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Marisa Borini : Les confidences de la mère de Carla Bruni !

Publié le 2 avril 2015

Marisa Borini connaît une deuxième jeunesse avec sa carrière d'actrice débutée sur le tard. La mère de Carla Bruni et Valeria Bruni-Tedeschi livre ses confidences.

Marisa Borini ne fait définitivement pas son âge. À quatre-vingt-cinq ans, la concertiste semble avoir trouvé le secret de jouvence. Elle partage l'affiche avec sa fille Valeria Bruni-Tedeschi, dans Les larmes amères de Petra Von Kant, une pièce de Fassbinder produite au théâtre de l’Œuvre. "C'est une jeune actrice, ma mère ; elle a l'innocence, la spontanéité et l'enthousiasme des jeunes comédiens", déclare finement Valeria à nos confrères de Gala.

Il faut dire que la matriarche de la famille Bruni Tedeschi a débuté sa carrière sur le tard, à soixante-treize ans. C'était en 2003, dans le film Il est plus facile pour un chameau... réalisé par sa fille Valeria. Encore aujourd'hui, la concertiste étonne ses partenaires par sa fraîcheur, sa candeur et sa bonne humeur. "À l'observer, je comprends chaque jour que le temps qui passe n'est jamais une barrière", confie Carla Bruni. D'ailleurs, la belle-mère de Nicolas Sarkozy est facétieuse, comme une jeune fille : invitée au palais présidentiel de l'Élysée, elle n'avait pas hésité à sortir sur la terrasse pour fumer une cigarette en cachette, accompagnée de la belle-mère de Barack Obama !

Marisa Borini refuse de fêter son anniversaire

Marisa Borini
Marisa Borini a vécu une enfance modeste ©DR

Pour lutter contre les ravages du temps, Marisa Borini a su s'en faire un allié. "Je vais à la piscine deux fois par semaine, je joue du piano deux heures par jour pour entretenir ma concentration et mon agilité, je suis très occupée", énumère la concertiste. L'actrice, qui n'a jamais le temps de s'ennuyer, refuse obstinément de fêter son anniversaire ! "J'arrive à un moment de la vie où on se dit que c'est peut-être le dernier. Et puis je n'ai jamais aimé ce genre de célébrations", souligne la pianiste, qui a toujours en tête une terrible cérémonie d'anniversaire, organisée pour elle dans son enfance très modeste. La native de Turin, élevée par sa mère, avait désespérément attendu ses amies pendant de longues minutes. Celles-ci ne vinrent jamais.

"Je n'ai plus jamais voulu fêter mon anniversaire. Ma famille m'a convaincue de renouer avec cette tradition pour mes soixante-dix ans, mais je n'aime vraiment pas ça", déclare Marisa, encore blessée.

Du conte de fées à la tragédie

En 1959, l'actrice épouse Alberto Bruni Tedeschi. Son quotidien est transformé. À Castagneto Po, puis à Paris, où le couple s'exile dès 1973 pour fuir les Brigades rouges communistes, elle fréquente les plus grands artistes du monde de la musique : la Callas, Rostropovitch, Von Karajan, Noureev... Le conte de fées vire ensuite au cauchemar : elle apprend, coup sur coup, que son mari et son fils aîné sont touchés par la maladie. Alberto décède le premier, en 1996, à quatre-vingt-un ans. Virginio, lui, succombe au virus du Sida en 2006, à quarante-sept ans.

"J'ai arrêté de jouer du piano le jour où mon fils m'a annoncé qu'il était malade", se remémore-t-elle. "Entre lui et mon mari, j'ai passé énormément de temps dans les hôpitaux. Lorsqu'on perd un enfant, on se demande pourquoi, c'est insupportable. On peut mourir ou vivre". "Mais se tuer ferait encore plus de mal aux proches", analyse Marisa, qui a "essayé de [s'en] sortir, de trouver de l'énergie, de [se] tourner vers les autres". Une énergie salvatrice dont elle tire encore profit aujourd'hui.

Raphaël Marchal

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