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Michel Cymès : "J'aime travailler avec les femmes !"

Publié le 16 janvier 2021

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Ses initiales sont MC, comme maître de cérémonie de la santé publique. Après le magazine à succès Dr Good, Michel Cymès revient avec 6 cahiers ciblés très agréables à lire et qui font du bien !

France Dimanche : Vous êtes le nouveau « Citizen C », un vrai magnat de l'édition !

Michel Cymes : Disons que je profite des opportunités pour faire passer des messages de santé publique, surtout qu'en ce moment ce n'est pas inutile. C'est l'avantage de la popularité : quand vous avez un projet, il se concrétise assez rapidement.


FD : Qui a eu cette idée du nom de « Dr. Good » ?

MC : Il est issu d'un brainstorming collectif. On voulait un nom positif, très feel good. Difficile donc de faire mieux avec Dr. Good ! qui n'était même pas déposé !

FD  : Sous ce pseudo, vous avez donc commencé par des magazines…

MC : Oui, c'est une idée que nous avions eue avec mon frère et nous en sommes déjà à la troisième saison. C'est une super aventure d'autant qu'on nous a pris pour des fous de vouloir lancer un nouveau titre de presse !

FD : C'est vous qui avez eu l'idée de ces Cahiers ?

MC : Non, c'est une proposition d'éditeur. Cela m'a tout de suite séduit, car chacun y trouve son compte. On a tous des soucis avec le sommeil et/ ou le stress, le tabac, l'arthrose, etc.

FD : À la télé, vous ne travaillez qu'avec des femmes et, là encore, vous êtes bien entouré de co-auteures !

MC : C'est la vitrine, car il y a du monde derrière ! Mais effectivement, il se trouve que ces spécialistes sont des femmes. Tant mieux, car j'adore travailler avec elles ! Marina Carrère d'Encausse, Adriana Karembeu, il y a pire !

FD : Comment intervenez-vous dans la rédaction et le choix des thèmes ?

MC : Comme pour le magazine, j'interviens en amont et je travaille sur le « chemin de fer » avec Stéphane Dellazzeri, le rédacteur en chef. Ensuite, avec son équipe, ils ont carte blanche puis ils me renvoient tous les articles que je relis. De même, aucun annonceur ne passe sans mon accord. Je ne veux pas de publicité limite, afin de garder de la crédibilité.

FD : Après ces six premiers Cahiers, quand vont sortir les suivants ?

MC : Nous avons listé plusieurs thématiques qui seront diffusées chaque trimestre en fonction de la saisonnalité…

FD : Dans ces ouvrages, vous êtes très ouvert à de nombreuses formes de thérapies : psychologie, sophrologie, homéopathie…

MC : Moi aussi j'ai changé. Il y a trente ans, j'étais très faculté de Médecine… Avant, quand un patient me disait qu'il était allé voir un acupuncteur, ça me rendait dingue ! Depuis, avec l'expérience, sachant qu'on apprend la psychologie du patient sur le tas, j'ai compris qu'il ne s'agissait pas de médecines parallèles, mais de médecines complémentaires pratiquées par des gens sérieux, ayant suivi une vraie formation. Je me suis enfin ouvert et je pense être un bien meilleur médecin aujourd'hui, plus humain !

FD  : Quel Cahier vous serait utile personnellement ?

MC : Il faudrait un Cahier sur l'hyperactivité, ou comment remplir des journées qui ne font pas 48 heures !

FD : N'est-ce pas trop usant d'être le médecin le plus connu de France, surtout en période de pandémie.

MC : Je suis lucide, je suis en vitrine. Quand, en matière de santé, les gens ne sont pas contents, je suis le premier à prendre. Mais bon, cela va avec la popularité aussi. J'ai la chance d'avoir l'oreille des Français depuis de très nombreuses années. Le Covid rend tout le monde nerveux et le discours scientifique est difficilement audible. J'en ai pris plein la gueule sans vraiment comprendre pourquoi, car on m'a fait dire des choses que je n'avais pas dites. C'est comme ça quand on est très exposé, il faut l'accepter.

FD : Avez-vous d'autres livres en préparation ?

MC : Dans la tête, oui, mais pour moi c'est compliqué l'accouchement d'un bouquin car je dois m'asseoir déjà ! Me poser me demande un effort considérable. Je suis beaucoup dans la spontanéité, or on n'écrit pas un livre dans la spontanéité.

FD : Vous pourriez écrire un roman n'ayant rien à voir avec la médecine ?

MC : Je n'ai pas le talent de romancier. De même, je ne suis pas un lecteur de romans car je veux apprendre des choses en lisant. En ce moment, en termes d'écriture, je travaille avec des amis sur une pièce de théâtre, autour de la médecine. On se lâche un peu et c'est très jouissif !

FD : Et vous faites l'acteur aussi !

MC : Oui, je viens de terminer un téléfilm pour France 3 dans lequel je joue… un vétérinaire. Même si cela reste proche, c'est difficile quand on tourne une fiction de faire oublier son image publique de médecin. Un vrai travail d'acteur !

• Les Cahiers du Dr. Good !, éd. Solar, 6,90 € chacun.

Yves QUITTÉ

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