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Michel Fugain : Frappé par une mort atroce !

Publié le 24 mai 2019

Créatrice des tenues du Big Bazar, cette fidèle de la première heure conservait une place à part dans le cœur de Michel Fugain.

«Ce soir, je suis triste, vraiment très triste », a écrit, sur son compte Facebook, Sanda, la tendre épouse de Michel Fugain depuis près de cinq ans… Au fil d’un long et bouleversant texte en forme d’hommage, la jolie Roumaine de 48 ans, inconsolable, annonce la terrible nouvelle de cette disparition qui frappe de plein fouet le chanteur de 76 ans !

La perte d’un proche est à chaque fois une épreuve dont on se remet avec peine, un malheur dont l’injustice nous cloue littéralement au sol de douleur et nous laisse exsangue. Mais le deuil qui vient de toucher le leader du groupe Pluribus le bouleverse d’autant plus qu’il le replonge dans une époque lointaine, révolue, insouciante et joyeuse, lui rappelant le temps béni de ses débuts. Celui d’« avant », où, avec sa troupe mythique du Big Bazar, ce « chef de gang » à franges et à fleurettes enchantait les scènes de France et de Navarre, gravant à tout jamais dans nos têtes les tubes éternels que l’on connaît…

Et si cette période est sans nul doute une époque heureuse, elle ne saurait lui faire oublier les épreuves qui ont suivi ce passé plein de bonheur et de succès. En effet, vous en souvenez sûrement, peu après la dissolution du groupe, Michel était devenu, en 1979, le papa comblé d’une petite Laurette, et il se croyait alors, comme tous les parents, protégé du pire. Mais la ravissante fillette, qui s’était muée en une superbe jeune femme, lui a été arrachée, emportée par une leucémie, en 2002… Et le temps s’est alors arrêté.

Ce passé douloureux, cette blessure à vif, le compositeur d’Un beau roman préférerait probablement le tenir à distance, non pas l’oublier, non, ce serait impossible, mais le garder quelque part dans son cœur, là où cette épouvantable injustice ne le ferait pas trop souffrir.


Mais aujourd’hui, voilà que la mort frappe à nouveau, et qu’il lui faut se remémorer l’indicible. Car l’amie du couple, qui s’est éteinte il y a peu, et dont Sanda nous dresse un magnifique portrait posthume, n’était autre qu’un membre éminent de la joyeuse bande d’antan, une femme qui en avait créé les costumes de scène colorés et flamboyants, si typiques des années 70 !

« C’était une créatrice, elle s’appelait Annie Ravier et elle nous a quittés hier, a ainsi écrit sur Facebook celle qui préside désormais à la carrière de son homme. Trop tôt : elle avait 76 ans, elle était drôle, super intelligente, découvreuse de talents, et très douée. Annie était cash, honnête, elle ne mâchait pas ses mots, elle a vécu sa vie exactement comme elle l’a voulu, à fond, sans contraintes, sans concession mais avec tant d’amour et tant d’humour… »

Si l’on en croit les mots du cœur de la blonde Sanda, il semble bien que, malgré la fin du Big Bazar, les liens d’amitié qui s’étaient créés entre elle et Michel Fugain n’avaient jamais été rompus. Mieux encore, Annie, restée proche de la star, n’a pas tardé de devenir aussi la complice de son âme sœur.

« Dans mes souvenirs, je la vois toujours souriante, affirme encore Sanda. […] Elle était la seule vraie amie femme de Michel. Nous avons passé ensemble des vacances hors normes, chez nous à L’Île-Rousse, « hors normes » car toujours en janvier ou février, les mois où les Corses préfèrent partir au chaud ou à la montagne. Annie et Roland, son mari, venaient en bateau, ils s’arrêtaient quelques jours chez nous avant de continuer vers l’Italie puis, de nouveau, ils faisaient étape chez nous avant de retourner sur le continent. C’est terrible de se dire qu’on ne la reverra plus. »

Un cri du cœur déchirant doublé d’un épouvantable constat : « Nous avons perdu trop d’amis en si peu de temps, ça suffit », lance celle qui affiche vingt-huit années d’écart avec son mari.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Michel Fugain ne s’est, lui, pas exprimé sur cette mort atroce. Et il est fort possible qu’il garde le silence sur ce nouveau deuil. Star discrète, homme pudique et secret, l’auteur de L’oiseau n’est pas du genre à s’épancher lorsque tout s’écroule autour de lui, préférant, comme il l’avait fait au moment de la disparition de son enfant adorée, s’extraire du monde, s’enfermer seul, dans son studio, pour convoquer la musique, sa seule consolation.

De son côté, la femme que Fugain appelle « son soleil » et dont il affirme qu’elle lui a sauvé la vie, cette femme vibrante de vie et d’amour envoie une tendre pensée à leur chère amie disparue…

« Il est 4 h 20, je m’endors (peut-être) en lui souhaitant un bon voyage à bord de son voilier qui, depuis hier, est en route pour traverser l’immensité de l’univers. Bon voyage mon Annie, je t’aime. »

Clara MARGAUX

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