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Michel Fugain fou amoureux de Sanda !

Publié le 24 octobre 2013

 Pas question de se laisser abattre par la crise ! À 71 ans, Michel Fugain, le créateur du Big Bazar revient sur scène avec une troupe à l'énergie euphorisante. Par ailleurs, Sanda, son nouvel amour, lui a redonné goût à la vie. Pas question de se laisser abattre par la crise ! À 71 ans, Michel Fugain, le créateur du Big Bazar revient sur scène avec une troupe à l'énergie euphorisante. Par ailleurs, Sanda, son nouvel amour, lui a redonné goût à la vie. Pas question de se laisser abattre par la crise ! À 71 ans, Michel Fugain, le créateur du Big Bazar revient sur scène avec une troupe à l'énergie euphorisante. Par ailleurs, Sanda, son nouvel amour, lui a redonné goût à la vie.

Plus de quarante ans après le Big Bazar, Michel Fugain s'offre une seconde jeunesse et retrouve l'esprit de troupe qui lui est cher en se lançant dans une aventure « un peu dingue ! » Avec son Projet Pluribus (Sony Music), l'artiste, entouré de onze musiciens de talent, souhaite ramener « Le spectacle » au coeur du spectacle. Nous l'avons rencontré au restaurant Le Garage, à Boulogne-Billancourt, « parce que ce sont des amis, et qu'ils font les meilleures pizzas du monde ! », nous dit le chanteur.

France Dimanche : Comment est né ce Projet Pluribus ?

Michel Fugain : D'une rencontre avec mon nouveau manager, Alexandre Lacombe, qui m'a dit : « Pour moi, Fugain, c'est du monde en scène, c'est festif ! » J'étais d'autant plus d'accord que notre société n'est vraiment pas gaie en ce moment. Avec la crise, l'esprit d'aventure s'affaiblit, on serre les boulons partout, aucune initiative n'est prise, et je trouve tout ça triste. Voilà pourquoi je suis très fier de participer à un projet aussi fou ! Avec Pierre Bertrand-Cagnes, arrangeur surdoué et saxo génial, comme binôme, c'est fabuleux. On ne se connaissait pas vraiment, et pourtant il a su me bousculer, c'était enthousiasmant et j'ai adoré ça ! On a déjà donné trois concerts et, à chaque fois, les gens sont heureusement surpris. Ce spectacle, c'est une bombe atomique !

F.D. : Préférez-vous finalement être en solo ou en bande ?

M.F. : Mais, on n'est jamais seul ! Le mec qui se dit en solo, il n'a rien compris. Simplement, au lieu d'être avec six musiciens, ce qui était mon cas il y a encore quinze jours, on est douze sur scène. Et je peux vous assurer que le résultat n'est pas le même du tout. Mais que ce soit pour travailler ou pour vivre, j'adore l'esprit de bande. J'ai dû tomber dedans quand j'étais petit. J'aime être avec les autres, je ne suis pas un mec qui vit dans sa tour d'ivoire. La vie, ce n'est pas tout seul ! C'est sûr qu'il existe des influences sociologiques pour essayer de nous isoler, mais il faut résister.

F.D. : Que ce soit vos anciens tubes réorchestrés ou vos dix nouveaux titres, tout ça est très rythmé, très enjoué. Cela reflète- t-il votre état d'esprit actuel ?

M.F. : Totalement ! Je n'ai d'ailleurs jamais perdu cet état d'esprit. Ma petite soeur me faisait remarquer l'autre jour que mes textes parlaient souvent de la mort. Je n'avais jamais fait attention à cela, mais elle a raison. En même temps, la vie, l'amour et la mort ont toujours été les trois sujets communs à toute forme d'art. Le bonheur ne vaut que s'il y a des malheurs. Et la mort donne plus de prix à la vie.

F.D. : À qui adressez-vous le très beau titre La sirène ?

M.F. : À ma blonde, Sanda. Je crois que je n'avais jamais écrit de chanson d'amour pour quelqu'un auparavant. Mais, cette fois, tous les titres qui parlent de tendresse sont adressés à cette femme qui partage mon existence, à qui je dois ma vie actuelle. Elle est ma complice absolue, et plus encore, ma moitié d'ange.

F.D. : Avant de rencontrer Sanda, pensiez-vous pouvoir être à nouveau aussi heureux ?

M.F. : Non ! J'ai été victime d'un accident de la vie [le décès de sa fille Laurette, emportée par une leucémie, ndlr] : pendant trois ans, j'étais comme mort, démoli. J'avais l'impression qu'après m'avoir longtemps cajolé, la vie voulait me faire payer ses caresses. À l'époque, j'ai coulé au fond de l'océan, je n'avais plus envie de rien. Je continuais de faire de la musique, mais sans grand enthousiasme. Et là, soudain, débarque Sanda, ma sirène, qui m'a chopé entre deux eaux et remonté à la surface. Elle m'a fait prendre ma première goulée d'air, en me disant : « Toi, tu es un être de soleil, tu n'as rien à faire au fond de l'eau. » Je l'ai crue et j'ai décidé de la suivre. On est restés amis pendant trois ans, et puis on a craqué. On avait l'impression d'être faits l'un pour l'autre, d'avoir des choses à partager. Et l'on ne s'en prive pas. On a choisi la Corse comme havre de paix. Un proverbe dit : « Pour oublier une douleur, un malheur, traverse une eau... »

F.D. : Quelles relations entretenez-vous avec vos enfants ?

M.F. : Sanda a deux filles. Moi, un garçon et une fille. J'ai souvent dit que mon fils Alexis, 20 ans, était ma cerise sur le gâteau, et c'est vrai. C'est de l'amour pur, incroyable ! Il fait de la musique, mais sans pour autant suivre ma trace. Sa musique, comme je le lui dis souvent, je ne la comprends pas toujours (rires), mais il s'éclate ! C'est un être délicieux, je suis fou de mon fils ! Quant à Marie, elle vit aujourd'hui au Québec, donc on se voit moins souvent, mais elle m'a donné deux petits-fils adorables, Elliot et Sam, pour qui je suis Babou. Elle est toujours comédienne et aussi animatrice sur Chérie 25. Je trouve son émission pas mal du tout d'ailleurs.

F.D. : Vous avez fêté vos 71 ans le 12 mai dernier. Certains, à cet âge-là, songent à s'arrêter. Mais cela ne semble pas être votre cas...

M.F. : Non, je n'en ai aucune envie ! J'aurais arrêté si je m'ennuyais, ce qui n'est absolument pas le cas. Par contre, j'ai l'impression de boucler une boucle. Et faire une dernière ligne droite, parce qu'il ne faut pas rêver non plus, me retrouver avec mes pairs sur scène, c'est un aboutissement, l'apothéose !

Caroline BERGER

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