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Maxime Le Forestier : Les dix secrets de l'éternel baba cool !

Publié le 23 février 2021

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Le 10 février dernier, le chanteur Maxime Le Forestier a fêté ses 72 ans. L'occasion de percer ses nombreux mystères…

1. IL A AIDÉ SON FILS MALENTENDANT À SORTIR DU SILENCE

Né de sa relation avec Bettina, une Brésilienne, Philippe, son fils aîné – aujourd'hui régisseur de cinéma – est venu au monde avec un handicap. « Après notre séparation, c'est moi qui l'ai élevé. Il est né avec une surdité sévère, mais avait envie de communiquer, a-t-il expliqué à Paris Match. L'enfant parviendra peu à peu à sortir de son silence grâce à la détermination de son père, qui, durant cinq ans, avec l'aide d'orthophonistes, le fera travailler sans relâche… Puis, Maxime rencontre Fabienne, la femme qui partage sa vie depuis près de quarante ans. Elle lui donnera un deuxième fi ls, Arthur. « Fabienne a élevé Philippe comme s'il était son propre fi ls. Elle était titulaire d'une formation de psy pour enfant. C'était parfait ! »


2. SCOLARISÉ CHEZ LES CURÉS

À 10 ans, il est envoyé au collège Fénelon à Paris, un établissement catholique très strict à l'époque, où règne une discipline de fer. Une période très diffi cile dont il a gardé longtemps une blessure ouverte et qui forgera son rejet de l'autorité. La découverte de Georges Brassens, révolté comme lui contre l'école, apparaît comme une bouée de sauvetage. Il vit comme une libération son arrivée au lycée Condorcet, dans le IXe arrondissement. Passionné de littérature, il y rencontre le futur écrivain Patrick Rambaud, avec lequel il se lie d'amitié. Mais l'élève indiscipliné se fera virer à quelques mois du bac pour avoir triché au cours d'un devoir d'allemand !

3 UNE PASSION POUR LES CHEVAUX

Il voue un culte à l'équitation depuis ses 16 ans. « J'avais entendu que Jean Richard cherchait des gens pour attaquer des diligences à la Vallée des Peaux-Rouges. Je me suis présenté alors que je ne savais pas monter. Cela a été une révélation ! Par la suite, je suis allé chaque été au Portugal faire un stage chez Nuno Oliveira, qui était le meilleur écuyer du monde », confi ait-il à Paris Match en 2013. Puis, il y a quarante-cinq ans, il acquiert Faris, son premier cheval. « Je l'avais mis en pension chez des amis à Senlis, où j'allais le monter tous les jours lorsque je n'étais pas en tournée. » En 1978, il s'installe dans sa ferme du Loir-et-Cher entourée d'une immense prairie pour ses nouvelles montures, « des chevaux entiers, mélange d'arabe et d'andalou ». Il a même longtemps fait ses courses dans les villages avoisinants à cheval !

4 ADEPTE DE L' APICULTURE

Dans sa propriété de Périgny (Loir-et-Cher), près de Vendôme, il bichonne les trois ruches installées dans son jardin. Ses abeilles, qu'il appelle les « demoiselles », fournissent tous les ans 60 à 80 pots d'« un miel délicieux dont je suis très fi er ! Leur présence me rassure », avoue-t-il. « Chez les apiculteurs, poursuit-il, il y a une véritable entraide, on vient voir les ruches de l'autre, on se donne des coups de mains, des trucs contre les frelons, on est tous des anars... »

5 UN DUO AVEC SA SŒUR

Sa mère mélomane le met au violon dès son plus jeune âge, tout comme ses sœurs, Anne et Catherine. Mais il abandonne à l'adolescence cet instrument exigeant pour la guitare. À 15 ans, il pousse la chansonnette Chez Louisette, aux Puces. Dès 1965, sa sœur Catherine, qu'il considère comme sa jumelle, ne tarde pas à le rejoindre. Sous le nom de Cat & Maxime (il a abandonné son vrai prénom, Bruno), ils reprennent des succès américains et se produisent dans les cabarets parisiens. Georges Moustaki, séduit par le duo, leur permettra même d'interpréter plusieurs de ses titres.

6 DE DRÔLES DE NOMS POUR SES CHIENS

Après avoir été propriétaire d'un compagnon à quatre pattes appelé Misère, il est aujourd'hui le maître d'un petit Google. Un animal qui veille sur lui comme un ange gardien depuis qu'il a failli assister au pire, comme l'artiste le confiait en 2018 dans le Parisien. « L'an dernier, je me suis fait peur. Une artère s'est bouchée alors que je promenais mon chien. » Heureusement, il a été pris en charge rapidement. « J'ai appelé le 15, un hélico a atterri dans le champ, direction l'hôpital de Tours. Ils ont fait des merveilles. Le lendemain, je courais comme un lapin. »

7 “NÉ QUELQUE PART” TIRÉ D'UNE HISTOIRE VRAIE

Ce tube, sorti en 1988 et devenu un hymne humaniste traduit partout à travers le monde, lui a été inspiré par un petit garçon né en France de parents vietnamiens. « Mon fils aîné, Philippe, était âgé de 5 ans en 1986. Il était dans une petite école pour les enfants qui avaient des difficultés de langage », a raconté l'interprète de San Francisco sur Europe 1. « Il y avait des malentendants comme lui, mais aussi beaucoup d'enfants d'étrangers. Et son meilleur pote, c'était Francis, né en France de parents boat people, des Vietnamiens. Et les lois Pasqua voulaient qu'un enfant de parents étrangers né en France ne soit pas français, mais demande sa nationalité à sa majorité… » Révolté par ce qu'il considère comme une injustice, il en fera une chanson.

8 TRAUMATISÉ PAR LA SÉPARATION DE SES PARENTS

Son père, dessinateur industriel, est né en Angleterre. Sa mère, professeure d'anglais qui bifurque vers le doublage de films et feuilletons, vient d'une famille de cultivateurs catholiques de Franche-Comté. Maxime a 13 ans quand ils se séparent. Son père repart vivre à Londres et ne donnera plus signe de vie durant de longues années. Ce n'est que bien plus tard, par une étrange coïncidence, après l'enregistrement de la chanson Mon frère, qu'il apprend l'existence de Jérôme, l'autre fils de ce papa ayant refait sa vie outre-Manche. « Sur tous les élèves de ma classe, seuls deux d'entre nous avaient des parents divorcés. J'ai souffert de cette séparation même si, pendant longtemps, j'ai eu du mal à en parler… »

9 CÉLÈBRE APRÈS UN SÉJOUR CHEZ LES HIPPIES

En 1971, Maxime Le Forestier a 22 ans et accompagne sa sœur Catherine au festival de Spa en Belgique. Sur leur route, ils croisent un marginal charismatique qui leur conseille de se rendre en Californie. « Le soir, on traînait dans les bars, se souvient le chanteur. Et on a rencontré Luc Alexandre, le Luc de la chanson, qui nous a dit : “Qu'est-ce que vous foutez en Belgique ? C'est à San Francisco que vous devez être. Tenez, je vous donne l'adresse.” » Quelques jours plus tard, Maxime et sa sœur partaient pour la « maison bleue », à « Frisco ». Un repaire de hippies très libres au 3841 de la 18e rue… De retour à Paris, marqué par cette aventure, il écrit à ses amis californiens cette chanson qui deviendra le tube San Francisco permettant ainsi à son premier album, Mon frère, sorti en 1972, de se vendre à plus d'un million d'exemplaires.

10 IL A REPEINT LUI-MÊME LA MAISON BLEUE

En 2012, grâce à « l'opération maison bleue », organisée par sa maison de disques pour ses 40 ans de carrière, il est retourné à San Francisco pour rendre sa couleur azur à la fameuse maison « adossée à la colline », qui était devenue verte. Autrefois « peuplée de cheveux longs, de grands lits et de musique », elle est aujourd'hui « habitée par deux femmes qui élèvent ensemble quatre enfants, et cette petite tribu a l'air de fonctionner à merveille ! » confie-t-il.

Valérie Edmond

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