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Marthe Mercadier : “Je croyais qu’ on m’avait oubliée !”

Publié le 21 mars 2014

Après l’article alarmant où elle se voyait déjà � SDF�, la comédienne Marthe Mercadier a retrouvé le sourire en découvrant les innombrables messages d’affection et de soutien qui affluent de la France entière.

Nous avons reçu des tombereaux de lettres et d’appels téléphoniques à la rédaction de France Dimanche après notre article sur la prochaine expulsion de cette grande comédienne, de sa fille et de sa petite-fille. De nombreux lecteurs se sont proposés de l’héberger en attendant qu’elle trouve un nouveau logement, d’autres ont voulu l’aider financièrement.

Pour lui témoigner de ce grand mouvement de solidarité qui venait de se mettre en branle, nous l’avons à nouveau rencontrée. Autant elle était abattue il y a une semaine, autant c’est avec une voix claire et joyeuse qu’elle nous a lancé un « Bonjour » sonore en ouvrant sa porte. Elle qui se croyait abandonnée de tous a retrouvé le goût du combat. Son avenir s’est brusquement éclairci. Grâce à vous…

->Voir aussi - Marthe Mercadier : "On nous jette à la rue ma fille et moi !"

France Dimanche (F.D.) : Marthe, suite à ce déferlement médiatique après vos déclarations dans nos pages, que s’est-il passé ?

Marthe Mercadier (M.M.) : Mon public m’a tellement manqué, je croyais qu’il m’avait oublié ! « Vous tous » m’avez tellement manqué. J’en pleure de bonheur. Franchement, c’est vraiment inouï, ce raz-de-marée qu’a déclenché cet article dans France Dimanche. D’abord personne n’a osé m’appeler pour me demander si ce qu’on y racontait était vrai, à savoir que j’étais fauchée. Comme je suis célèbre, personne autour de moi n’y croyait. Puis mon téléphone n’a pas arrêté de sonner : des copains, des copines, des collègues de scène, des journalistes qui me demandaient soudain des interviews. Quand je suis descendue dans la rue à Neuilly ce week-end, j’ai été prise d’assaut par toutes mes vieilles voisines dans la rue. Elles m’ont félicitée d’avoir parlé pour elles, d’avoir défendu les mamies : elles aussi sont parfois fauchées et veuves, et elles aussi on les met à la porte. Un peu de respect pour le grand âge !

F.D : Comment votre fille a-t-elle pris la nouvelle ?

M.M : Pour elle aussi ça a été violent. En une heure son téléphone s’est mis à vibrer. Elle était en mission dans un village perdu du Gers, avec son centre animalier. Ses interlocuteurs lui disaient : « Va voir ce que ta mère déclare dans France Dimanche. » Véronique s’est donc rendue dans la seule librairie du coin. Et là, sur une affiche de publicité pour votre journal, placardée en gros sur la porte elle a vu ma tête en couverture, avec la mention SDF. Elle aurait pu faire un arrêt cardiaque. D’abord, elle n’a pas très bien pris les déclarations de sa trop célèbre maman. Puis après coup, elle s’est dit que c’était super. Même si elle n’avait pas Internet et ne pouvait pas lire les réactions des gens. Hier et aujourd’hui, c’est à son Centre du bien-être animal, à Beaugrenelle [à Paris ndlr], que tous ceux qui savent qu’elle est la « fille de », sont allés lui dire bravo et lui apporter son soutien.

F.D : Et au niveau financier, avez-vous eu du nouveau concernant votre dossier ?

M.M : J’ai enfin reçu un coup de fil de l’ADAMI. Depuis plusieurs mois, il paraîtrait qu’ils tentaient de m’appeler pour me verser mes droits d’auteur. On dirait bien que France Dimanche les a réveillés ! Bon, mieux vaut tard que jamais ! Ensuite, j’ai reçu de nombreux chèques à mon nom. Ils serviront d’abord à payer les 2.000  euros de ma géniale avocate qui, depuis plus de douze mois, a utilisé tous les recours, tous les procédés dilatoires possibles, pour surseoir à mon expulsion. Elle a attaqué toutes les décisions de justice pour que j’essaie d’échapper à ce triste sort !

F.D : Qu’en est-il au niveau des propositions de logement ?

M.M : Cindy, une candidate de Secret Story, qui possède plusieurs appartements, veut me les faire visiter. Je dois aussi voir cette semaine un autre appartement, place de l’Étoile, en face de chez ma vieille copine Sophie Desmarets, par l’intermédiaire de ses héritiers. Enfin, je vais étudier toutes les offres en Ile-de-France que me transmet mon sauveur, France Dimanche. L’idéal serait un trois pièces, pour que chaque nana Mercadier ait une pièce pour dormir. Je viens d’apprendre que Pascal Danel souhaite créer un comité de soutien en ma faveur. C’est vraiment formidable tout ce qui m’arrive ! Je vais enchaîner les visites dans les jours qui viennent, car même si je n’ai toujours pas reçu de lettre me fixant ma date d’expulsion, des policiers peuvent venir me déloger d’une semaine à l’autre.

Cédric Potiron

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