France Dimanche > Actualités > Michel Sardou : Il a failli perdre Anne-Marie !

Actualités

Michel Sardou : Il a failli perdre Anne-Marie !

Publié le 25 avril 2018

Alors que Michel Sardou tire sa révérence à la scène musicale, on découvre qu'avec Anne-Marie Périer, ça n’a pas toujours été rose…

L’année prochaine, il célébrera ses 20 ans d’amour avec Anne-Marie.

Des noces de porcelaine que, même dans ses rêves les plus fous, Sardou, ce séducteur invétéré, n’aurait jamais osé imaginer. Et pourtant…

Depuis ce jour magique d’octobre 1999 où il avait passé la bague au doigt de sa belle, le chanteur nageait en plein bonheur, fidèle à une seule femme, la sienne. Un bonheur qui a cependant failli voler en éclats, et ce dès le début de leur histoire.

Malgré l’amour passionnel que leurs retrouvailles venaient de faire renaître entre eux, un énorme sujet de discorde les divisait déjà.


A un point tel qu’à l’époque, la jeune femme avait même menacé de le quitter !

Au pied du mur, perclus de reproches, désorienté par la violence de cet avertissement, Michel n’avait pas eu le choix…

Indélébile

Pour mieux comprendre, revenons à leur rencontre.

Lorsque ces deux-là se croisent pour la toute première fois, ils sont encore en pleine jeunesse et déjà très attirés l’un par l’autre.

La naissance de cette idylle pousse même François Périer, le père d’Anne-Marie, à leur donner son consentement pour le mariage.

Mais les tourtereaux n’osent alors pas sauter le pas et sceller de ce lien sacré leur union. Par la suite, le destin les sépare et chacun part faire sa vie de son côté, se marie et fonde une famille.

Néanmoins, de longues années passent sans que ni l’un ni l’autre n’oublie réellement le doux souvenir de cette belle rencontre.

Dans le cœur de l’artiste, la trace de cette brune piquante demeure indélébile.
Il attendra cependant plus de vingt ans avant de partir à la reconquête d’Anne-Marie.

En 1999, un an après son divorce d’avec Babette, la mère de ses fils Romain et Davy, la star a comme un flash.

« Ce fut une révélation, a-t-il expliqué dans Paris Match. Un matin, vers 10 heures, cela s’est imposé à moi comme une évidence. Je l’ai contactée à son bureau, au magazine Elle, alors que je ne lui avais pas téléphoné depuis deux ou trois ans. Comme elle n’était pas là, j’ai laissé un message pour qu’elle me rappelle ; ce qu’elle a fait de New York où il était alors 4  heures du matin. Je me suis entendu lui déclarer : “Est-ce que je te fais encore de l’effet ?" J’étais inquiet. J’ignorais tout de sa vie privée et j’ai demandé sa main. »

Anne-Marie, qui elle aussi est libre comme l’air, et en pince visiblement encore pour l’interprète des Lacs du Connemara, accepte.

Et, pour ne pas risquer de laisser passer une nouvelle fois leur chance, les amoureux ne perdent pas une seconde et se disent « oui », à la mairie de Neuilly-sur-Seine, le 11 octobre de cette même année.

Michel a alors 52 ans à l’époque et, parce qu’il semble ne pas accepter de vieillir ou craint que sa bien-aimée soit déçue de ne pas retrouver le jeune homme de 25 ans qui l’avait séduite il y a bien longtemps, il met tout en œuvre pour masquer les stigmates de ce foutu temps qui passe. Il se maquille pour combler ses rides, a recours à des colorations pour faire disparaître le moindre de ses cheveux blancs…

Crème brûlée

Mais, comme on l’apprend aujourd’hui dans l’ouvrage de Frédéric Quinonero, paru aux éditions City, Michel Sardou, sur des airs populaires, Anne-Marie, trouvant cette mise en scène grotesque, va rapidement mettre le holà à ces artifices.

« Tu as l’air d’un vieux flan avec tes cheveux teints », lui lance-t-elle. Avant d’enfoncer le clou en le prévenant que : « Si tu te fais refaire le portrait, je te quitte ! »

Un ultimatum qui a visiblement résonné avec force dans le cœur de Michel, le mettant au pied du mur.

Pour ne pas perdre la femme de sa vie une seconde fois, il n’avait plus le choix.

Du jour au lendemain, il décide d’assumer fièrement ses rides et ses cheveux poivre et sel. Au point même de confier dans Femme actuelle : « Un homme qui se teint les cheveux blancs est toujours ridicule. Je préfère garder les miens que de porter une crème brûlée sur la tête. »

Et de regretter, ainsi que Quinonero le dévoile dans la biographie consacrée à l’artiste, « cette espèce d’acharnement à faire jeune, ça me gêne beaucoup. Alors, moralité : on est tous à faire gaffe à tout. Il ne faut pas prendre un kilo. Les cheveux blancs, ça devient un handicap. On triche avec le corps… Tout ça m’agace. Il faut porter ses rides sur sa gueule, ce n’est pas déshonorant, ça raconte son histoire. »

Et aujourd’hui, c’est avec fierté que Michel arbore ses 71 ans, ainsi que toutes les marques du temps passé ; mais, surtout, il demeure plus heureux que jamais d’avoir su garder Anne-Marie auprès de lui.

Laurence PARIS

À découvrir