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Michel Polnareff : Emmanuel Macron est son premier fan !

Publié le 1 janvier 2019

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Michel Polnareff a révélé que le Chef de l’État adorait son répertoire et jouait même ses plus grands succès au piano.

Le 30 novembre 2018 restera une date gravée dans le cœur de tous ceux qui n’osaient plus croire à la sortie du dernier album de « L’Amiral ». Pour entendre les chansons que Michel Polnareff a écrites depuis le précédent, Kâmâ Sutrâ, qui remonte à 1990, ses fans auront dû patienter… vingt-huit ans ! Il en faut de la fidélité et de l’amour, pour garder intacte la passion que l’on éprouve pour un artiste qui reste lointain si longtemps.

Mais voilà qu’aujourd’hui, le dixième disque studio de ce si talentueux chanteur, auteur et compositeur, a enfin vu le jour. Enfin ! C’est d’ailleurs ainsi que Polna a baptisé son dernier bébé, bien conscient qu’il avait pris son temps pour s’exprimer.

Sa sortie avait été annoncée en 2014, avant d’être repoussée en 2015… Ceux qui l’aiment et qui étaient présents à Bercy en mars 2007 – près de trente-cinq ans après qu’il avait quitté la France – se souviennent sûrement que la star avait eu ces mots sur scène : « Je n’ai pas préparé de discours, mais je dirai : Enfin ! »

Cette fois, Michel ne fait pas que le dire. Il a mis ses tripes et son art dans ce dernier opus, enregistré en Californie, un clin d’œil à un disque précédent, datant de 1971, Polnareff’s. En effet, en plus d’une ambiance très voisine, les deux opus contiennent trois titres instrumentaux. Et l’artiste est très heureux du résultat ! « Je ne fais pas des disques pour faire des disques, je fais des disques pour donner le meilleur de moi-même. Je pense avoir réussi avec Enfin ! J’en suis très fier. Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées, des problèmes de santé, ma tournée que j’ai dû interrompre… Plus on attend, plus il faut que j’arrive avec quelque chose que l’on avait raison d’attendre », a-t-il confié dans l’émission spéciale de 20 h 30 le dimanche, diffusée le 2 décembre en duplex depuis Las Vegas, que lui a consacrée Laurent Delahousse.

Bien des morceaux composés par la star ont fini à la poubelle. Il ne reste que l’écume de ce labeur acharné, dont deux titres que l’on avait déjà entendus, mais qui ont été entièrement remaniés : Ophélie flagrant des lits, sorti en 2006, et L’homme en rouge, datant de 2015. À découvrir aussi, entre autres chansons très « polnariennes », le titre Grandis pas, adressé à son fils de 8 ans, Louka. « Ne va pas où les songes deviennent des mensonges », le prévient-il…

On se doute que ce morceau, très émouvant, va toucher tous ceux qui aiment les ballades du chanteur. Parmi ceux-ci, l’un de ses plus grands fans saura certainement apprécier la voix, si mélodieuse, de Michel. Il s’agit du président de la République, Emmanuel Macron ! « Je serai toujours aux côtés de ceux qui créent. […] J’ai besoin de créatifs, d’indisciplinés et de gens inspirants », avait-il déclaré il y a quelques semaines, à l’occasion de la Foire internationale d’art contemporain de Paris (Fiac).

Le mari de Brigitte semble avoir trouvé en Polnareff la parfaite illustration de son goût pour les artistes. Le chanteur a en effet révélé à notre confrère Le Parisien qu’Emmanuel Macron, alors encore ministre, était venu l’applaudir avec sa femme à Bercy, en 2016. « J’ai découvert qu’il m’adorait et qu’il était lui-même pianiste, qu’il a un prix de Conservatoire à Amiens, et qu’il connaît mes chansons par cœur et les joue »… L’actuel président s’était d’ailleurs rendu en juin 2017 au concert des Vieilles Canailles, pour écouter son ami Johnny, qu’aimait aussi beaucoup Michel Polnareff.


La mort du rocker a en effet énormément peiné l’artiste, qui a évoqué l’interprète d’Allumer le feu dans son interview avec Laurent Delahousse : « Pour moi, Johnny est un grand héros. Il a montré un héroïsme extraordinaire jusqu’à la fin. Je ne sais pas comment il a pu faire les Vieilles Canailles. Il faut un courage extraordinaire, je sais qu’il souffrait déjà beaucoup. » Si leurs chemins s’étaient un peu séparés, pour des raisons géographiques – « Il était beaucoup à Saint-Barth quand moi j’étais soit à Paris, soit à Los Angeles », a expliqué Michel Polnareff –, l’émotion était tangible dans sa voix quand il parlait du rocker. « Sa disparition a été un énorme choc pour moi, elle m’a mis un coup terrible. Je pense à Louka, qui a besoin de moi, comme j’ai besoin de lui. Nous sommes devenus inséparables. »

Et la lutte acharnée à laquelle se livrent aujourd’hui les enfants et la veuve de Johnny l’ont fait réfléchir : « Louka est et sera mon héritier. Cela me paraît impensable qu’il en soit autrement. […] Mon fils est totalement protégé », a-t-il encore confié au Parisien.

Le chanteur a aussi ajouté être « très ami » avec Sylvie Vartan et son fils. « David est un mec formidable, droit, très honnête. Cela m’attriste que l’image de Johnny en pâtisse, mais je ne peux pas dire que cela m’étonne… Quand je vois quels sont les autres intervenants… » Un petit tacle à l’attention de Læticia ? Sans doute.

Mais aujourd’hui, l’artiste pense avant toute chose à ses prochains concerts. Il se verrait bien démarrer par la salle Pleyel, à Paris. « Pour conjurer le sort », dit-il. Scène qu’il avait dû annuler du fait d’une embolie pulmonaire en décembre 2016… À bientôt donc, Michel, le rendez-vous est pris.

Laurence PARIS

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