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Mary Higgins Clark : Elle a toujours le sens du rythme !

Publié le 13 août 2015

La mamie du polar, Mary Higgins Clark, connaît la musique, et toutes les ficelles du succès...La mamie du polar, Mary Higgins Clark, connaît la musique, et toutes les ficelles du succès...

À 87 ans, la reine du suspense est toujours aussi productive ! Mary Higgins Clark a commencé sa carrière d’écrivain à succès sur le tard, en 1975, en publiant, aux États-Unis, La maison du guet. Ce coup d’essai se révèle un coup de maître : le livre entre dans la liste des best-sellers dès sa parution.

Dans une autre existence, Mary Higgins Clark avait été secrétaire, hôtesse de l’air et, surtout, mère d’une famille nombreuse. En 1964, son mari, Warren, meurt brutalement et la laisse seule, pourvue d’un très maigre héritage, avec cinq bouches à nourrir.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle écrit alors des scripts pour la radio, puis une biographie romancée de George Washington, le père de l’indépendance américaine. Comme c’est un flop, elle change radicalement de genre et se met au polar. On connaît la suite : rien qu’en France, elle a vendu plus de 20 millions d’exemplaires de ses ouvrages !

Histoire vraie

Son dernier livre, La boîte à musique, reprend la recette sur laquelle elle a bâti son succès. Mais cette fois, la matriarche des auteurs de thrillers s’inspire d’une histoire vraie, celle de l’affaire Bernard Madoff, financier et escroc new-yorkais, qui a dépouillé des milliers d’épargnants selon un système très simple.

Il promettait à ses clients de leur verser un taux d’intérêt imbattable, et, au début, honorait sa promesse, en payant les premiers investisseurs avec l’argent des nouveaux. Cette pyramide financière ne pouvait pas tenir indéfiniment. Dans la réalité, Madoff a été arrêté en 2008 par le FBI et purge actuellement une peine de 150 ans de prison.

Mary Higgins Clark livreDans la fiction, son « double », Parker Bennett, simule son suicide et disparaît dans la nature avec un magot de 5 milliards de dollars. La police, qui doute de sa mort, surveille de près sa veuve supposée ainsi que son fils Eric.

Comme Mary Higgins Clark aime aussi les romances, ce dernier tombe amoureux de Lane Harmon, la ravissante décoratrice venue meubler la nouvelle résidence de sa mère, loin de Manhattan, où les fautes du père sont retombées sur toute sa famille.

Le séducteur est-il le complice de son très cher papa ? Sait-il que le fugitif veut revenir dans la « Grosse Pomme » pour supprimer une ancienne maîtresse qui risque de trahir son secret ?

Vous l’apprendrez en lisant jusqu’au bout cette enquête, qui ne choquera pas les âmes sensibles. Car, et c’est l’un des reproches souvent faits à la romancière, les pages de ses polars ne débordent pas d’hémoglobine. Ni, d’ailleurs, d’étreintes passionnées.

Mary Higgins Clark revendique sans complexe cette absence de sexe et de violence : « Il n’y en avait pas non plus dans les histoires de Sherlock Holmes ni dans les livres d’Agatha Christie. »

"La boîte à musique", de Mary Higgins Clark, éd. Albin Michel, 22,50 €.

Claude Leblanc

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