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Maurane : Une vie amoureuse fracassée !

Publié le 11 mai 2018

Maurane, maman de Lou, née en 1993, a vécu de belles et de moins belles relations avec les hommes… Un parcours jonché d’écueils qu’elle a raconté dans un livre et dans une chanson tous deux intitulés : Trop forte…

Sa voix, comme du velours, nous caressait le cœur et son tempérament, forgé dans le granit, semblait la protéger du pire et des malfaisants.

Mais derrière le caractère bien trempé, et certaines interventions parfois musclées, souvent sans concession, sur les réseaux sociaux ou à la télévision, d’une Maurane vindicative, se cachait une femme fragile, blessée et meurtrie.

Un clown triste, sans aucun doute, dont la vie amoureuse n’avait rien d’un doux et rassurant Prélude de Bach…


Cette malédiction jetée sur le chemin de sa vie et qu’elle a dû apprendre à exorciser, elle l’avait confiée dans Trop forte, un livre paru en 2015 chez Michel Lafon, mais aussi dans une chanson, écrite et composée par Daran, aux paroles déchirantes comme un cri d’enfant qu’on maltraite, et qui disait tout son mal être :


«J’ai connu toutes les appellations contrôlées.
Dès la cour de récréation
Ça trempe le caractère
La bonhommie des gros
C’est rien que d’la colère
Stockée sous la peau Sous la peau
»

«Trop forte», déplorait-elle.

Mais ce corps, qui encombre et attire moqueries et injures, était-il vraiment la source de tous les déboires sentimentaux qu’elle a connus et en partie décrits dans sa poignante autobiographie ?

On pourrait en douter et se dire qu’après tout, peu importe que le poids de la vie se soit accumulé sur son corps, peu importe son apparence loin des canons de la mode, puisqu’il paraît que l’important reste «la beauté de l’âme»…

Pourtant, il semble bien que, dans le cas de Maurane, alias Claudine Luypaerts, -“Bouboule” comme l’appelait affectueusement sa grand-mère !, ce surpoids qui la faisait tant souffrir n’était pas non plus du goût de certains de ses amoureux.

Ainsi, expliquait-elle avec sincérité dans son ouvrage son expérience avec un homme qu’elle appelait Jean-Pierre : «Il n’aimait que les filles minces : mon corps le rebutait. Il m’aimait, il me le répétait en pleurant, seulement mon corps était de trop.»

Très marquée par cette aventure terriblement douloureuse, elle croit alors rencontrer la perle rare.

Mais la perle s’avère n’être que de la pacotille : bien que plus ouvert, le garçon qui partage ses sentiments ne l’aide pas dans son combat permanent contre les kilos en trop : «J’en ai connu un autre qui ne m’encourageait pas du tout dans ma lutte permanente contre mon poids, écrit-elle en effet : grosse, et donc laide dans la perception que j’ai de moi avec 20 kilos de trop, j’étais peut-être davantage susceptible de rester avec lui ?»

Bel hidalgo

Comme la Marie-Jeanne de Starmania, qu’elle a magnifiquement incarnée dans la deuxième version de la comédie musicale de Michel Berger, Maurane ne serait-elle tombée amoureuse que de ceux qui ne lui convenait pas ou qui ne voulaient pas d’elle ?

Stone ? Le monde n’aura-t-il été que stone pour la chanteuse belge au sourire si charmant et à l’humour ravageur ?

Non, heureusement ! Car dans les années 90, alors que les succès s’enchaînent, elle croise la route d’un certain Pablo Villafranca, chanteur et comédien espagnol qui lui fait tourner la tête. Et lui ravit le cœur.

Le bel Hidalgo qui partage son amour pour la musique et collabore également à ses chansons, lui donnera une fille, Lou, née en 1993, avec laquelle l’artiste restera très complice.

Hélas, la belle histoire ne dure pas et, tandis que côté scène, elle atteint des sommets,- Maurane recevra en 1994 le prix de l’artiste francophone de l’année aux Victoires de la Musique, devant Céline Dion et Stephan Eicher, excusez du peu !-, le couple se sépare.

Les deux musiciens sauront, malgré leur rupture, rester amis et continueront même de travailler ensemble. «Avec Pablo, on a même fêté notre divorce !, expliquait-elle en 2011 dans le journal belge Le soir. On a commandé deux coupes de champagne en sortant du palais de justice. (…) Depuis plusieurs années, il vit avec une femme que je considère comme ma sœur.»

Cette année 2011 sera justement pour la chanteuse une période très heureuse au cours de laquelle, une fois encore, elle se jettera à cœur perdu dans une belle relation amoureuse. Il se nomme Pepito et la Belge n’a cessé de le croiser depuis 20 ans sans jamais le rencontrer !

Jusqu’à ce vol… «Un jour, je venais de chanter Nougaro à Toulouse, a-t-elle raconté dans Gala. Le lendemain je prends l’avion pour aller en Suisse, un type m’agrippe l’épaule en chuchotant mon nom. Je me dis : “Mais qui est ce fan ?” Il précise aussitôt : “C’est moi, Pepito, j’ai fait les voix flamenca sur ton album Nougaro.” “Super”, lui dis-je et je file au fond de l’avion.»

Mais le choriste ne se laisse pas impressionner et la rejoint pour parler. Il remonte alors le fil de leurs rencontres et le charme opère.

Un an plus tard, Maurane se réjouissait : «Il habite Toulouse, moi Bruxelles, on ne fait pas trop de projets mais on se voit très souvent. On ne se formalise pas, mais il me demande en mariage depuis quelque temps, et on en rit (….) Je pense pouvoir dire qu’on est ensemble pour un bout de temps.» Et la chanteuse belge ajoutait : «Même si à presque 50 ans, je n’y croyais plus !»

Trop forte

Hélas, cette belle idylle ne durera pas et le beau Pepito sortira, lui aussi de son existence…

En 2014, dans Paris-Match, Maurane faisait un bilan tout en contrastes de sa carte du tendre : «Je suis une midinette très sentimentale, expliquait-elle. J’ai 14 ans et demi d’âge mental et mes disques sont le reflet exact de ce que je vis. (…) Je suis une grande amoureuse qui a vécu des passions très fortes et aussi de grandes désillusions. En me penchant sur ma vie, je me dis que je me suis plutôt bien débrouillée, même si je plonge de temps à autre dans les abîmes de la détresse.»

Ce constat est peut-être tout entier contenu dans le refrain de la superbe chanson de Daran dont nous vous parlions en commençant notre article :

«J’suis trop forte Moi
j’suis trop forte
Je connais la chanson
Bien sûr ils ont raison
Alors je le dis aussi
J’suis trop forte
J’suis vraiment trop forte
D’être arrivée jusqu’ici
»

Mais hélas, pas assez pour rester plus longtemps parmi nous…

Clara MARGAUX

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