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Marilyn Monroe : Les tests ADN parlent enfin !

Publié le 21 mai 2022

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Près de soixante ans après la mort de la star, un journaliste français dévoile le dernier secret sur l’un des grands drames personnels de l’icône.

Étourdie de gloire et de paillettes, d’amours fantasmées et d’aventures sans lendemain, Norma Jean Baker était en quête d’un éternel bonheur que jamais elle ne trouva… Si elle semblait avoir tout pour être heureuse, l’essentiel lui manquait : savoir d’où elle venait. Ce qui l’empêcha, sa courte vie durant, de savoir où elle allait. Bref, la figure du père était la grande absente de son existence. Sans racines, ses ailes étaient fragiles, à en croire l’un de ses biographes, Donald Spoto : « Elle parlait de son père plus que de n’importe qui d’autre. Il lui manquait terriblement. » Et de sa mère, aussi : « Je crois avoir été une erreur. On ne voulait pas de moi », répétait souvent Marilyn.


Il est vrai que Gladys Baker n’a pas tout à fait l’âme maternelle. Elle aime l’alcool et le monde de la nuit, les jolis garçons, surtout. Enfin, peut-être davantage l’un que les innombrables autres. Par exemple, cet homme portant beau, arborant une moustache à la Clark Gable, et dont le portrait encadré au mur est le seul repère stable en une chambre ayant accueilli tant d’étreintes éphémères… Peut-être, mais qui est-il ?

“Je crois avoir été une erreur. On ne voulait pas de moi.”

Il s’agit a priori d’un certain Charles Stanley Gifford, un ouvrier à la réputation solidement établie d’homme à femmes. Ce dernier semble avoir multiplié frasques et mariages, divorces et infidélités, passant d’une maîtresse à l’autre sans se soucier des enfants ayant pu résulter de ces unions passagères… En 1951, Marilyn Monroe aurait tenté de renouer avec ce potentiel géniteur, parvenant à le joindre au téléphone pour ensuite s’entendre répondre : « Je suis marié et j’ai une famille. Je n’ai rien à ajouter. Appelle mon avocat ! » Et la déesse blonde, qui fait fantasmer la majorité des mâles de la planète mais que son possible père renie, de s’enfoncer, une fois encore, dans son chagrin existentiel, tentant de l’oublier dans la bouteille et les somnifères.

Jusqu’à ce jour, le mystère de cette filiation demeurait complet. Mais, en 2018, François Pomès, jeune journaliste et producteur de documentaires, estime, quelques années avant le soixantième anniversaire de la mort de Marilyn, qu’il est temps d’en savoir un peu plus sur les origines familiales de l’icône, et que l’ADN peut s’avérer un outil précieux. Tout d’abord, il fait l’acquisition de huit cheveux de la défunte, dont trois sont encore assez préservés pour permettre une analyse en bonne et due forme. Puis, grâce à une minutieuse enquête, il parvient à localiser la plupart des Gifford susceptibles d’avoir un lien de parenté avec le fameux Charles Stanley.

Et là… bingo ! François Pomès déniche un dénommé Tim Gifford. Si celui-ci n’a pas de lien de sang direct avec le Charles Stanley du même nom, il lui apprend l’existence de Francine (76 ans) et de sa plus jeune nièce, Lisa, qui, elles, sont des descendantes directes du défunt cavaleur. Les analyses, confirmées à trois reprises, sont formelles : l’ADN des deux femmes concorde avec celui de Marilyn !

“J’ai réfléchi et imaginé résoudre l’énigme de son père, l’ultime trou noir de sa biographie.”

Et notre fin limier de se réjouir : « J’ai réfléchi et imaginé résoudre l’énigme de son père, l’ultime trou noir de sa biographie. » Après coup, on comprend peut-être mieux le sens de la chanson My Heart Belongs to Daddy (« Mon cœur est à papa ») entonnée par le sex-symbol avec des accents déchirants dans Le Milliardaire, le film de George Cukor sorti en 1960. Laquelle résonne d’une tout autre façon lorsque l’on sait que Marilyn Monroe se trouvait en plein désarroi, éprise d’amour pour un père qui, lui, ne l’aimait pas.

Rebondissement dans l’affaire Maddie !

Le 3 mai 2007, quelques jours avant de fêter ses 4 ans, Maddie McCann disparaît du complexe hôtelier portugais où sa famille est en vacances.

Quinze ans après, l’enquête est enfin relancée : un suspect a été mis en examen en Allemagne ! Il s’agit d’un certain Christian B., multirécidiviste âgé aujourd’hui de 45 ans et incarcéré pour le viol, en 2005, d’une Américaine de 72 ans au Portugal… Si les parents de la fillette ont été soupçonnés un temps d’être impliqués dans sa disparition, la justice lusitanienne avait classé le dossier en 2008, avant de le rouvrir en 2013, sans réelle avancée. Jusqu’à ce qu’en juin 2020, les polices portugaises, britanniques et allemandes annoncent détenir de nouveaux éléments.

Comme quoi, les services d’enquête européens ne lâchent jamais rien… Le suspect, qui, entre 1995 et 2007, séjournait régulièrement près de l’endroit où Maddie était en vacances, a déjà été condamné pour trafic de drogue, cambriolage, viol, pédophilie… Présumé innocent mais coupable a priori idéal, l’homme n’a pour l’instant rien avoué. Jusqu’à quand ?

Nicolas GAUTHIER, Églantine LEFEBVRE

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