement écrit pour elle ! Elle enchaînera Un amour de Swann par Volker Schlöndorff (1984), Le Soulier de satin de Manoel de Oliveira (1985)…

7 ET DIEU… CRÉA VADIM

En 1988, lors d'un festival de cinéma à Cognac, elle fait la connaissance du réalisateur de Et Dieu… créa la femme qui a déjà été marié quatre fois ! Très éprise de l'ex-époux de Brigitte Bardot et de Jane Fonda, elle débute à ses côtés une seconde jeunesse, à 45 ans. Elle quitte alors le cinéaste Michel Boisrond pour s'installer avec son nouvel amour sur l'île Saint-Louis. Ils se marient en 1990 et ne seront séparés que par la mort de Vadim, en 2000. Pour rester à ses côtés jusqu'à la fin, l'actrice avait emménagé dans sa chambre d'hôpital.

8 NOMMÉE AUX OSCARS

En 1977, la comédienne est pressentie pour un Oscar dans le film de Jean-Charles Tacchella, Cousin, Cousine, avec Victor Lanoux et Guy Marchand. Elle ne décrochera pas la précieuse statuette. Après quelques films à l'étranger, elle se consacre à des projets pour la télévision qui lui offre de beaux rôles (Marie Curie, une femme honorable, en 1991) et surtout le théâtre, jouant les pièces de Tennessee Williams, Marguerite Duras ou Françoise Chandernagor.

9 À “L'ÉTAT SAUVAGE”

Son tournage le plus éprouvant reste celui de l'État sauvage avec Jacques Dutronc, Michel Piccoli et Claude Brasseur, tourné en Guyane en 1978, sous la direction de Francis Girod. Censé se dérouler en Afrique, le film adapté du roman de Georges Conchon sur la décolonisation se veut très réaliste. Marie-Christine s'est totalement investie dans le rôle d'une Française qui devient la maîtresse d'un homme intègre – incarné par l'acteur sénégalais Doura Mané –, qui représente une menace pour le régime en place corrompu.

10 L'ÉPREUVE DU CANCER

Dévastée par le décès de son grand amour, Roger Vadim, Marie-Christine doit faire face quatre ans plus tard à un cancer du sein. Persuadée qu'elle va mourir, elle cache d'abord sa maladie à ses enfants. Puis elle décide de se faire opérer tardivement. Heureusement, après un traitement réussi, la comédienne sort victorieuse de cette terrible épreuve. Persuadée que Vadim veille sur elle et l'accompagne partout, elle retrouve la joie de vivre.

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