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Marthe Mercadier "J'ai failli rester bossue !"

Publié le 18 février 2011

Sa vie n'a été qu'une suite d'accidents tragiques et de combats pour les surmonter... Alors, à 82 ans Marthe Mercadier n'a pas l'intention de baisser les brasSa vie n'a été qu'une suite d'accidents tragiques et de combats pour les surmonter... Alors, à 82 ans Marthe Mercadier n'a pas l'intention de baisser les bras

La danse : Une discipline à hauts risques ! Samedi 12 février dernier, Marthe Mercadier a effectué une véritable prouesse, en direct sur TF1, dans Danse avec les stars. Sa prestation, qui a ému la France entière, lui a valu d'être plébiscitée par le public et reconduite pour l'émission du 19 février.
Bien que fatiguée, la comédienne a pris le temps, le lendemain, de répondre à nos questions et de nous rassurer sur son état de santé.

->Voir aussi - Marthe Mercadier : Elle nous raconte sa nuit d'horreur !

France Dimanche (F.D.) : TF1 vous a demandé d'interpréter en direct le personnage de Lady Gaga. Et depuis, les internautes vous surnomment « mamy gaga ». Avez-vous parfois des problèmes de mémoire ?

Marthe Mercadier (M.M.) : Je n'ai pas la maladie d'Alzheimer, même s'il m'est arrivé de ne plus reconnaître mes anciens amants ! Forcément, j'ai parfois des trous de mémoire, comme toutes les personnes âgées ! Lors de l'émission, les juges, qui sont très sévères, ne m'ont mis que des 6 sur 10 en me reprochant de ne pas écouter la musique et de suivre la synchronisation ! Pourtant j'avais répété la chorégraphie dès le matin C'est éprouvant, à 82 ans.

F.D. : À certains moments vous sembliez comme paralysée, incapable de répondre aux questions ! Manoukian s'est même moqué de votre bégaiement...

M.M. : Oui. J'ai parfois eu un temps d'hésitation durant lequel j'étais comme devenue muette. Ce n'est pas que je sois véritablement bègue, mais c'est peut-être une séquelle. En effet, quand j'avais 6 ans, je me suis réveillée du jour au lendemain complètement bègue. Tous les mots se bousculaient dans ma bouche, je ne pouvais plus rien dire de sensé. C'est un peu comme de couper le son. J'en étais devenue agressive et violente. Je cassais les assiettes, les meubles, et tout autour de moi ! Désespoir total !

F.D. : Vous, muette ? Comment vous en êtes-vous sortie ?

M.M. : Mes parents ont eu une idée géniale : ils ont invité des sourds-muets à la maison ! Et je me suis aperçue que si j'étais muette, au moins je n'étais pas sourde ! J'ai même appris le langage des signes, à l'époque. Du coup, j'ai pu communiquer et guérir petit à petit. Cela a duré près d'un an, et le son est revenu : en me réveillant et en m'apercevant que je pouvais parler, j'ai fondu en larmes ! Exactement comme hier soir quand j'ai pleuré en direct ! Vous savez, toute ma vie, je me suis battue contre la maladie. J'ai eu de si nombreux accidents. Un des plus terrible aurait pu me laisser handicapée, bossue. Quand j'avais 8 ans, on a fêté la fin d'année scolaire avec des danses et une pyramide humaine. Étant la plus jeune, je suis montée au sommet et j'ai escaladé la pyramide. Quand je me suis redressée, j'ai perdu l'équilibre et suis tombée la tête la première contre un mur. Je me suis évanouie, et à mon réveil, je ne pouvais plus bouger ! Sauf les mains et les bras ! Ma colonne vertébrale était cassée. Je me suis retrouvée condamnée à vivre allongée sur une planche, incapable de me déplacer, de remuer.

F.D. : Quelle horreur ! Combien de temps ?

M.M. : Plus d'un an ! Je restais des heures sans pouvoir rien faire, juste regarder. J'ai touché le fond.

F.D. : Comment avez-vous guéri ?

M.M. : Un an et demi après mon accident, je tenais debout. Comme ma croissance n'était pas terminée, ma colonne s'est ressoudée. Quel miracle ! Le verdict des médecins ne laissait pas beaucoup d'espoir quant à mon état futur. J'étais raide comme un bout de bois. Je n'ai jamais cessé de faire de la gymnastique et de la rééducation. Mais au début, c'était d'abord pour récupérer mon sens de l'équilibre et ma liberté de mouvement. Aujourd'hui encore, la peur du handicap dicte tous mes comportements, mes attitudes. J'ai fait aussi longtemps du cyclorameur, pour étirer mes membres, mes artères ; j'ai soulevé et porté des poids, des objets, tout ça pour grandir et étirer ma colonne vertébrale, car j'avais peur de rester petite, après l'accident.

F.D. : Quelle rééducation !

M.M. : Je n'ai jamais cessé de faire de la gymnastique et du jogging. Et puis, je fais des mouvements sur le sol. J'en ai montré un hier à mon professeur de danse, en direct : c'est ce mouvement où je tends à la fois les bras et les jambes, en mettant les mains à plat sur le sol, et c'est ça qui tend les nerfs et la colonne vertébrale. Voilà le secret de ma forme ! Savez-vous qui m'a appris ce geste ?

F.D. : Non !

M.M. : Marlene Dietrich !

F.D. : Vous l'avez connue ?

M.M. : J'ai connu Marlene par Édith Piaf. On a passé des journées toutes les trois dans le même canapé-lit à entretenir la musculature de nos jambes, le galbe de nos cuisses. Alors vous savez, quand on a connu ces deux-là comme je les ai connues, danser, lever la jambe, ça n'a plus aucun secret !

JEAN-MARIE BIGARD

Quatre heures d'entraînement par jour depuis près d'un mois : cet ancien prof de gym ne s'est pas ménagé pour le direct ! Un rythme d'autant plus difficile à tenir qu'il doit suivre un régime alimentaire très strict depuis qu'il a été diagnostiqué diabétique, il y a quatorze ans. Et s'il s'accorde toutefois un peu de vin à chaque repas, il compense en courant régulièrement. Le musicien s'était lancé un défi de taille en participant à un tel concours, lui qui prétend n'avoir jamais dansé de sa vie. Du coup, la veille des répétitions, il s'est fait un lumbago. « C'est l'angoisse qui m'a bloqué le dos », s'était-il défendu devant nos confrères du Parisien. Ce qui ne l'a pas empêché d'être éliminé lors du premier prime time.

ROSSY DE PALMA

L'actrice espagnole a vécu l'enfer durant les répétitions. Malgré le professionnalisme de son partenaire, Christophe Licata, la comédienne s'est tordu le poignet et abîmé l'épaule en effectuant une de ces étourdissantes acrobaties rythmées. La protégée de Pedro Almodovar déclare avoir dû poursuivre les répétitions avec une attelle et l'aide d'un ostéopathe.

ADRIANA KAREMBEU

Tout comme les autres, l'ex-mannequin aura dû s'entraîner de nombreuses heures. Des répétitions abordées avec beaucoup d'appréhension, précise-t-elle dans Télé Star. Normal quand on sait qu'elle a eu deux hernies discales, l'an passé, et craignait pour son dos. Jusqu'à présent, c'est son orteil, qu'elle a cru cassé, qui a le plus souffert...

Cédric Potiron

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