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Michel Drucker : Il a choisi sa mort !

Publié le 30 octobre 2018

Plus fringant que jamais, Michel Drucker veut terminer sa vie de façon passionnée.

Une chose est sûre, Michel Drucker ne fait pas son âge : 76 ans. Avec sa ligne impeccable, son cerveau qui tourne à cent à l’heure, on peut comprendre que l’animateur, toujours à l’affût d’un nouveau défi, ne soit pas fan du jeunisme ambiant. Pour lui, il est en effet possible de « vieillir sans devenir vieux », comme l’énonçait son regretté complice, Charles Aznavour.

L’animateur l’explique d’ailleurs dans son nouvel ouvrage, Il faut du temps pour rester jeune (éd. Robert Laffont). C’est d’ailleurs le créateur de La bohème qui l’avait aidé à trouver ce titre. Vivre longtemps oui, mais pas à n’importe quel prix, tel est le message de celui qui livre ses recettes pour nous aider à perdurer, tout en menant une existence agréable. Pour conserver un corps qui permet de se mouvoir toujours en souplesse, Michel conseille de manger sain, et pas trop. Une discipline qu’il observe lui-même depuis son adolescence. Avec un résultat évident, puisqu’aujourd’hui, il pèse le même poids qu’il y a cinquante ans : 71,5 kg !

Le sport est aussi un de ses secrets, entre grandes balades à vélo le week-end et longueurs de piscine sur le dos, sa silhouette reste affûtée.

Malgré ce programme, l’animateur ne se voile pas la face. Un jour, il va mourir. Mais il s’est déjà préparé à cette issue, qu’il souhaite emprunter le plus tard possible. Son humour n’est certes pas pour rien dans la façon tranquille qu’il a d’envisager sa disparition. « Mourir en sortant d’un plateau, ça me va bien, a-t-il confié à nos confrères de Nice Matin. Ou aux commandes d’un avion, ou sur mon vélo, si c’est une mort subite. Je veux terminer ma vie de façon passionnée. Et puis, j’ai choisi de faire comme Raymond Devos dans l’un de ses sketches : j’ai décidé d’arrêter de vieillir il y a dix ans. »

Et ne pensez pas que l’animateur souhaite avoir des adieux grandioses. Toujours le sourire aux lèvres, Michel a expliqué que « si cela devait quand même arriver », il verrait plutôt, à la place des motards qui accompagnaient la dépouille de son grand ami Johnny Hallyday, « des cyclistes et des mamies avec des chiens » !

Retrouvant son sérieux, Drucker estime ne pas avoir un statut pour recevoir des obsèques nationales. « Ce serait grotesque. Je ne suis pas un grand Français comme l’ont été Simone Veil, Jean d’Ormesson, ou Aznavour. Je suis un homme qui a fait de la télévision, mais la télévision ne fabrique pas les stars. Il y a des fausses stars à la télé. »

Qu’il nous permette de ne pas être d’accord avec lui. Sa générosité, les valeurs qu’il défend, sa gentillesse parlent pour lui. Tout ce que nous lui  souhaitons, c’est de rester encore longtemps sur cette terre.
 

Laurence PARIS

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