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Michel Cymes : Accusé de mettre des vies en péril !

Publié le 30 juin 2017

Avec son émission  Le test qui sauve, diffusée le 6 juin 2017 sur France 2, Michel Cymes, le médecin préféré des Français, se voit reprocher d’avoir mis des vies humaines en danger !

Ce n’est pas parce que la santé est un sujet sérieux qu’on ne peut pas en rire ! C’est en tout cas l’avis de Michel Cymes et l’un des secrets de son succès… L’autre étant sans doute sa capacité de travail hors du commun qui lui permet d’être sur tous les fronts en même temps : animateur télé, chroniqueur radio, auteur d’ouvrages de vulgarisation de la médecine, qui sont tous des best-sellers, et bientôt comédien, puisqu’il doit prochainement tourner dans Meurtre à…, sur France 3.

Et les gens en redemandent ! Depuis deux ans, le toubib le plus drôle du PAF apparaît dans de nombreux sondages en tête des personnalités préférées des Français. Néanmoins, le docteur ne fait pas tout à fait l’unanimité. Certains, notamment parmi ses pairs, sont en effet agacés pour ne pas dire hérissés par quelques-unes des initiatives de leur très populaire collègue.

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Ainsi, en 2011, Michel Cymes, à l’origine de la campagne « Ne passez pas à un doigt du diagnostic ! », visant à promouvoir le dépistage du cancer de la prostate, se faisait « allumer » par un certain Dr Dupagne. Pour ce dernier, le dépistage serait, dans certains cas, plus dangereux que le cancer lui-même… Il n’avait d’ailleurs pas hésité à écrire que son illustre confrère faisait « un doigt d’honneur à la science ».

Une accusation que Michel Cymes avait balayée d’un revers de manche. Car pour lui, le but était atteint, comme il le confiait dans Le Monde : « Je savais que cela ferait polémique, tant mieux si le débat s’ouvre. »

Émanations

De fait, la polémique avait fini par s’étouffer… Mais il suffit parfois d’un simple courant d’air pour ranimer des braises, et l’animateur vient d’en faire l’amère expérience. Depuis le 6 juin, il est en effet l’objet de graves, très graves accusations. Lui dont les neurones sont « estampillés médecin », comme il l’affirmait récemment dans Gala, lui qui, depuis plus de trois décennies, s’applique à soulager les souffrances de ses patients, est aujourd’hui accusé d’avoir mis des vies humaines en danger ! Et cette fois, l’attaque ne vient pas de ses pairs.

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Elle n’a donc rien à voir avec une quelconque jalousie ni avec une guerre de clans entre pro et anti… Car celui qui a pris la parole pour fustiger les pratiques du Dr Cymes est à la tête d’une organisation respectée et reconnue par tous comme étant de sécurité public : les sapeurs-pompiers ! Mais qu’a donc bien pu faire Michel Cymes pour s’attirer les foudres des soldats du feu ?

En cette soirée du 6 juin 2017, il présentait au côté d’Adriana Karembeu Le test qui sauve, sur France 2. L’objectif de l’émission ? Permettre aux téléspectateurs d’évaluer leurs capacités à adopter les bons réflexes en situation d’urgence : feu, accident domestique, noyade, arrêt cardiaque… Une idée louable à l’approche de l’été, où, l’esprit en vacances, nous sommes moins vigilants que le restant de l’année. Pour illustrer et donner plus de force à leurs propos, les deux présentateurs n’avaient d’ailleurs pas hésité à se mettre eux-mêmes « en situation ». Et ce n’était pas du cinéma !

Guéguerre

L’animateur n’est en effet pas près d’oublier son baptême du feu au centre de formation incendie du Fort de Domont, dans le Val-d’Oise. Protégé par l’uniforme d’intervention des pompiers, Michel a dû traverser une pièce et un couloir en flammes, affrontant une température de plus de 1.000 degrés et d’épaisses fumées noires. « Pendant deux jours, à chaque fois que je me mouchais, j’avais l’impression de moucher du charbon », a-t-il confié.

C’est, entre autres, sur ce point qu’Éric Faure, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a réagi ! Le lendemain de la diffusion de l’émission, il postait sur Twitter ce message incendiaire : « Conduites dangereuses, mise en danger… Je suis scandalisé par les images sur le risque incendie diffusées hier dans 
Le test qui sauve. » Comme il s’en est expliqué par la suite, ce qui a choqué Faure, c’est que l’animateur, soumis à des émanations toxiques, ne porte pas de masque respiratoire. Mais ce n’est pas tout !

Dans une autre séquence, on voyait Adriana Karembeu assister à un accident hélas fréquent : une friteuse prenant feu. Au côté de la présentatrice, la directrice adjointe du Fort de Domont, Karine Leconte, exposait aux téléspectateurs les gestes à adopter en pareil cas, à savoir jeter sur les flammes un couvercle en métal ou un linge humide. Un conseil a priori sensé. Sauf que pour Éric Faure, le premier et l’unique chose à faire en de telles circonstances n’est pas d’essayer d’éteindre le feu, ce qui peut être risqué, mais de prévenir les pompiers !

Enfin, ce qui a achevé de faire sortir le président de la FNSPF de ses gonds, c’est que la production de l’émission ait fait appel à des professionnels appartenant à une société privée, et non au service public… Contacté quelques heures plus tard par Le Figaro, David Gonne, producteur artistique de l’émission, a mis les choses au point.

Primo, l’animateur portait bien autour du cou un masque respiratoire, qu’il n’a pas utilisé parce qu’il n’aurait pu, sinon, s’adresser aux téléspectateurs. Secundo, un feu de friteuse doit, dans la mesure du possible, être étouffé, afin d’éviter qu’il se propage. Et tertio, le centre du Fort de Domont est un organisme parfaitement en mesure de répondre au cahier des charges de la production puisqu’il est agréé par le 
ministère du Travail ! Notre docteur, lui, a pris un plus de temps pour poser son diagnostic.

Le 13 juin, il répondait, via son blog, aux violentes attaques visant cette émission qui lui tenait tant à cœur : « Si on a bien permis à près de 2 millions et demi de téléspectateurs d’apprendre les rudiments du secourisme, mais surtout si l’on a réussi à les motiver pour qu’ils aillent se former auprès des organismes de secours […] on se retrouve pris au milieu d’une guéguerre du secourisme. 
[…] La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France… ce n’est pas LES pompiers de France. D’ailleurs, les sapeurs-pompiers de Paris ne comprennent pas ce qu’on nous reproche et ont adoré l’émission… et l’ont fait savoir. »

L’animateur Michel Cymes se serait sans doute bien passé de cette nouvelle polémique, mais il sait aussi que tous ceux qui ont vu Le test qui sauve sont désormais capables, en quelques gestes, d’éviter l’irréparable. Et ça, ça n’a pas de prix.

Lili Chablis

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