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Michèle Torr : “Jean-Pierre a contracté une grave infection”

Publié le 3 septembre 2018

À peine amputé de sa jambe gauche, le compagnon de Michèle Torr a attrapé un staphylocoque. Le couple doit faire face à ce nouveau combat…

En août dernier, nous vous annoncions en exclusivité la terrible épreuve que Michèle et son compagnon devaient affronter.

Et comme depuis de nombreuses années un vrai lien d’amitié unit la rédaction de France Dimanche à la chanteuse, nous l’avons appelée, afin de lui témoigner tout notre soutien et prendre des nouvelles de Jean-Pierre.


France Dimanche : Comment allez-vous ?

Michèle Torr : On tient le coup. Jean-Pierre a été opéré une première fois en mars dernier, car il fallait changer sa prothèse du genou à cause d’une petite infection. Elle a donc été enlevée et on a mis une espèce de ciment désinfectant à la place, mais il ne pouvait pas poser le pied par terre. Trois mois plus tard, lorsque sa nouvelle prothèse a été prête, il a fallu le réopérer pour la mettre en place. Ce qui n’a malheureusement pas été possible, car son genou était trop abîmé pour qu’on procède à l’intervention. Les chirurgiens l’ont donc refermé sans rien pouvoir faire de plus. Et à son réveil, ils ont annoncé à Jean-Pierre que, cette fois, il n’y avait plus qu’une seule solution : l’amputation. Le dénouement qu’il redoutait tant depuis des années. 

FD : Quelle a été sa réaction ?

MT : Passé le choc de cette terrible annonce, il en a beaucoup parlé avec les médecins, et il a fini par prendre sa décision. Ce n’était pas facile, très douloureux même, mais il savait qu’il n’avait pas le choix. L’intervention a donc eu lieu début juillet, à Marseille. Hélas, comme s’il n’avait pas déjà eu sa part de malheurs, pour ne rien arranger, il a contracté un staphylocoque [bactérie provoquant des infections nosocomiales, ndlr] durant l’opération. Il a donc fallu le réopérer trois jours plus tard, afin de supprimer, à l’aide d’une espèce d’aspirateur, un maximum du foyer infectieux. Du coup, son traitement antibiotique a été changé plusieurs fois et on l’a même alourdi. Au lieu de lui faire avaler des cachets, on lui administre désormais les produits directement via un cathéter placé sous la peau, pour une efficacité immédiate. Néanmoins, pour l’instant, ce n’est pas gagné, il a toujours de la fièvre, pas le matin généralement, plutôt le soir. Il ne sortira pas de l’hôpital tant que cette infection ne sera pas soignée et qu’il aura de la température.

FD : Il doit avoir grand besoin de vous ?

MT : Oui, bien sûr, et je suis là. Comme, à la suite de mon opération du cœur, en mai dernier, les médecins m’avaient vivement conseillé de me reposer, j’avais annulé toutes mes obligations professionnelles. Je peux me consacrer pleinement à Jean-Pierre, le soutenir dans cette épreuve. Alors, je vais le voir chaque jour à l’hôpital, je lui apporte des petites choses qu’il aime manger. En plus, comme il est désormais à Aix-en-Provence, c’est plus pratique, il est à côté de chez nous. 

FD : Conserve-t-il le moral ?

MT : Oui, il est très fort, et lui qui était un grand sportif garde à l’esprit l’exemple des athlètes qui ont connu ce genre d’épreuves et s’en sont sortis. Même s’il trouve évidemment le temps très long, il reste combatif et optimiste. Et il se dit qu’une fois en rééducation il fera le maximum pour récupérer au mieux. Néanmoins, Jean-Pierre ne souhaite pas partir dans un centre loin de la maison. Il veut être en mesure d’y aller la journée et de rentrer le soir, qu’on se retrouve et qu’il puisse voir notre chien P’tit Loup, qui lui manque énormément. On connaît un bon établissement à Gardanne, à environ une demi-heure d’Aix, donc je pense qu’il ira là-bas. Comme ça, une ambulance l’emmènera et le ramènera chez nous.

FD : Entre votre accident de voiture en début d’année, la mort de votre petit caniche Doudou, votre opération du cœur, et maintenant les malheurs de Jean-Pierre, vous avez enchaîné les coups durs en 2018 !

MT : Oui, comme vous dites ! J’espère que désormais le meilleur est à venir. J’ai aussi hâte de remonter sur scène et de retrouver mon public. Chanter m’aide énormément, plus encore dans ces moments-là. On n’a plus mal, on se ressource, on reprend des forces pour affronter les soucis de l’existence. C’est une vraie thérapie. 

Caroline BERGER

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