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Michel Bussi : "La réincarnation est souvent liée à une mort violente..."

Publié le 3 avril 2021

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L'auteur “Du temps est assassin”, Michel Bussi, revient en force avec un polar fantastique auvergnat autour de la réincarnation. À moins qu'il ne brouille encore les pistes ? Mystères et croyances autour de l'enfance… jusqu'au bout du suspens.

France Dimanche : Après Jacques Brel, Véronique Sanson ou Charlélie Couture, vous empruntez votre titre à une chanson de Jean-Jacques Goldman, vous êtes un vrai fan de variétés françaises ?

Michel Bussi : C'est vrai ! Même si au début, avec Un avion sans elle, ce n'était qu'un clin d'œil qui s'est transformé par la suite en marque de fabrique. En général, le titre vient à peu près en même temps que l'idée de l'intrigue et cela résume bien l'histoire…


FD : Justement, comment pourriez-vous résumer celle-ci ?

MB : Il s'agit d'une mère, médecin célibataire, qui élevait seule Esteban, son enfant disparu le jour de ses 10 ans. Or dix ans plus tard, sur cette même plage de Saint-Jean-de-Luz, elle croise Tom, un gamin du même âge et jumeau parfait du sien ! Elle se persuade alors que c'est Esteban qui est revenu en se réincarnant, sauf qu'il aurait 20 ans à ce moment-là… Elle enquête alors sur Tom, jusqu'à s'installer dans son petit village auvergnat afin de l'espionner…

FD : Les relations maternelles compliquées avec des disparitions à la clé reviennent souvent dans vos romans…

MB : Oui, à chacun ses obsessions ! C'est vrai que les relations filiales associées à un crime et donc au suspens donnent un surcroît d'émotion. Plus qu'avec un « simple » tueur en série à mon avis.

FD : Le concept de réincarnation est aussi un bon sujet de polar !

MB : Oui, c'était l'idée de départ avec un enfant naissant au moment où le premier, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, a disparu. Une intrigue en soi et un thème romanesque avec ces marques de naissance et autres phobies similaires, par exemple. J'ai découvert aussi que la réincarnation est souvent liée à une mort violente et à un traumatisme. Idéal donc pour un roman policier !

FD : Vous y croyez à la réincarnation ?

MB : Non. Au-delà de l'aspect religieux, ce thème m'a intéressé et peut poser questions. Mais on a aucune preuve. L'idée n'était pas non plus d'être dans la réincarnation pure mais de traiter des traces que l'on peut laisser…

FD : L'Auvergne est aussi une région propice au mystère…

MB : Oui, avec ces paysages de volcans. J'avais besoin aussi d'un grand lac, beau et inquiétant, propice à la noyade, pour dresser un parallèle avec le début au Pays basque.

FD : Avec un tel suspens et cette galerie de personnages dits secondaires, aussi typiques et sympathiques que mystérieux, on imagine très bien ce presque huis clos adapté à l'écran…

MB : Vous imaginez bien car une adaptation est déjà signée pour le petit écran. Depuis Le temps est assassin, je suis abonné aux séries !

FD : Vous participerez à cette adaptation ?

MB : Uniquement dans les grandes lignes. J'aurai un œil sur la « bible » : le respect de l'intrigue et des grandes étapes, mais je n'aurai pas le temps de rentrer dans les détails…

FD : Parce que vous êtes déjà sur un nouveau roman ?

MB : Oui, j'écris tous les jours de toute façon ! En pointillé en ce moment, entre deux promotions…

FD : Il est indiqué à la fin du livre que 10 % des droits d'auteur sont reversés au Secours populaire, c'est un joli geste !

MB : C'était déjà le cas sur le précédent. J'essaie juste, à mon niveau, de faire ma part et d'aider cette grande association du Secours populaire, notamment dans ma région, en Seine-Maritime…

Yves QUITTÉ

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