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Max Guazzini : Il vole au secours de Brigitte bardot !

Publié le 23 février 2020

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© BESTIMAGE Max Guazzini

L’ancien PDG de la radio NRJ, Max Guazzini vient de mettre aux enchères sa collection privée de disques d’or et de diamant afin de récolter des fonds pour la Fondation Brigitte Bardot. Rencontre avec un jeune entrepreneur de 72 printemps, toujours aussi amoureux de “la plus sublime des comédiennes”.

Le jeudi 23 janvier dernier, l’ex-patron du Stade Français a créé l’événement en mettant en vente aux enchères à l’hôtel Drouot, à Paris, sa collection privée de disques d’or, de platine et de diamant récoltés quand il codirigeait la station musicale NRJ, soit 220 pièces d’une grande rareté. Une généreuse initiative qui visait à collecter des fonds destinés à la Fondation Brigitte Bardot. En exclusivité, cet entrepreneur d’exception, qui ne s’est jamais senti aussi jeune à 72 ans, nous parle de son amour indéfectible pour les animaux, mais aussi de son coup de cœur pour Brigitte Bardot, « la plus sublime des comédiennes du cinéma français ».


France Dimanche : D’où vous est venue l’idée de vendre vos disques d’or et de platine et de diamant au profit de la Fondation Brigitte Bardot ?
Max Guazzini :Tout est parti, il y a quelques mois, d’un déjeuner amical avec Me François-Xavier Kélidjian, secrétaire général de la fondation, et Alexandre Millon, commissaire-priseur. En discutant en toute convivialité, nous avons tous les trois pensé que cette vente aux enchères pourrait financer un accueil d’urgence pour les animaux maltraités.

FD : Cette vente de 220 disques précieux a rapporté un joli pactole de 167 000  euros !
MG : Oui, car tout a été vendu, les 220 disques ! Les acquéreurs étaient dans une salle bondée, mais aussi au téléphone et sur Internet. La plus belle vente fut un l’album triple diamant Mon pays, c’est l’amour de Johnny Hallyday pour… 6 400 euros ! Cette vente record fut suivie du double disque de platine de l’album Ainsi soit Je de Mylène Farmer, datant de 1988, parti pour 6 200 euros.

FD : Brigitte Bardot vous a-t-elle remercié de ce beau geste envers sa fondation ?
MG : Oui, elle m’a appelé pour me dire combien elle était heureuse de ce qui s’était passé. Et moi je suis heureux d’aider les 600 personnes qui travaillent d’arrache-pied au cœur de la fondation, dans le monde entier, pour le bien-être animal et contre la maltraitance. Savez-vous, par exemple, qu’ils sont en train de créer un parc au Portugal pour recueillir les éléphants des cirques ?

FD : Vous semblez vraiment porter BB dans votre cœur…
MG : Oui, je l’avoue. Comme actrice, elle rayonnait d’une telle beauté que personne ne la dépassait. Elle reste, définitivement, la plus belle : aucune autre comédienne de sa génération ne lui arrivait à la cheville. Adolescent déjà, j’affichais ses posters dans ma chambre. J’admire aussi l’ampleur de son attachement pour les animaux : elle fut la première à s’engager pour eux, avant tout le monde. Brigitte Bardot est une pionnière.

FD : Parlons de la maltraitance animale. Vous estimez que ceux qui la pratiquent, et parfois la mettent en scène sur Internet, ne sont pas assez sanctionnés par la loi.
MG : Les tribunaux sont bien trop cléments et les peines ne sont pas assez dissuasives. Aux états-Unis, la maltraitance animale est un crime fédéral passible de très lourdes peines de prison. En France, lorsqu’ils sont condamnés, ces monstres n’effectuent même pas leurs peines. Je me dis parfois que la loi du talion aurait du bon les concernant : celui qui s’amuse à filmer un chat agonisant dans un four à micro-ondes sur Internet, qu’il se retrouve à son tour dans le four, pour voir ce que cela fait… Et ceux qui abandonnent leurs chiens attachés à un arbre en pleine forêt : qu’on leur fasse la même chose ! Quelle lâcheté de s’en prendre aux animaux ! Les gens ne se rendent pas comptent à quel point la méchanceté et la cruauté peut frapper les pauvres bêtes. Figurez-vous qu’au Vietman, pour punir les chiens errants qui ont fait des bêtises, on leur coupe une patte avec un hachoir, à vif ! C’est tellement facile et bas de faire du mal à un petit chat ou à un chiot.

FD : Comment se portent Mirka et Holy, vos deux chiennes ?
MG : Elles vont bien, elles m’ont accompagné depuis ma maison dans le sud, jusqu’à Paris. Elles sont à mes côtés. J’ai agrandi ma famille avec deux autres membres, Ric et Caius, deux chiens adoptés, l’un à la fondation Assistance aux Animaux, l’autre à la Fondation Brigitte Bardot. Il y a tellement de chiens qui attendent une adoption. Je lance le message : arrêtez d’acheter des chiots ! Adoptez plutôt ces milliers de chiens qui vous attendent dans les refuges. Un chien vous donnera un amour identique, quel que soit son âge.

FD : Vous avez refusé de vendre aux enchères un disque d’or de Dalida. Cette immense artiste dont vous étiez l’attaché de presse vous manque-t-elle toujours autant ?
MG : Ce disque d’or décorait mon bureau à NRJ. Oui, elle manque terriblement, trente-trois ans après sa disparition. Dalida a fait tellement de belles choses pour m’aider. Elle était pour moi comme une marraine…

Jean-Baptiste DROUET

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