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Michèle Torr : “Je souffrais tant que j’ai dû prendre de l’opium !”

Publié le 15 mars 2018

En exclusivité, Michèle Torr nous dit tout du terrible accident de la route qui l’a conduite à l’hôpital…

Alors que l’artiste sillonne depuis de longs mois les routes de France avec Âge tendre, la tournée des idoles, sa brutale hospitalisation il y a dix jours avait laissé présager le pire. Et des rumeurs d’AVC n’avaient fait qu’amplifier les craintes de son fidèle public.

Inquiets, nous avons décidé de prendre de ses nouvelles, en contactant l’interprète d’Emmène-moi danser ce soir qui, en exclusivité pour les lecteurs de France Dimanche, lève le voile sur ce qui lui est vraiment arrivé.

France Dimanche : Comment allez-vous, Michèle ?

Michèle Torr : Ça va, je me repose. Mais je suis contente que vous m’appeliez, car on a tellement dramatisé mes problèmes de santé que je tenais vraiment à rétablir la vérité. Pour rassurer mes amis qui m’ont tous contactée affolés ; mes fans, bien sûr, qui depuis plusieurs jours m’inondent d’adorables messages de soutien et d’affection ; et aussi les gens du métier qui, à l’évocation du mot AVC, deviennent soudain très frileux et hésitent à vous engager. Alors qu’il n’en est rien…


FD : Mais alors, que vous est-il arrivé ?

MT : En fait, tout est parti d’un accident de voiture ! Le 9 février dernier, dans le cadre de la tournée Âge tendre, nous quittions Tours, où nous venions de donner deux beaux concerts, afin de rejoindre Châteauroux, où nous nous produisions le lendemain. Daniel Mecca, mon régisseur, conduisait ma Mercedes, et moi, comme d’habitude, j’avais pris place sur le siège passager, où je tentais de me reposer un peu entre ces deux dates très rapprochées. Nous roulions tout à fait normalement sur l’autoroute, lorsque nous avons soudain ressenti un choc d’une violence inouïe. Notre véhicule a fait une embardée, avant de partir en zigzag. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, jusqu’à ce que Daniel m’informe que nous venions de heurter un sanglier. Nous nous sommes alors arrêtés sur l’aire suivante, afin d’évaluer les dégâts. Tout le côté droit de la voiture était très enfoncé, mais le véhicule était encore en état de rouler. Nous sommes donc repartis tout doucement jusqu’à notre destination. Aujourd’hui, après avoir cru qu’elle était bonne pour la casse, la voiture est toujours en réparation, et ce depuis près de trois semaines. Quant à moi, après ce choc terrible, j’ai commencé à ressentir de très vives douleurs à la hanche…

FD : Vous n’avez donc pas pu chanter à Châteauroux ?

MT : Si, fort heureusement, car pour me soulager et me permettre de monter sur scène sans trop souffrir, on m’a prescrit de l’Izalgi, un antidouleur assez fort, à base de paracétamol et de poudre d’opium. Les quatre premiers jours, ça allait à peu près, je ne souffrais plus, néanmoins je ne me sentais pas dans mon assiette. Bon, lorsqu’on va de ville en ville, d’hôtel en hôtel, il nous arrive parfois de ne plus trop savoir où on habite… Mais ce 17 février, à Lille, je ne savais plus du tout où j’en étais. Je ne savais pas où nous nous trouvions, ni ce que je devais chanter, ni quel médicament je devais prendre… Et comme, au même moment, ma tension est montée en flèche, le médecin, craignant un AVC, m’a fait hospitaliser d’urgence. Cependant, après plusieurs examens (scanner, IRM), on a vite été rassuré de voir que je n’avais aucun problème à ce niveau-là. Mais que visiblement je faisais une espèce d’allergie, une mauvaise réaction aux médicaments qu’on m’avait prescrits pour mes douleurs à la hanche. Et pour en avoir un peu parlé lors de mon hospitalisation, je ne suis apparemment pas la seule à avoir eu ce problème. L’infirmière qui m’a reçue savait très bien ce qui m’arrivait. Donc depuis, je ne prends plus rien ! À part un peu de Doliprane, qui ne me fait pas grand-chose, je préfère éviter les médicaments pour le moment. Et me reposer…

FD : Mais y parvenez-vous ?

MT : Oui. Ça tombe d’ailleurs très bien, car nous sommes en relâche pendant quinze jours, jusqu’au 9 mars prochain, où nous serons à Marseille. Je suis donc actuellement chez moi, dans ma maison d’Aix-en-Provence, où je me repose vraiment. Je bouquine, regarde la télé, appelle mes amis, réponds à toutes les personnes qui se sont manifestées pour me témoigner leur affection. Dont tous les artistes de la tournée qui m’ont envoyé de gentils petits mots, la production également, Christophe Dechavanne… C’est toujours un réel bonheur d’être ensemble et de continuer à vivre cette incroyable aventure qui, pour moi, dure depuis onze ans, il me semble. J’y ai tout de suite cru, je pensais que c’était une très belle idée, mais je n’imaginais pas être encore là. Pourtant, c’est de plus en plus fort ! Le public est toujours plus nombreux au rendez-vous, avec cette même émotion et cette incroyable magie. Quant à mes projets, je tourne jusqu’à fin avril avec Âge tendre, ensuite je repars avec mes musiciens dans les théâtres et, cet été, je donne des concerts en plein air. Vous voyez, j’ai beaucoup de mal à lever le pied, je suis faite pour ce métier. C’est ma joie, ma vie, j’en ai besoin !

Caroline BERGER

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