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Michel Sardou : Dans un état désespéré !

Publié le 25 juin 2020

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Après de graves problèmes de santé et la disparition de deux êtres chers, Michel Sardou est en train de sombrer…

Enfin ! Après une phase difficile, les Français renouent dans l'euphorie générale avec des plaisirs simples comme aller au restaurant ou prendre l'apéro en terrasse… Mais alors que tout le monde compte bien oublier au plus vite ces sinistres semaines passées chez soi, Michel Sardou, de son côté, doit affronter une des périodes les plus dures de sa vie.


Son calvaire a commencé le 17 mars dernier. Un jour pas comme les autres qui marquait le début d'un repli sur soi imposé, vécu pour certains dans la douleur. Pour le chanteur, le confinement fut une véritable torture. Reclus avec son épouse Anne-Marie dans son manoir de Vauville en Normandie, il rongeait son frein. Car cette mesure drastique prise par le gouvernement afin de limiter la propagation de ce maudit Covid-19 l'empêchait de donner libre cours à sa passion : voir évoluer ses chevaux de course. Privé de ses pouliches auxquelles il voue un amour inconditionnel, la star a sombré, petit à petit, dans un état neurasthénique qui n'a fait que s'aggraver au fil des semaines. Puis sonna l'heure tant attendue du déconfinement.

Mais au moment où Michel sortait à peine de sa léthargie, il a dû encaisser deux coups très durs : la mort soudaine de deux de ses meilleurs amis : Jean-Loup Dabadie, puis celle de Guy Bedos. Deux chocs successifs à quelques jours d'intervalle dont le chanteur dévasté peine à se remettre. Après avoir fait face à plusieurs soucis de santé ces dernières années, dont une mauvaise grippe pour laquelle il avait dû être hospitalisé en février et qui l'avait contraint à annuler les ultimes représentations parisiennes de N'écoutez pas, Mesdames ! de Sacha Guitry, dans laquelle il jouait depuis septembre 2019, l'auteur de La Maladie d'amour, que l'on dit très affaibli, doit maintenant affronter une effroyable dépression. Le 24 mai, lorsqu'il apprend la mort de Jean-Loup Dabadie survenue le jour même, il encaisse avec difficulté la nouvelle. Avec la perte de son ancien parolier, tout un pan de sa vie disparaît avec lui. Jean-Loup lui avait offert de si beaux textes. Chanteur de jazz, L'Acteur, Tous les bateaux s'envolent, Féminin comme… autant de tubes qui le hisseront au sommet de la gloire et qui lui auront permis de tourner la page après un trou noir dans les années 70 où, à force de provocations, il était devenu infréquentable.

Grâce à l'académicien de génie, il avait fait peau neuve. Une résurrection dont il lui était à jamais reconnaissant. Liés par des liens indéfectibles, les deux hommes adoraient se retrouver pour évoquer le bon vieux temps, celui des années où la variété française faisait les beaux jours de la télévision. Au cours de ces repas qui n'engendrait pas la mélancolie, s'invitait souvent autour de la table un certain Guy Bedos pour qui le prolifique auteur que fut Dabadie a écrit sur mesure des sketchs devenus cultes comme Bonne fête Paulette. Tous trois s'entendaient comme larrons en foire. Ils s'adoraient ! Mais le 28 mai, le destin cruel frappa à nouveau. Cette fois-ci, c'était Guy qui tirait sa révérence pour aller rejoindre là-haut Jean-Loup, laissant Michel désespérément seul. Il ne lui restait plus que ses souvenirs pour se remémorer cette période bénie de leur jeunesse.

Qu'elle lui semble loin l'époque d'Un éléphant ça trompe énormément (1976) et de Nous irons tous au paradis (1977) d'Yves Robert, films mythiques où ses deux copains faisaient des étincelles. Guy, parfait en Simon, le touchant médecin de gauche aux ordres d'une maman envahissante, et Jean-Loup, auteur de ce scénario à la fois subtil et drôle qui narre l'amitié de quatre quadragénaires férus de tennis. Dans un ultime adieu, les Trente Glorieuses s'envolaient avec leur lot d'insouciance.

Le 15 juin 2019, il avait été l'invité surprise de Nicolas Bedos aux 85 ans de Guy… De cette soirée mémorable, ne reste plus aujourd'hui qu'une photo publiée dans le n° 3708 de Paris Match. Sur ce cliché émouvant pris chez l'humoriste s'affiche, bras dessus dessous, une belle brochette de copains : Jean-Loup Dabadie, Michel Sardou, Jean-Paul Belmondo, Guy Bedos, Michel Drucker et Jean Dujardin, tous réunis autour de lui à l'instigation de Nicolas Bedos, son fils.

Mais ce n'est pas tout. En plein deuil, le chanteur de 73 ans doit aussi surmonter les tourments que lui causent ses deux fils. Après avoir soutenu Romain lors de son divorce, ce papa s'angoisse maintenant pour Davy qui a subi la pandémie de plein fouet et qui, faute de se produire sur scène se retrouve sans un sou… Souhaitons de tout cœur que ce dur à cuire puisse se relever de ces épreuves successives.

Valérie EDMOND

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