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Michel Boujenah : Son soutien à Emmanuel Macron

Publié le 18 février 2019

Si l’humoriste dit « comprendre » les protestataires, Michel Boujenah n’en est pas moins persuadé que ce n’est pas la faute du Président de la République.

Ce « n’est pas Macron » le responsable de la grogne des Gilets Jaunes selon Michel Boujenah. Après la sortie remarquée de François Berléand qui confiait que « depuis le début, ils [le] font chier les gilets jaunes » sur RTL la semaine dernière, c’est au tour du réalisateur de « Trois hommes et un couffin » de donner son avis sur la question.

Invité au « Journal Inattendu » de Vincent Parizot, l’homme de 66 ans n’a pas tourné autour du pot : « J’ai vu la déclaration de mon camarade, François Berléand. Et je peux comprendre cette déclaration-là… ». Et de tempérer : « En même temps, il y a des gens qui souffrent, c’est concret. Qu'est-ce qu'on s'attendait, à ce que ces gens crèvent sans rien dire ? ».

S’il affirme « comprendre » la colère des gilets jaunes, l’humoriste est, cependant, persuadé que le Président de la République n’en est pas le responsable – contrairement à ce que semble affirmer les slogans entendus sur les ronds-points. « On sait depuis des années qu'il y a 7 millions de gens en France qui vivent avec moins de 700 euros par mois. […] On a fabriqué ce mouvement, le pouvoir l'a fabriqué, depuis très longtemps », a-t-il affirmé.


Aujourd’hui, le réalisateur a d’ailleurs eu à cœur de transmettre un message aux protestataires : « On ne peut pas foutre en l'air les institutions. Si on fout en l'air les institutions, on va rentrer dans un régime fasciste ». Et d’ajouter pour ceux qui comparent la France à une dictature : « Je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. On vit dans une démocratie extraordinaire. Allons faire un petit voyage en Corée du Nord, on va voir la différence. »

Marqué à gauche, celui qui a soutenu la candidature de Ségolène Royal en 2007 a toujours eu à cœur de commenter l’actualité. Lors du mandat de François Hollande, ce dernier n’avait d’ailleurs pas hésité à qualifier Valérie Trierweiler – qui venait de sortir le livre « Merci pour ce moment » - de « folle ». Une sortie qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre…

Julia NEUVILLE

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