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Mike Brant : Ses grandes amours connues... et inconnues !

Publié le 24 avril 2015

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Mike Brant a toujours assumé sa réputation de séducteur chevronné. Adulé par la gent féminine, il a connu quelques histoires passionnelles et intenses officielles. Après sa mort, plusieurs femmes ont affirmé avoir vécu avec lui dans le plus grand secret...

Mike Brant a souvent été rangé dans la catégorie "chanteur à minettes". Ceux capables de charmer une femme en un seul regard. La moindre de ses apparitions publiques provoquait d'ailleurs l'hystérie et les cris de l'auditoire féminin, en transe. À tel point que les groupies les plus acharnées se précipitaient sur le chanteur pour lui couper des mèches de cheveux ! Un comportement qui aura certainement participé à l'état de la fatigue générale de l'artiste, qui s'est ôté la vie le 25 avril 1975, en se jetant du sixième étage d'un immeuble parisien, d'après la version officielle.

Une mort qui aura pour effet de délier les langues. Si seules quelques rares élues ont su se faire une place dans le cœur de Mike Brant, plusieurs femmes ont affirmé par la suite avoir reçu régulièrement les honneurs de l'interprète de Serre les poings et bats-toi. Il faut dire que la réputation de séducteur de l'artiste n'aide pas à se faire une idée exacte du nombre de femmes qui ont réussi à s'attacher ses faveurs... Nous avons tenté de démêler le vrai du faux.

Les premières amours de Mike Brant

Le jeune Moshe Brand découvre l'amour avec Sarah Itskovich, une hôtesse de l'air particulièrement jolie qu'il fréquente assidûment à partir de 1963. Il n'a alors que seize ans ! Cette liaison, avec une femme nettement plus âgée qui plus est, fait la fierté du père de l'artiste, mais déplaît fortement à sa mère. Celle-ci tente de mettre fin à l'idylle, allant jusqu'à gifler l'imprudente ! Peine perdue, la relation perdure tout de même trois ans. Et le jeune Mike réalise déjà l'étendue de son pouvoir de séduction sur les femmes...

New-York
New-York, où Mike rencontre Michal ©DR

Il aura l'occasion de le constater de nouveau en février 1968. Fraîchement débarqué à New-York pour travailler dans un nouveau groupe, il rencontre Michal Tal, une compatriote israélienne engagée dans la même troupe. La passion est immédiate et réciproque entre Mike et Michal, connue sous le sobriquet de "Yona", "la colombe" en hébreu. Les deux tourtereaux profitent du rêve américain à deux, bien que la romance ne dure pas : à l'été 1968, le contrat de la jeune femme se termine, et celle-ci rentre au pays. Les deux artistes seront néanmoins toujours liés par une grande complicité, et entretiendront une correspondance assidue.

C'est également le cas avec la chanteuse Dalida : les deux méditerranéens ne se livreront jamais à la passion charnelle ensemble, mais, touchés par la même grâce, seront des confidents très proches. Preuve de cette grande amitié, Mike sera même invité à faire la première partie de l'artiste, lors de son spectacle à l'Olympia en novembre 1971.

Mike Brant, la légende

En 1969, Mike Brant arrive en France. Le succès est immédiat, et les filles font la queue devant la loge de leur idole. C'est à ce moment là que la réputation de séducteur de l'artiste se construit, et il est fréquent de voir défiler bon nombre d'exquises créatures blondes, brunes et rousses aux bras de l'interprète de Rien qu'une larme. Comme de nombreux artistes, Mike Brant profite de sa notoriété et de l'aura qu'il exerce sur ses fans de sexe féminin pour les séduire. Mais le chanteur qui ne s'est jamais trouvé très beau est torturé par cette facilité. Est-il aimé pour son nom, puis exhibé comme un trophée pendant les discussions des admiratrices ayant réussi à l'approcher ? Est-il aimé pour lui-même, pour sa belle voix et son charisme ?

Mike Brant
Mike Brant (à droite) recevant le Grand prix RTL ©DR

En octobre 1973, le chanteur fait la connaissance de Guita, une jeune hôtesse de l'air canadienne d'origine polonaise. Leur relation, passionnelle, est vite orageuse. Mike est harassé par les exigences de sa carrière, déprimé, et torturé par les horreurs de la guerre du Kippour, dont il a pu observer les conséquences lors de ses fréquents voyages en Israël. Selon de nombreux proches, la santé mentale de l'artiste se dégrade progressivement. De plus, Guita goûte peu la conduite des groupies de l'artiste, et au printemps 1974, place le chanteur devant un ultimatum : soit il renonce à sa carrière française et la suit au Canada, soit leur relation s'arrête là. Mike, qui ne vit que pour sa musique, se résigne à tirer une croix sur son hôtesse de l'air... Pris de remords, il s'envole pour le Canada durant l'été, mais ce n'est que pour découvrir que sa dulcinée lui a déjà trouvé un remplaçant.

Après la première tentative de suicide de l'artiste, le 22 novembre 1974, Guita s'inquiète et téléphone au "miraculé". Elle semble avoir été le dernier grand amour de Mike Brant. De l'aveu du chanteur, celle-ci "n'était pas un mannequin", mais l'artiste a enfin l'impression d'avoir trouvé une femme pour lui. Sa rupture n'aura guère aidé Mike à retrouver la sérénité. On l'aperçoit au bras d'une ultime femme, Lena, jeune suédoise mannequin de son état, sa "fiancée du moment". Sa dernière conquête.

Les témoignages post-mortem : les maîtresses secrètes de Mike Brant

Après le suicide de Mike le 25 avril 1975, de nombreuses femmes sortent du bois et affirment qu'elles aussi ont connu l'amour auprès du chanteur. Parmi ces nombreux témoignages, France Dimanche en avait retenu trois. Trois femmes qui étaient successivement sorties de l'ombre, vingt ans après la disparition de l'interprète de Viens ce soir.

Le 24 juin 1995, Corinne ouvre le bal et assure dans nos pages avoir été "le dernier amour de Mike Brant". Elle aurait fréquenté le chanteur à partir de 1973, jusqu'à sa mort. "J'avais dix-huit ans quand je l'ai rencontré à l'aéroport de Genève. Immédiatement, j'ai eu un violent coup de foudre pour lui", racontait la jeune femme dans nos colonnes. "Plus notre relation a été profonde, et plus je lui ai trouvé du charme, de la beauté, de la séduction. Lui, me trouvait belle, adorait les cheveux longs que je portais alors. Surtout, lassé par ses admiratrices par trop hystériques, il appréciait en moi un certain mystère, une certaine sérénité". Un calme bienvenu dans la vie chaotique de l'artiste, qui "oscillait entre l'euphorie et la mélancolie". Aux dires de Corinne, Genève devient son petit jardin secret. "J'ai été son amour secret, celle qu'il voyait à Genève, comme en cachette. Quand il me téléphonait, je ne devais pas l'appeler par son prénom, de peur qu'on l'écoute, qu'on nous découvre. Nous avions décidé d'un nom de code, c'était Jacob", se remémorait-elle.

Yona, Zvi et Corinne
Yona, Zvi et Corinne ©DR

À l'annonce de la mort de Mike Brant, Corinne est inconsolable. Mais rapidement, elle reprend goût à la vie. "C'est à la cérémonie religieuse à la mémoire de Mike, qui s'est déroulée à Paris, que j'ai rencontré pour la deuxième fois son frère, Zvi. Il était la réplique exacte de Mike, comme son frère jumeau. Sauf que Zvi était de trois ans son cadet et qu'il avait les yeux verts alors que ceux de Mike étaient bleus. En dehors de ça, il avait le même regard, le même sourire, la même voix, les mêmes cheveux", nous avait-elle expliqué. Rapidement, Corinne se console dans les bras de Zvi, au point de fonder une famille avec lui ! Le fruit de leur union, Yona, gère aujourd'hui le fan-club officiel de son oncle. "Je ne crois pas au hasard. C'est le destin qui nous a réunis et je pense sincèrement que Mike, de l'au-delà, l'a voulu ainsi. Il a voulu que j'aie ce coup de foudre magique pour son frère. Sans cela, jamais je n'aurais épousé Zvi, jamais je n'aurais mis au monde notre fille Yona" avait assuré Corinne, "certaine que Mike revit en Yona". "Il adorait les enfants et il m'avait souvent avoué comme il aurait aimé en avoir. Cela n'a pas été possible, mais il s'est consolé avec Yona", racontait alors Corinne, séparée de Zvi depuis de longues années.

 Véronique et le chien de Mike Brant

Le 1er juillet 1995, une semaine après les révélations de Corinne Weill, Véronique soutenait elle aussi dans nos pages avoir partagé la vie de Mike Brant. Elle affirme avoir rencontré le chanteur par hasard. "Tout a commencé en 1969, rue Perronet, à Neuilly-sur-Seine. Mike habitait au 28, et moi au numéro 1, avec ma petite-fille Sabine. Il avait un chien, et Sabine courait après, chaque fois qu'elle le voyait. C'est ainsi, de la manière la plus banale qui soit, que nous avons fait connaissance", avançait-elle. Véronique est alors âgée de vingt-sept ans. La jeune femme aurait accepté une invitation à dîner, et tout se serait enchaîné très vite. "Nous nous sommes aimés pour la première fois chez lui, dans cet appartement où, pour tout mobilier, il n'y avait qu'une maquette de bateau, un lit, quelques coussins et des tableaux peints par lui-même dont il était très fier".

Quelques mois après le début de leur histoire, Véronique et Mike auraient emménagé ensemble au 45 rue de Chézy, à Neuilly. L'ancienne muse en garde un excellent souvenir : "c'était un homme doux, gentil, intelligent. Il avait une passion pour les fleurs, et tout ce qui était simple. Il aimait la tranquillité, et rêvait en jouant à la guitare". Jusqu'à ce mois tragique d'avril 1975. "Je l'ai vu deux jours plus tôt dans son appartement de la rue de Chézy. Il n'y avait plus un meuble. Il ne restait plus qu'un bouquet d'amaryllis qu'il m'a offert en me disant : c'est tout ce qu'il me reste, je veux que tu gardes ces fleurs, je n'en ai plus besoin", soutenait Véronique, encore dévastée.

De cet amour, l'ancienne amante ne conserve pas que des souvenirs : son appartement de Levallois-Perret est constellé de photographies de Mike Brant. Elle garde aussi religieusement un jeu d'échecs que le chanteur lui aurait ramené d'Israël, le dernier passeport en date de l'artiste, et surtout son pendentif en or, gravé aux initiales "MB".

Christine Lorrens : Jamais deux sans trois

Aujourd'hui connue sous le nom de Christine Laure Morgan, Christine Lorrens s'était elle aussi manifestée dans nos colonnes à la suite de ces deux premiers témoignages. Auteur d'un livre sur son histoire, Ma vie dans l'ombre d'une idole ou le regard d'une femme sur son amant, cet ancien mannequin affirme avoir été la maîtresse de Mike Brant d'avril 1972 à mai 1973. Mariée à l'époque de cette relation, elle ne regrettait rien de son geste. "Oui, j'ai trompé mon mari. J'ai été une femme infidèle car j'ai vécu une véritable passion dans les bras de Mike. Pendant les six premiers mois de notre liaison, je lui avais caché que j'étais mariée. Après, quand j'ai tout avoué à Mike, il n'a rien exigé, mais il attendait que je prenne une décision", se rappelait Christine.

Christine Mike Brant
Christine avec un portrait de Mike Brant ©Guglielmo

Comment la jeune femme est-elle tombée sous le charme du compositeur israélien ? "Quand je l'ai rencontré, nous avions le même âge : vingt-cinq ans. Ce jour-là, je défilais pour le prêt-à-porter. Je me suis débrouillée pour entrer en contact avec lui. J'ai demandé à une amie

Christine
Christine en 1995 ©Guglielmo

d'aller lui faire signer un autographe. Quand il lui a demandé : "C'est pour qui ?", elle m'a désignée. Alors Mike est revenu sur ses pas. il a signé sans me quitter du regard. J'étais déjà séduite. Il m'a tendu le morceau de papier, puis il a fait demi-tour. À côté de la signature, il y avait son numéro de téléphone", narrait Christine.

"Nous ne pouvions nous voir que l'après-midi. Le soir, j'étais avec mon mari. Quand je pense à Mike, il me semble que je me retrouve encore dans cette pièce où il m'attendait, près de la fenêtre, volets baissés. J'entrais et je me jetais dans ses bras. Mike me disait "Comme j'ai envie de toi !", et nous ne pensions qu'à nous aimer. C'était vraiment l'amour fou", semblait regretter l'ancien mannequin, nostalgique de cette période où la passion était la plus forte...

Au-delà des relations officielles qu'a entretenues l'artiste, coexistent fantasmes, amourettes ou belles histoires d'amour. France Dimanche vous laisse trancher... Ce qui est certain, c'est que quarante ans après sa disparition, Mike Brant le séducteur n'a pas fini de faire couler de l'encre...

Raphaël Marchal

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