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Meghan Markle: La princesse de cœur d’Harry

Publié le 30 octobre 2017

Harry a reconnu son âme sœur en cette comédienne aussi belle que rebelle.

Longtemps, Harry s’est senti mal aimé par la vie. Et sans doute l’a-t-il réellement été, avec la tragique disparition de sa mère, Lady Diana, quand il n’avait que 12 ans. Longtemps aussi, le jeune homme a semblé grandir dans l’ombre de son grand frère, de deux ans son aîné, le beau William, qui faisait tout bien comme il faut, quand il le fallait.

Il aura eu besoin de beaucoup de temps, vingt années en fait, avant de s’avouer et d’avouer au monde à quel point la perte de sa mère chérie avait été pour lui un traumatisme. Ainsi, au grand étonnement de tous, en juillet 2016, il confiait à des journalistes : «La souffrance, il faut mettre des mots dessus. Ce n’est pas un aveu de fragilité. Au contraire : la vraie faiblesse est de ne pas reconnaître son problème et de ne pas tenter de le résoudre.»


Si le prince avait alors sidéré son entourage en sortant ainsi de son silence, ceux qui le connaissent savaient à quoi était dû ce changement d’attitude. Ou plutôt à qui. Car quelques mois plus tôt, en mai 2016, Harry avait fait une rencontre, une de celles qui changent du tout au tout une existence et qui permettent de croire que, finalement, la vie peut être aimante.

Racisme

Certes, et l’on n’en attendait pas moins de la part de ce rebelle, si sa nouvelle compagne a tout pour lui plaire, elle avait aussi, a priori, tout pour inquiéter Elizabeth II : elle est américaine, vient d’un milieu populaire, a trois ans de plus que lui, été mariée puis divorcée…

Celle qui exerce le métier de comédienne et joue, entre autres, le rôle d’une assistante juridique dans la série Suits, avocats sur mesure, n’a en outre pas été gâtée par sa famille. Son demi-frère, 50 ans, a été récemment arrêté après avoir menacé sa compagne avec une arme… Et sa demi-sœur, 52 ans, la traite d’«arriviste», quand ce n’est pas pire…

Voilà, vite brossé, le portrait de Meghan Markle, 36 ans, ravissante brune à la belle chevelure, qui a grandi à Los Angeles, entre dealers et gangsters, près d’un grand centre commercial, dans un quartier où il fallait savoir courir vite. Si son père, chef opérateur sur des séries télé, gagne suffisamment bien sa vie pour l’inscrire dans une école privée, l’enfance de Meghan ne ressemble pas à un conte de fées : Doria, sa mère, est noire.

Et son école privée ne la protège pas du racisme. La petite fille va donc très vite devoir faire face à la bêtise et à la méchanceté. Mais au lieu de se renfermer sur elle-même, elle va se servir de sa rage pour grandir et ne pas s’avouer vaincue face aux injustices.

La preuve ? À 11 ans, une pub télé pour un produit vaisselle la révolte. Elle la trouve sexiste. Ni une ni deux, la gamine écrit à Hillary Clinton (alors première dame) pour protester… Non seulement celle-ci va lui répondre, mais la pub sera modifiée ! Qui dira ensuite que les mots ne peuvent pas changer le monde ? Et niera qu’il faut se battre contre l’injustice ?

Comme lorsque son métissage devient un obstacle pour exercer son métier : «Avec une robe rouge, je passais pour une Latina. En jaune moutarde, pour une Afro-Américaine. Bien sûr j’étais souvent “pas assez noire” pour les rôles de Noires, ou “pas assez blanche” pour les rôles de Blanches”», expliquera-t-elle.

Plus tard, quand Meghan aura réussi, certains responsables de magazines éclairciront son teint artificiellement, pour la faire paraître plus blanche…

Engagement

Cette dure école de la vie la poussera naturellement vers les œuvres humanitaires. Elle devient ainsi ambassadrice de l’association World Vision, qui œuvre pour la misère dans le monde et parraine des enfants, et porte-parole de l’ONU pour la condition féminine. Un engagement qui n’est pas sans rappeler celui de Lady Di…

Sans doute est-ce autant sa magnifique plastique que son formidable mental qui ont séduit Harry. Son histoire aussi, ses combats. Mais en novembre dernier, c’est lui qui s’est transformé en chevalier, révolté que celle qu’il aime soit victime de basses attaques «sexistes et racistes» sur les réseaux sociaux.

Il fait alors publier un long communiqué sur le compte Twitter du palais, expliquant qu’il est inquiet pour sa sécurité, et demande la fin de cet acharnement. Une façon explicite d’officialiser sa relation amoureuse.

Et le 23 septembre dernier, le couple apparaît pour la première fois ensemble, lors des Invictus Games (Jeux paralympiques pour les militaires blessés au combat), à Toronto. «Nous sommes deux personnes très heureuses et qui s’aiment.»

C’est avec ces mots que la belle Meghan vient de parler de sa relation avec Harry, dans l’édition américaine de Vanity Fair. Deviendra-t-elle princesse, en se mariant avec Harry ? Ce qui est sûr, et ce qui semble lui importer plus que tout, c’est qu’elle est devenue la princesse de son cœur.

Laurence PARIS

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