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Michael Jackson : Bien avant de mourir, il avait déjà quitté ce monde !

Publié le 23 juin 2016

La vie de Michael Jackson s’est arrêtée sous les coups de ceinturon de son père, entre deux concerts donnés dans des boîtes glauques. Il avait 6 ans. On lui a volé son enfance, moqué sa négritude, on l’a privé d’amour, d’amis, d’humanité… Alors il s’est retranché dans un monde imaginaire peuplé de jouets et d’enfants, Neverland.

Le 7 juillet 2009, un long cortège de limousines noires parti d’Encino, un faubourg du nord-ouest de Los Angeles, se dirige vers le cimetière de Forest Lawn. Le convoi est escorté par des motards et des voitures de police. Pour faciliter son passage, des dizaines de kilomètres de routes et d’autoroutes ont été fermées à la circulation. Ce n’est pas un chef d’État que l’on mène à sa dernière demeure, mais Michael Jackson, mort d’une crise cardiaque douze jours plus tôt, le 25 juin.

Il n’avait que 50 ans et pourtant, il aura vécu mille et une vies. Personne n’a été maître de son art comme il l’a été. Il n’a pas d’alter ego, pas même de challenger, tout au plus quelques imitateurs maladroits. Il aura connu une gloire planétaire, mais aussi l’opprobre, les procès, le déshonneur, l’acharnement de la presse, les amours impossibles, une solitude effroyable, des accès de mégalomanie entrecoupés de périodes de totale régression. Depuis des années, il vivait reclus. Bien avant de mourir, l’artiste avait déjà quitté ce monde, où il ne faisait plus que de rares apparitions, lors de ses concerts.

Seul à en crever

En 1982, Michael Jackson est un des hommes les plus célèbres et les plus riches du monde. Son album Thriller a dépassé les 50 millions d’exemplaires vendus. Le clip du morceau titre, 14 minutes de délire zombie filmées par John Landis, a révélé ses qualités de danseur hors norme. Son moonwalk, ce pas glissé, devient sa marque de fabrique. À 24 ans, il est au sommet de sa carrière : Pepsi sponsorise ses concerts, il fait de la pub pour Sony et Suzuki, il est invité à la Maison Blanche par le président Reagan.

À cette époque, on sait très peu de choses de la vie privée de Michael. D’autant moins que, depuis toujours, il vit à l’écart du monde, ne parle pas aux journalistes et ne sort que pour donner des concerts ou participer à des émissions de télévision. Mais ce qui frappe, c’est que, dès qu’il quitte la scène, l’interprète habité redevient un jeune homme silencieux et timide.

Robert Hilburn, du Los Angeles Times, se souvient de l’avoir interviewé en 1981 : « C’est certainement la personne la plus fragile et la plus solitaire que j’ai rencontrée. Quand je lui ai demandé pourquoi, à 23 ans, il vivait encore chez ses parents, il a répondu : “Je crois que si j’étais indépendant, j’en mourrais. Même chez moi, entouré de ma famille, je me sens seul. Quand je suis dans ma chambre, je me mets à pleurer. C’est si difficile de se faire des amis. Et même avec mes parents, il y a des tas de choses dont je n’ose pas parler. Alors, parfois, le soir, je vais faire un tour à pied dans mon quartier, dans l’espoir de trouver quelqu’un à qui parler, mais je finis toujours par rentrer seul”. »

https://www.youtube.com/watch?v=dsUXAEzaC3Q

Ce malaise ne date pas d’hier. Depuis toujours, Michael, qui passe pourtant pour le plus mignon de la fratrie Jackson, se trouve laid, déteste son nez trop large et estime sa peau trop noire. À 25 ans, il s’est déjà fait refaire le nez trois fois. Depuis le début des années 80, on a noté que son teint était plus clair. La rumeur voudrait qu’il se fasse blanchir la peau. Lui justifie cet « éclaircissement » en affirmant qu’il souffre de vitiligo et d’un lupus, des maladies qui rendent sa peau vulnérable à la lumière du soleil. En réalité, c’est l’inverse : c’est à force d’avoir voulu modifier sa couleur de peau qu’il a contracté ces maladies. Déjà, sur la pochette de Thriller, son visage paraît pâle, son nez est plus fin et plus droit. Peu à peu, des photos inquiétantes montrent son visage marbré et son nez qui semble avoir été dévoré. Pour se protéger des méfaits du soleil, mais surtout du regard des autres, Michael n’apparaît plus en public que le visage dissimulé sous un foulard ou un masque de chirurgien, ou bien maquillé à l’extrême : épaisse couche de fond de teint, mascara, faux cils.

Neverland : un monde parallèle

Ses maladies de peau et les séquelles de la chirurgie esthétique le font souffrir et Michael est devenu accro aux antidouleurs que des médecins complaisants lui fournissent sans réelle surveillance médicale. Et, pour ne rien arranger, afin de conserver une « silhouette de danseur », il s’impose des régimes draconiens, à la limite de l’anorexie.

Fragile, inquiet, paranoïaque, l’artiste ne sait pas ce que vivre normalement veut dire. Il ne connaît que la maison d’Encino où il ne voit que sa famille et les domestiques, les longues limousines aux vitres noires, le bataillon de gardes du corps. Et quand il va faire du shopping, on vire les clients et on ferme le magasin pour qu’il ne soit pas dérangé. Cette vie irréelle a fini par peser sur le mental du chanteur, qui entame une longue régression. Faute d’infos, les journalistes se ruent sur les rumeurs. On lui prête des lubies morbides : il aurait tenté de racheter le squelette de Joseph Merrick (alias Elephant Man). C’est faux, mais comme Michael laisse dire, il devient la proie des tabloïds. Il est décrit au mieux comme un extraterrestre, au pire comme un doux dingue. Sa relation avec son chimpanzé Bubbles fait les délices des journaux : on apprend que l’animal partage la chambre de Michael (il dort dans un berceau), sa table et ses toilettes. Michael est rebaptisé « Wacko Jacko » (Jacko le barjot).

En 1987, la star achète quelques dizaines d’hectares à Santa Ynez, au nord de Los Angeles, et y a fait bâtir le ranch de Neverland, qui lui coûte 20 millions de dollars. Pour ce fan de l’univers Disney, Neverland, c’est à la fois l’ultime refuge loin du monde « normal » et la réalisation d’un rêve d’enfant : on y trouve un parc d’attractions avec manèges et grande roue, un cinéma, une ménagerie, des petits trains, des autos tamponneuses, un grand huit… Neverland, c’est l’incarnation de l’immaturité de Michael. Ce n’est pas un hasard s’il a baptisé son ranch du nom de l’île de Peter Pan, ce pays imaginaire où ne vivent que des enfants qui ne grandissent jamais.

https://www.youtube.com/watch?v=oRdxUFDoQe0

Ce lieu mystérieux, où peu de gens peuvent pénétrer, est le rendez-vous des fans les plus décidés, ceux qui peuvent rester jour et nuit devant l’entrée dans l’espoir d’apercevoir leur idole. Le personnel a l’autorisation de laisser entrer quelques-uns des ados qui font le siège devant le portail. Il faut préciser que Neverland est coupé en deux. Si le parc d’attractions est accessible à tous, une grande partie du bâtiment est strictement réservée à Michael : le studio d’enregistrement, son bureau et surtout sa chambre, où l’on ne peut pénétrer qu’en composant un code. Dans ce territoire privé, Michael vit à sa façon, c’est-à-dire comme un pré-ado. Quand Bambi ne fait pas de musique, il s’occupe avec ses trains électriques, ses jeux vidéo et des tonnes de jouets venus d’un magasin Toys“R”Us voisin, qu’il dévalise régulièrement.

Pourtant, on raconte qu’il invite régulièrement dans sa chambre de jeunes adolescents avec qui Wacko Jacko s’adonnerait à des jeux moins innocents. Le scandale va éclater en 1993. Jordan Chandler, 13 ans, un habitué de Neverland, affirme que Michael l’a violé. L’affaire est portée en justice, mais les témoignages se contredisent. La défense a notamment produit une conversation téléphonique du père de Jordan qui accrédite l’idée d’une tentative d’extorsion de fonds. Pourtant, le mal est fait : le soupçon de pédophilie plane sur le chanteur. Et même si la parole de Jordan Chandler est mise en doute, il reste des indices troublants. Lors des perquisitions effectuées à Neverland, la police a trouvé des photos de jeunes ados nus dans la chambre de Michael. Plus accablant, Jordan aurait donné une description des organes sexuels de la star et de certains détails que seule une grande intimité pouvait révéler. Certains affirment que le musicien a été sauvé par sa fortune et qu’il a acheté la famille Chandler avec une énorme somme d’argent (on parlera alors de 20 millions de dollars). La justice tranche en faveur de l’innocence de la star.

https://www.youtube.com/watch?v=sOnqjkJTMaA

Une famille fantôme

Un événement imprévu va apporter un peu de répit au King of Pop. En mai 1994, il épouse Lisa Marie Presley, la fille de l’autre King. La cérémonie a eu lieu dans le plus grand secret, en République dominicaine. Le mariage n’est révélé que deux mois plus tard. Pour la presse, cette union qui tombe à pic est une farce, uniquement destinée à détourner l’attention du public et à redorer l’image de Michael. D’ailleurs, deux ans plus tard, le divorce est prononcé. Le chanteur va alors s’atteler à la réalisation de son autre rêve : avoir des enfants.

Au cours des années 1980, il est devenu très proche d’une des infirmières de son chirurgien esthétique, une certaine Debbie Rowe. Il en a fait sa confidente. À l’automne 1996 (peu de temps après le divorce de Michael), la presse révèle que Debbie Rowe est enceinte de la star. Certes, on est loin de la grande histoire d’amour : il s’agirait en fait d’un deal entre la star et l’infirmière. Debbie, dont il faut bien reconnaître qu’elle n’est guère séduisante, est juste une mère porteuse ; on apprendra plus tard qu’elle a reçu plusieurs millions de dollars pour renoncer à ses droits de génitrice. Michael et elle ne vivront jamais ensemble, mais ils vont quand même, sur l’insistance de la mère de l’artiste, se marier le 13 novembre 1996.

https://www.youtube.com/watch?v=F2AitTPI5U0

Bientôt, la famille fantôme s’agrandit. Michael Joseph Jackson Jr, alias Prince Michael, naît le 13 février 1997. Il sera élevé à Neverland par une douzaine de nurses, mais Debbie ne croisera son fils qu’une seule fois, à l’occasion d’une séance photo… Neuf mois plus tard, l’infirmière annonce qu’elle est à nouveau enceinte de Michael. Cette fois, c’est une fille. Elle naît le 3 avril 1998 et s’appelle Paris (car elle aurait été conçue non loin de la tour Eiffel…).

En 1999, Michael décide de mettre un terme à la mascarade. Le faux couple divorce, et le Roi de la pop, reconnaissant, offre à Debbie Rowe une dizaine de millions de dollars de compensation pour services rendus. Le 21 février 2002, Prince et Paris verront arriver un petit frère, Prince Michael II, surnommé « Blanket ». Cette fois, Michael a opté pour la transparence : il reconnaît d’emblée que la fécondation a eu lieu par insémination artificielle et affirme ne jamais avoir rencontré la mère.

Un “french kiss” à sa fiancée

Joanna Thomae, une jeune fan française de la star, a décrit, dans un livre paru en novembre 2015 (Tout près de Michael, éditions du Moment), la vie à Neverland, où elle a séjourné plusieurs fois à partir de l’été 2002 : « Un endroit magique, angélique, rempli de statues et de fées. Michael se trouve là, accompagné de ses enfants, qui nagent dans la piscine. On l’entrevoit à peine… La visite continue : les jeux vidéo, le cinéma, les manèges, le trampoline, la gare, le petit train, le zoo, ça ne s’arrête plus… On a même le droit de visionner des films de Michael dans sa salle de cinéma. Il y a des bonbons et du pop-corn à profusion. J’en ai 19, mais je crois bien que ce jour-là, je retrouve mes 6 ans. »

https://www.youtube.com/watch?v=Zi0RpNSELas

Six ans, c’est l’âge auquel le petit Michael s’est trouvé privé d’enfance. En 1964, avec quatre de ses frères, il fait partie des Jackson Five. C’est Joe, son père, qui dirige tout ça d’une main de fer. On répète quatre heures par jour, les week-ends sont consacrés aux concerts, il n’est pas question de rigoler. Joe veut que ses fils réussissent là où lui-même et son groupe de R&B a échoué, et il n’hésite pas à corriger ce petit monde à coups de ceinturon. Michael, qui a tendance à se rebeller, est celui qui dérouille le plus. Sans compter que, question éducation, Joe Jackson ne se pose guère de questions : il n’hésite pas à faire jouer ses fils dans des boîtes de strip-tease ! Michael se souvient que, alors qu’il n’avait pas 10 ans, il a vu, depuis les coulisses, une certaine Mary Rose qui « enlevait ses vêtements et sa petite culotte et les lançait au public. Les hommes les attrapaient, les reniflaient et se mettaient à hurler. Mon père se fichait bien que mes frères et moi puissions assister à un tel spectacle ».

Alors, à Neverland, Michael se rattrape. Même s’il travaille beaucoup, il pratique l’art du farniente ado à la perfection. Il adore traîner toute la journée en pyjama, se gave de glaces italiennes, ne lâche pas sa console… « S’il décide de dormir pendant deux jours, son entourage doit attendre qu’il réapparaisse, raconte Joanna Thomae. Pour monter dans sa chambre, il faut emprunter un escalier très étroit. Sur chaque marche est posé un troll. Sa chambre est assez petite, encombrée par des piles et des piles de DVD. Au-dessus du lit, un rétroprojecteur, avec un écran au pied du lit. Ensuite, il y a plusieurs pièces qui communiquent les unes avec les autres, dont cette fameuse chambre aux poupées, remplies de poupées de porcelaine. Je vois une autre pièce avec un train électrique et des jouets d’enfant. »

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Bien sûr, il faut se souvenir qu’à cette époque, ses enfants (Prince Michael Ier et Paris) vivent avec lui, et que tous ces jouets ne sont pas à l’usage exclusif du King of Pop, mais quand même, il aime ça. « On joue avec lui dans le Toys“R”Us, on partage vraiment des moments incroyables, note Joanna. Michael fait du vélo dans le magasin, il s’amuse avec des poupées, il court dans tous les sens. »

Blanchi

On est alors en 2003, et ce Michael qui « court dans tous les sens » vient d’avoir 45 ans ! C’est aussi l’année où il doit affronter un nouveau scandale sexuel. Cette fois encore, il est accusé d’avoir violé un garçon de 13 ans. Après cinq mois de procès, sa bonne foi sera reconnue et il est acquitté. Joanna va faire indirectement les frais de ce scandale. Lors d’un de ces séjours à Neverland, elle a subi les attentions de Michael. D’abord, il l’a gratifiée d’un french kiss, « à deux reprises, avec la langue », sous les acclamations des cousins du chanteur qui le congratulent en criant « You dit it ! finally you did it ! » (Ça y est, tu l’as fait, enfin !). Le lendemain, le musicien va se montrer plus pressant. « C’est la première fois que je suis complètement seule avec lui, raconte Joanna. Il me passe un pyjama de Mickey pour que je sois plus à l’aise… On s’installe dans son lit, Michael reste collé à moi, il me fait des massages à la tête… On est vraiment collés l’un à l’autre. » Mais les choses n’iront pas plus loin.

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En janvier 2004, alors que le procès de Michael doit débuter, Joanna revient en Californie. Dès l’aéroport, elle est accueillie par les paparazzis. Un mois plus tard, elle découvre qu’elle est en couverture de Globe, un tabloïd américain, sous l’accroche : « La petite amie de Jacko. Ce qu’ils ont fait au lit. » Apparemment, c’est un certain Majestic, un proche de l’artiste, qui a vendu les photos et l’histoire à Globe. En réalité, il semble que Joanna ait été manipulée : « Avec le recul, dit-elle, je comprendrai que si Majestic, qui est un peu le bras armé des parents de Michael, m’a autant poussée, c’est aussi que mon irruption dans le paysage, en plein procès pour supposée pédophilie, est du pain bénit pour le clan. »

https://www.youtube.com/watch?v=h_D3VFfhvs4

Même si Jackson ressort totalement blanchi du tribunal à l’été 2005, le procès l’a ébranlé, d’autant plus que son aura musicale est devenue inexistante, que ses affaires vont mal et que sa santé est chancelante. Il dépense 35 millions de dollars par an alors qu’il n’en gagne guère plus de 12. Il est couvert de dettes. En 2006, Neverland est fermé, pour être vendu. On raconte que le King of Pop songe à se suicider. Pour échapper à la pression, il décide de s’exiler à Bahreïn et disparaît des radars, se contentant de faire paraître régulièrement des compilations qui lui permettent de maintenir son train de vie.

Au printemps 2009, alors que tout le monde l’estime fini, Michael annonce qu’il va faire ses adieux à la scène en donnant 50 concerts à Londres, entre juillet 2009 et mars 2010. Il s’installe avec musiciens et danseurs au Staples Center, une salle omnisports de Los Angeles, pour commencer à répéter son show. Ceux qui travaillent avec lui le disent très déterminé et assurent qu’il n’a rien perdu de son génie musical. Ces adieux s’annoncent comme une renaissance.

Le 25 juin 2009, l’artiste, qui a passé la journée au Staples Centers, souffre d’une légère laryngite qui l’empêche de chanter. Il décide de rentrer chez lui pour se reposer. Le lendemain matin, son médecin personnel, le Dr Conrad Murray, ne le voyant pas émerger alors qu’il est midi passé, décide d’aller le réveiller. Le médecin frappe à la porte de la chambre : pas de réponse. Il entre et aperçoit Michael étendu sur son lit, immobile. Quand il s’approche, il constate que le chanteur est inconscient : il ne respire plus et son pouls est à peine perceptible. Murray pratique en vain un long massage cardiaque puis appelle les secours. Quand Michael arrive à l’hôpital Ronald-Reagan de Los Angeles, son cœur bat encore très faiblement, mais il ne pourra être réanimé. À 14 h 26, il est déclaré mort. Cause officielle du décès : crise cardiaque. La nouvelle bouleverse le monde entier. L’Internet frôle la panne générale. Google croit à une attaque de pirates, Twitter et Wikipédia ne répondent plus.

Les obsèques de Michael ont lieu douze jours après, le 7 juillet. Après une célébration privée pour la famille, un hommage est organisé au Staples Center. 30 millions d’Américains suivent la cérémonie retransmise en direct à la télévision. Stevie Wonder, Lionel Richie, Mariah Carey, entre autres, lui font leurs adieux en chansons. De toutes les paroles prononcées ce jour, le monde retiendra celles de Paris, alors âgée de 11 ans, qui déclare, la voix noyée de larmes : « Depuis ma naissance, papa a été le meilleur père qu’on puisse imaginer… Je voulais juste lui dire combien je l’aime. »

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Quelques mois plus tard, on apprendra que la mort Michael est due à l’incompétence du Dr Conrad Murray. Le médecin légiste révèle qu’au moment de sa mort, Jackson avait absorbé de nombreux médicaments, afin de lutter contre l’insomnie qui faisait de sa vie un enfer. Murray lui avait notamment administré du propofol (un anesthésique), du lorazepam et du midazolam (deux anxiolytiques). Ce cocktail lui aura été fatal. La mort accidentelle est requalifiée en homicide involontaire et Murray est condamné à quatre ans de prison ferme. Jusqu’à la fin, le sort se sera acharné sur Michael Jackson.

Jacques COLIN

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