France Dimanche > Actualités > Michel Drucker : La pire nuit de sa vie !

Actualités

Michel Drucker : La pire nuit de sa vie !

Publié le 9 février 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE Michel Drucker

Claude François et Serge Gainsbourg ont fait vivre un enfer à Michel Drucker…

«Mon père m’avait dit de ne jamais aller en boîte de nuit car on y attrape des pneumonies. » Un conseil que Michel Drucker n’a malheureusement pas suivi…

Bien des décennies après, cette terrible soirée continue de hanter sa mémoire. « Claude [François] m’a dit : « Écoute. Tu arrêtes de rentrer boire ta tisane à 11 heures du soir. Viens. Avec Serge [Gainsbourg], on t’amène en boîte », s’est-il remémoré. Et d’ajouter, catégorique : « C’est la seule fois où j’y suis allé ».

Arrivé devant le mythique club parisien Chez Régine à 21 h 30, ce jeune Calvadosien s’est cassé le nez sur des portes closes. « C’était fermé. J’ai téléphoné [à Claude]. Il me dit : “Mais c’est minuit, une boîte de nuit !” Minuit, c’était trop tard pour moi ! »

Plus enclin aux veillées au coin du feu qu’aux folles soirées de beuverie, Michel Drucker ne pouvait s’empêcher de songer aux plateaux de télévision qui l’attendaient dès les premières lueurs du jour. « Claude François et Gainsbourg se levaient à midi. Moi, à midi, j’avais déjà cinq heures de boulot derrière moi. »


Bravant ses angoisses, l’animateur a patiemment attendu ses amis. Les deux acolytes avaient en effet gardé un atout dans leur manche : « Ils me disaient : “Tu verras, il y aura des canons”. »

Force est de constater que les deux hommes ne lui avaient pas menti : « Ils m’ont présenté des filles sublimes qui ne m’ont rien dit, parce que la nuit, on ne voit rien ! »

Malgré cette galante compagnie, cet hypocondriaque notoire ne pouvait s’abstenir de penser au courant d’air glacé qui lui caressait la nuque…

« J’avais mon col relevé. Je regardais ma montre », s’est-il souvenu. Si les minutes s’égrenaient, le temps semblait figé. 

« À une heure du matin, je comptais les heures qu’il me restait à dormir, je me suis dit, je vais me planter. Je suis donc parti. » Mais pas question de se coucher avant d’avoir dégoté une pharmacie pour soigner son hypothétique maladie et s’être concocté un grog. « Je n’avais qu’une seule peur : avoir attrapé une pneumonie ».

S’il conserve un mauvais souvenir de cette unique nuit en boîte, Michel Drucker, toujours en pleine santé, ne rêve que d’une chose : revivre cet instant hors du temps avec ces deux étoiles qui ont filé trop tôt.

Julia NEUVILLE

À découvrir