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Marie Myriam : Elle a perdu l’homme de sa vie !

Publié le 8 juin 2019

C’est auprès de lui que Marie Myriam la gagnante de l’Eurovision en 1977 a connu son plus grand moment de bonheur.

Cet homme a changé sa vie ! Le 29 avril dernier, la sexagénaire a perdu Joe, son Joe, celui qui a permis que tous ses rêves de gloire de petite fille se réalisent.

C’est à la veille de ses 20 ans que Marie Myriam croise pour la première fois le chemin de cet artiste hors du commun. Lui est un parolier à la recherche d’une voix. Elle veut faire entendre la sienne sur le devant de la scène après le succès mitigé de son premier titre Ma colombe (1976).

Lors de l’Eurovision en 1977, l’alchimie de leurs talents séduit la foule et conquiert le jury international. Cette année-là, L’oiseau et l’enfant – tube écrit par Joe Gracy, et composé par Jean-Paul Cara – se hisse sur la première marche du podium.

À ce jour, elle reste la dernière Française à avoir remporté le célèbre concours. « J’allais en bus à Wembley [lieu où s’est déroulé l’Eurovision, ndlr], je suis rentrée en Rolls », se souvenait-elle encore en 2017 dans les colonnes de 20 minutes. De cette consécration naît, entre l’auteur et la chanteuse, une relation sincère et profonde qui n’a jamais pâti des années écoulées. « Je te dois tant mon Joe… Merci pour tout ce que tu m’as donné. […] Je t’aime », s’est épanchée la chanteuse sur les réseaux sociaux, à l’annonce de la disparition de cet être si cher à son cœur.


C’est en partie grâce à son parolier que l’ex-fiancée de Patrick Sébastien a rencontré celui qui deviendra le père de ses enfants – Laureen, née cinq ans après le succès de l’Eurovision, et Richard, né en 1990.

Un an après que Polydor se fut emparé du titre de la chanson pour le produire en 45 tours, Myriam Lopes, de son vrai nom, rencontre Michel Elmosnino, directeur artistique du label de musique, qui lui passera la bague au doigt. Elle restera à ses côtés jusqu’à sa mort en 2013.

Quarante-deux ans après avoir tissé ces liens d’exception avec celui qui s’est également illustré en écrivant la chanson Humanahum, interprétée par Jean Gabilou en 1981, la chanteuse pleure un auteur de talent et un homme bon qui l’a accompagnée tout au long de sa vie, dans les moments difficiles après le décès de son mari.

Plus qu’un ami, c’est un « deuxième père » qu’elle enterre aujourd’hui. « Merci pour ton amitié sans faille, pour ton soutien lorsque j’avais des doutes, tes mots justes et ta bienveillance. Merci d’avoir été mon deuxième père. […] Repose en paix », a-t-elle témoigné sur son compte Twitter.

Si Joe Gracy s’est éteint à l’âge de 88 ans, il continuera néanmoins à vivre dans le cœur de la chanteuse et de tous ceux qui ont fredonné les paroles de cet air, gravé dans nos mémoires.

Julia NEUVILLE

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