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Michel Drucker : Son terrible aveu !

Publié le 6 avril 2020

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© BESTIMAGE Michel Drucker

En pleine guerre face au coronavirus, Michel Drucker s’est vu contraint de révéler ce qu’il taisait depuis des semaines…

En pleine épidémie de Covid-19, le pauvre Michel Drucker, plus qu’un autre encore, s’angoisse pour sa santé et vit l’enfer. Alerté il y a environ deux mois par son frère Jacques, un éminent épidémiologiste, l’animateur a pris conscience de la gravité de la situation alors que l’Europe ne recensait encore que quelques cas : « J’ai su très très tôt qu’il ne fallait pas plaisanter avec ça. Mais on n’a pas mesuré la vitesse de la propagation, c’est une vraie interrogation », a-t-il confié au Midi libre.

Ce grand hypocondriaque devant l’éternel – qui redoute la maladie au point d’avoir deux stéthoscopes installés en permanence sur son bureau ! –, est plongé dans un état d’inquiétude indescriptible. À force de regarder en boucle à la télé les infos qui annoncent chaque jour le nombre de morts toujours plus important en France, son quotidien est devenu un calvaire.

Difficile, en effet, lorsque l’on craint comme lui à ce point de tomber malade, de ne pas sombrer dans la paranoïa. Maux de tête, essoufflements, fièvre et courbatures… depuis le début de la pandémie, Michel serait à l’affût du moindre signe d’alerte qui pourrait s’apparenter aux symptômes du redoutable Covid-19…

À force de se surveiller en permanence, c’est son mental – d’acier normalement – qui commencerait à flancher. Il devrait alors se faire violence pour rationaliser, même si, la plupart du temps, la peur menacerait de reprendre le dessus.

Pourtant, pas plus tard que dimanche dernier, alors qu’un grand soleil inondait la capitale, voir les gens se rassembler pour pique-niquer dans les parcs le cœur léger lui avait fait un bien fou. Peut-être n’y avait-il pas lieu finalement de s’alarmer outre mesure ? Le premier tour des élections municipales qui se déroulait aussi presque normalement permettait de penser que la vie continuait comme avant. Il y avait bien ces gestes barrières à adopter : se tenir à un mètre de distance, éternuer dans son coude ou encore se laver les mains régulièrement, autant de rituels que Michel s’efforçait de respecter et qui semblaient constituer le meilleur rempart face à une éventuelle contagion. Mais c’était tout…


C’est le lendemain que tout a basculé. Ce lundi 16 mars à 20 heures, tout s’est écroulé ! Au cours d’une longue allocution, le président Emmanuel Macron imposait des mesures drastiques sur l’ensemble du territoire pour tenter de contenir l’épidémie en cours. Dès le mardi midi, le confinement était de rigueur dans tout le pays. N’étaient plus autorisées que les sorties jugées indispensables comme faire ses courses. Face à ces nouvelles règles, nombre de citoyens ont quitté précipitamment les grandes villes pour rejoindre qui les campagnes, qui le Sud. Sous le choc, Michel, s’est enfui lui aussi, aussitôt l’intervention d’Emmanuel Macron terminée, pliant bagages à la hâte pour prendre la direction d’Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, où il possède une propriété, la peur au ventre et en priant pour ne pas avoir été contaminé. Lui qui en temps normal au moindre coup de fatigue va se faire examiner, se sentait soudain défaillir.

Ce fils de médecin, qui a été à bonne école, consulterait souvent. Et depuis qu’il a eu la douleur de perdre son frère Jean, décédé d’une crise cardiaque en 2003, il redouble de vigilance, fort de l’adage : « Mieux vaut prévenir que guérir ». 

Mais, retranché dans son mas provençal, loin de tous ces spécialistes qu’il consulte à la moindre alerte, Michel n’aura pas d’autres choix que d’appeler les urgences, tout en sachant que le 15 est en ce moment saturé…

La situation s’annonce donc apocalyptique ! À Paris, cet aréopage de médecins qui le suit depuis des années sait si bien le rassurer, se montrant attentif au moindre de ses « bobos ». S’il sent son cœur s’emballer un peu trop vite, il toque chez son cardiologue afin d’effectuer un électro­cardiogramme. En général, une fois l’examen terminé, il écoute attentivement son médecin, convaincu qu’il va lui annoncer une mauvaise nouvelle. Mais non ! Car bien évidemment ces palpitations intempestives et anodines n’étaient dues qu’au stress.

Une autre fois, pris d’une soudaine difficulté à respirer, il charge son pneumologue d’évaluer son état, qui se révèle fort heureusement sans gravité. Et il y a aussi ce neurologue qu’il consulte régulièrement…

Même si, à l’antenne, il semble d’un calme olympien, cette apparente « zen attitude » lui impose de se contenir durant de longues heures. Aussi, lorsqu’il relâche la pression, c’est tout son système nerveux qui décélère. Quelques respirations profondes plus tard, tout est en général rentré dans l’ordre.

Il y a aussi sa gorge qui lui cause bien du tracas. Mais au moindre enrouement, l’animateur n’hésite pas et prend la direction de l’oto-rhino qui n’y voit rien de suspect… Comme toujours, une fois sorti du cabinet, l’hypocondriaque qui se croyait à l’article de la mort une heure plus tôt, revit !

Désormais exilé dans son mas provençal « après avoir enregistré de justesse mes émissions » comme il vient de le confier, il va lui falloir redoubler de vigilance. À 77 ans, bien conscient d’être davantage exposé au virus, il compte bien ne rien épargner pour lutter contre cet ennemi invisible si effrayant. « Dany et Stéphanie m’obligent à porter tout le temps des gants. Je fais attention. Il faut rester chez soi, même si ce n’est pas facile. Il faut s’armer de patience… » déclarait-il dans C à vous, sur France 5 le 19 mars. « Je me mets en stand-by et je fais très attention, j’ai des gants, j’ai du gel, je prends ma température comme tout le monde et, en plus, je suis hypocondriaque. Je vais faire un peu d’exercice, seul évidemment. » 

Tout en n’oubliant pas de remplir son attestation de déplacement dérogatoire et d’évoluer à moins de 1 km de son domicile, bien entendu…

Valérie EDMOND

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