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Maxime (Koh-Lanta) : “On ne peut pas plaire à tout le monde !”

Publié le 31 mai 2019

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© © Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface Maxime

Alors qu’il ne souhaitait que partager ses connaissances, l’ex-chef des bleus s’est mis le camp à dos. Arrivera-t-il à inverser la tendance ?

Originaire de Poitiers, l’agent de voyages de 32 ans a prouvé qu’il avait bien sa place dans cette aventure. Il excelle dans chacune des épreuves, autant que dans la survie. à tel point que les autres candidats l’ont rapidement craint. Sa seule chance de s’en sortir ? Gagner toutes les étapes les unes après les autres, jusqu’à celle des poteaux !

France Dimanche : En quoi consiste votre métier d’agent de voyages ?
Maxime : Je suis à mon compte, j’ai une micro-entreprise qui a pour but d’emmener les gens à se dépasser et se découvrir par l’aventure. Avant ça, j’étais professeur d’EPS, guide d’expédition en Amérique du Nord et en Afrique australe, coach sportif, serveur, coach en développement personnel… Bref, j’ai fait plein de boulots assez différents. Je suis un véritable couteau suisse.

FD : Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce jeu ?
M : L’aventure ! Depuis tout petit, je rêve de devenir explorateur. J’ai vraiment ça dans le sang. J’ai commencé à y prendre goût en lisant Tintin, puis les romans de Jules Verne. En primaire, j’ai eu la chance d’avoir une institutrice qui voyageait toute seule à travers le monde. Elle revenait à chaque fois à l’école avec des tas d’anecdotes. C’est elle qui m’a transmis sa passion. Quand Koh-Lanta est arrivé à la télévision il y a dix-huit ans, je devais avoir 12 ou 13 ans. Je regardais l’émission avec beaucoup d’attention. Quel bonheur de pouvoir vivre comme Robinson Crusoé ! Je réalise aujourd’hui un vrai rêve de gosse !

FD : Aviez-vous postulé depuis longtemps ?
M : ça fait à peine deux ans. Je voulais tout d’abord me consacrer à mes études, puis à mon parcours professionnel. J’ai aussi vécu quelques années à l’étranger, notamment au Canada. L’opportunité ne s’était donc pas présentée jusque-là. Et puis, j’ai mis du temps à me lancer parce que je craignais que mon côté sportif et aventurier puisse paradoxalement être un inconvénient. Parfois dans Koh-Lanta, mieux vaut ne pas être trop fort. J’en ai d’ailleurs fait l’amère expérience, puisque tout le monde souhaite m’éliminer à ce stade du jeu. J’ai finalement décidé de m’inscrire pour ne pas vivre avec des regrets. J’ai donc été sélectionné au bout du deuxième casting. Il faut croire qu’ils avaient envie de moi.

FD : Pensez-vous réellement être plus fort que les autres candidats ?
M : Pas du tout ! Si je n’avais en effet aucune crainte quant à mes capacités physiques, j’appréhendais en revanche, en arrivant sur l’île, de devoir basculer dans la stratégie. Initialement, je ne suis pas allé là-bas pour ça. J’en ai malheureusement fait le constat dès le premier jour. Des alliances se sont nouées très rapidement : entre Victor et Émilie, par exemple. Dès le deuxième jour, j’ai même entendu dire qu’on voulait m’éliminer. C’est à ce moment-là que j’ai compris que ce n’était pas que de la survie. Koh-Lanta, c’est avant tout un jeu !

FD : Comment vivez-vous le fait que tout le camp soit contre vous ?
M : C’est comme ça, je m’en suis fait une raison… On ne peut pas plaire à tout le monde. Il est vrai que je me suis laissé embarquer dès le début avec l’idée qu’on ne peut pas avancer sans stratégie. Or, pour moi, la meilleure des stratégies, c’est de tout gagner !

FD : Comment vous trouvez-vous à l’écran ?
M : Je me rends bien compte que j’ai l’air soucieux. Un peu comme quand je guide des gens dans des régions isolées. J’ai sans doute pris trop à cœur mon rôle de chef des Bleus et trop fait le parallèle avec mon métier. Ma vocation initiale est de transmettre aux autres ce que je sais, et non pas de ramener ma science comme certains peuvent le croire !

FD : Cindy est-elle devenue votre pire ennemie ?
M : Je mentirais si je disais que tout allait bien avec elle. Je pense qu’on ne s’est pas du tout compris, on a mal communiqué. Peut-être que si nous avions eu une discussion, notre relation aurait été meilleure. Il faut dire que nous avons une attitude complètement différente face à l’aventure. Même si nous avons des modes de vie diamétralement opposés, nous sommes restés en contact depuis notre retour en France.

FD : Comment vivez-vous toutes les critiques qui vous concernent ?
M : On me reproche en effet de ne pas être assez jovial. Difficile, quand tout le monde est contre vous ! Je suis pourtant juste soucieux de bien faire les choses. Et à vouloir trop bien faire, on s’égare parfois. Les téléspectateurs me trouvent sans doute eux aussi un peu trop sérieux… je suis quand même beaucoup plus funky et sympa au quotidien. Mes proches reconnaissent effectivement qu’il m’arrive de parler longuement. Je suis bavard sur les choses qui me passionnent. Camille, ma compagne, ne dira sûrement pas le contraire ! [rires]

FD : Avez-vous des projets en commun ?
M : On en a plein ! Des voyages, du bricolage, mais surtout des projets de vie. Nous sommes ensemble depuis cinq ans et souhaitons fonder une famille.

Philippe CALLEWAERT

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