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Michel Cymes : Drogué aux amphétamines !

Publié le 5 novembre 2018

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Michel Cymes, le docteur médiatique semblait au-dessus de tout soupçon mais l’homme vient de divulguer son addiction aux paradis artificiels.

À 61 ans, qu’il a fêtés le 14 mai dernier, le médecin le plus connu de France affiche une forme physique digne d’un sportif de haut niveau, un dynamisme et une verve qu’on lui envie. Mais comment fait le sémillant Michel Cymes pour mener de front toutes ses activités, sans jamais se départir de son énergie débordante et de son mordant ? 

Bien qu’il ait cessé de présenter le Magazine de la santé sur France 5 lors de cette rentrée, l’auteur d’Hippocrate aux enfers (Stock) continue avec passion de dispenser chaque semaine ses consultations ORL à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris et assure la présentation de diverses émissions, comme Les pouvoirs extraordinaires du corps humain, sur France 2, au côté d’Adriana Karembeu, ou Enquête de santé, sur France 5. Et ce tout en intervenant dans d’autres programmes et en assumant son rôle de père attentif auprès de ses trois enfants, dont le dernier, né de son union avec Nathalie, n’a que 7 ans.
Un surhomme, on vous dit !

Un surhomme ? Pas si sûr… Ce serait même tout le contraire, à en croire ce que ce docteur à l’humour de carabin, comédien à ses heures, vient de confier dans La bande originale, diffusée sur France Inter à 11 heures chaque jour, au micro de son ami Nagui.


Ces propos inquiétants ont de quoi ternir l’excellente réputation de ce défenseur de la bonne hygiène de vie, qui a consacré son existence à soigner les maux de ses congénères. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le docteur Cymes a en effet révélé qu’il était tombé dans l’enfer de la drogue !

Cette révélation choquante risque de plonger la plupart d’entre vous dans une profonde perplexité et même d’ébranler l’excellente opinion que vous pouviez avoir de ce grand professionnel. Car, tout de même, si ce praticien, qui connaît bien les risques liés à la consommation de produits illicites, en prend lui aussi, on ne sait vraiment plus à quel médecin se vouer !

Comment ce spécialiste ayant fait de longues années d’études et exerçant son métier depuis si longtemps, ce père soucieux de la vie de ses enfants, pourrait-il absorber des substances dangereuses, et en plus l’avouer sans vergogne sur une station de radio nationale à une heure de grande écoute ? Vous en conviendrez, cet étonnant aveu ne cadre pas vraiment avec le personnage responsable et engagé que nous connaissons et apprécions.

Mais en réalité, si Michel admet avoir « touché » à ces substances, rassurez-vous, c’est qu’il y a « prescription ». C’était à une époque où, tout jeune étudiant, il n’avait pas encore terminé son cursus : « Je reconnais aujourd’hui que pour préparer l’internat, c’est-à-dire en 6e année de médecine, j’ai pris des amphétamines, parce qu’il fallait que je tienne », a expliqué le chroniqueur. Et d’ajouter : « L’internat, c’est une préparation terrible ! »

Tous ceux qui ont entrepris et terminé ces études longues et difficiles le comprendront aisément : cette fameuse 6e année est une étape exténuante et stressante, qui permet au futur médecin, suivant son classement, de choisir sa spécialité, mais aussi la région où il poursuivra son apprentissage durant les trois ou cinq années suivantes. Ces enjeux de taille peuvent épuiser nerveusement et physiquement les postulants…

Mais si le jeune et innocent Michel Cymes de l’époque a bel et bien eu recours à une aide chimique, il n’avait en fait nullement conscience de la nature de son traitement : « J’ai pris un médicament, a-t-il encore raconté. Je crois que ça s’appelait “l’ordinateur” et j’ai regardé quelques années plus tard ce que c’était, parce que je ne le savais pas. Et c’était des “amphets” ! Donc, tout ça pour pouvoir tenir, oui ! »

Cette anecdote – potentiellement choquante pour nombre d’entre nous – est révélatrice de la dureté de ces études, qui pousse certains étudiants à flirter avec le danger et à adopter des conduites à risques. En tout cas, l’ancien interne, agitateur potache des salles de garde, conscient de sa responsabilité vis-à-vis des auditeurs de France Inter, s’est empressé d’ajouter qu’il ne fallait surtout pas suivre son exemple !

Clara MARGAUX

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