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Michel Sardou : "Je subis un lourd traitement !"

Publié le 13 avril 2021

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Tout juste promu commandeur de la légion d'honneur, à 74 ans, Michel Sardou n'a eu d'autre choix que d'annoncer la triste nouvelle…

C'est un Michel Sardou à cran qui a pris la parole ce lundi 22 mars sur BFM TV : « Je suis furieux », a-t-il ainsi lancé à Bruce Toussaint dont il était l'invité. Il faut dire que le chanteur de 74 ans a de quoi s'énerver. Alors que depuis le début de la pandémie, il faisait tout pour se protéger d'une éventuelle contamination, il s'est permis un écart qu'il risque de payer très cher. « Je suis prudent et respectueux des règles », confesse d'entrée dans Le Parisien celui qui « [n'a] quasiment pas bougé de [sa] maison depuis un an ». « Ma femme m'a carrément cloîtré, c'est long, j'en ai marre », avoue-t-il, visiblement à bout. Mais un événement imprévu et non des moindres a mis à mal ces sages précautions. Sa réception des insignes de commandeur de la Légion d'honneur remis par le président de la République !


« Très surpris et heureux », d'apprendre cette nouvelle annoncée par un coup de téléphone du secrétariat présidentiel, Michel est aux anges, mais aussi bien embêté. Non seulement, il va devoir sortir de sa tanière au risque d'attraper le coronavirus, mais en plus, voilà qu'il mobilise le chef de l'État pour une cérémonie qui lui apparaît somme toute bien dérisoire au vu de la situation terrible que traverse le pays. Afin de libérer le président alors qu'il vient de décider un nouveau confinement dans seize départements particulièrement touchés par le Covid, il se dit que Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, pourrait tout à fait s'en charger à sa place. Une proposition que l'Élysée a aussitôt acceptée. « Il devait me remettre cette croix, mais compte tenu de ses préoccupations du moment, je me suis dit qu'il valait mieux lui foutre la paix. J'ai demandé à mon amie Roselyne si elle pouvait me la remettre », raconte le mari d'Anne-Marie Périer. La cérémonie s'est donc tenue le vendredi 19 mars en petit comité, une réunion à six qu'il qualifie de « très rapide, un discours très sympa, une coupe de champagne et c'était fini ». Avant de préciser : « Je ne voulais pas faire de fête ». Mais, comme l'atteste la photo publiée par Le Parisien, les gestes barrières ne semblaient pas au rendez-vous. Même si tout le monde portait un masque, Roselyne Bachelot, sans doute emportée par l'émotion, s'est carrément laissée aller à prendre le chanteur dans ses bras !

Une marque d'affection qui pourrait s'avérer bien lourde de conséquences puisque la dame en rose, testée positive au Covid-19, a été hospitalisée ce mercredi matin ! Michel, devenu cas contact, est donc désormais tenu de s'isoler, péripétie qu'il prend avec humour. « On m'a refilé cette saloperie en même temps que le titre de commandeur. Je suis commandeur Covid ! » balance-t-il.

Or cette légèreté masquerait une réalité bien plus sombre… Alors qu'à 74 ans, il semble toujours alerte, bien qu'il concède avoir été « malade fin janvier », il doit pourtant bientôt suivre un traitement lourd dont il avait gardé le secret jusque-là, vraisemblablement pour ne pas inquiéter ses fans.

C'est au détour d'une question portant sur l'épineux sujet du vaccin contre le Covid que la star s'est laissée aller, toujours dans les colonnes du Parisien du 21 mars, à cette inquiétante confidence. Et on peut imaginer qu'il s'en mord les doigts aujourd'hui, tant ce qu'il a dévoilé est affolant. Bien qu'à un an près l'artiste de 74 ans n'ait pas encore l'âge requis, il a néanmoins assuré qu'il allait se faire vacciner dès que possible. Et il semblerait même qu'il y ait urgence !

Ce fameux traitement que les médecins doivent lui administrer très bientôt nécessite en effet d'avoir reçu le vaccin. Il le confesse lui-même : « J'ai peut-être une possibilité d'avoir une dérogation car on doit me faire un traitement à base de perfusions assez longues. » Mais quel est donc ce mal mystérieux qui impose au pauvre Michel une telle épreuve ? Impossible de le savoir pour le moment puisque l'interprète des Lacs du Connemara a refusé d'en dire plus.

Mais même si ces perfusions se justifient pour une pathologie bénigne comme une déshydratation ou un manque de magnésium, elles pourraient tout aussi bien être utilisées dans le cadre d'une chimiothérapie.

Et si c'était hélas le cas, cela signifierait que Michel Sardou serait atteint d'un cancer ! Sans aller jusqu'à imaginer un tel scénario catastrophe, supporter pendant de longs jours un cathéter – ce petit tuyau en plastique très fin avec une aiguille qui placé au niveau de la veine – n'est pas sans risque. Un pneumothorax peut ainsi survenir immédiatement ou dans les 48 heures qui suivent sa pose, sans parler des complications hémorragiques, des embolies gazeuses par issue d'air dans la circulation veineuse qui peuvent s'avérer mortelles, des thromboses qui entraîneraient une phlébite clinique ou une embolie pulmonaire et des infections à staphylocoque ! Sans minimiser les risques d'un tel protocole, Michel a précisé ne pas présenter de « comorbidité », ce qui exclut de fait l'existence d'un cancer, et a tenu à tranquilliser tout le monde d'un « rien de grave, je vous rassure » qu'on espère de tout cœur sincère…

Valérie EDMOND

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