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Mike Horn : Entre la vie et la mort !

Publié le 27 novembre 2019

Confronté au climat plus qu’hostile dans l’Arctique, Mike Horn risque sa peau… Une opération de sauvetage a même été envisagée.

« Nous sommes au bout de nos forces… », lâchait le célèbre explorateur le 25 novembre dernier à l’intention de ses admirateurs. Parti en expédition sur la mer arctique en septembre dernier avec l’aventurier finlandais Børge Ousland, Mike Horn, 53 ans, fait face à de nombreuses difficultés. Chaque jour, sa famille craint pour sa vie

À l’origine, le Sud-Africain devait traverser l’océan arctique en trois mois. Son retour étant attendu pour mi-novembre. Son objectif initial ? « Explorer la culture et la nature des régions éloignées, en partageant ses expériences et ses découvertes avec le grand public », comme il le confiait bien avant son départ. Désormais, il est tout autre et se résume en un mot : Survivre.

Froid intense, vent houleux et nuit noire sont devenus son calvaire quotidien. C’est sa fille, Anika, qui avait tout d’abord poussé un cri d’alarme dans les colonnes du Parisien le 22 novembre. « Je ne l’ai jamais vu comme ça. […] Il est en train de perdre la sensation de ses extrémités, c'est inquiétant. Avec ma sœur Jessica, on veut qu'il rentre vite à la maison ».

Une mission de sauvetage d’urgence avait alors été envisagée. Trois jours après, c’était au tour de Mike Horn de donner des détails concrets sur les difficultés qu’il rencontrait. « [La banquise] a dérivé un peu dans le mauvais sens, et c’est ça qui a rendu l’expédition beaucoup plus difficile que l’on croyait. On a des petites gelures mais rien ne nous empêche d’avancer ». Et d’ajouter, catégorique : « C’est sûrement l’expédition la plus dure que j’ai jamais réalisée ».


Lundi 25 novembre, Mike Horn a publié une photographie inquiétante de son compagnon. Emmitouflé dans sa capuche gelée, une lampe frontale sur la tête, le Finlandais semble souffrir d’une gelure bien avancée sur le nez. « Nous avons installé notre campement avec Børge Ousland derrière une grande arrête, juste à temps avant que les vents violents ne nous frappent. On a bien cru que la tente allait s’envoler avec nous à l’intérieur. […] Avec ce climat instable et la dérive des glaces, il nous est extrêmement difficile de prévoir le nombre de kilomètres qu’il nous reste à parcourir. Au moment où je vous parle, nous nous sentons faibles et nous n’avons plus beaucoup de nourriture, nous en avons assez pour nous sortir d’ici mais ce sera très dur », a-t-il légendé avant de supprimer son message pour un plus positif.

Malgré ces conditions extrêmes, les deux hommes semblent bien décidés à parcourir les 200 kilomètres qu’ils leur restent à présent à parcourir. Mardi 26 novembre, l’aventurier de M6 a – enfin – publié un message encourageant sur le réseau social. « Après deux mois passés à dériver tout en nous éloignant de notre objectif, tout à coup, il ne nous reste qu’une semaine d’expédition. Les conditions nous étant enfin favorables ».

En effet, les deux hommes sont parvenus à parcourir 30 kilomètres en une seule journée. Un exploit qu’il aimerait reproduire, à condition de ne pas s’affranchir des règles de sécurité. « Nous sommes en équilibre sur une lame de rasoir en ce moment, partagés entre faire des progrès rapides et ignorer notre corps et écouter nos corps en augmentant nos périodes de repos. Dans ces situations, je pense à mes proches et me demande ce qu’ils voudraient que je fasse? Et à cela, j'ai toujours une réponse. »

Si les conditions climatiques ne changent pas, Mike pourrait rejoindre ses filles d’ici une semaine. 

Expedition Update 35: Funny how life works sometimes…when you think everything is bad and couldn’t go worse, the world has a tendency to prove you wrong. After over two months of ice drift pushing us away from our goal, all of a sudden, with one more week of expedition left to go, the conditions are finally in our favour…In a way, it makes me regret those moments of weakness, but at the end of the day, one can’t constantly feel invincible. I guess that moments of weakness are also an opportunity for moments of strength to stand out. Not that we felt particularly strong today, but at least we felt better… Part of the reason for feeling better is because we made good progress today, we haven’t had such a progress-successful day since we left the pole. I think @BorgeOusland and I both know that the end is near and that we have no choice but to make it down south quickly if we want to finish this expedition as we planned. After covering a distance of over 30km today in extreme cold and wind, we are now at 84 degrees north. This is a good place to be, but we still have at least 200km to cover if we want to try reaching Pangaea. At this stage we have one goal in mind, and that is leaving the Arctic Ocean by boat. Although resorting to the use of a helicopter remains an option, we try not to think about it too much. We are going to give this next week our best shot, and we know that we can count on our amazing teams back home in the case where we might need to be helped. We can’t deny that our tired bodies are suffering…the frozen parts are not improving, and our sores will only heal when we leave this harsh environment. We’re playing it wise though, stopping to warm up whenever we start losing sensation in our extremities and whenever we notice that we are at risk of making mistakes due to the extreme fatigue. We’re balancing on a razor blade at this moment, torn between making quick progress and ignoring our bodies and listening to our bodies by increasing our rest periods but missing out on making good progress…but in these situations I think of my loved ones and ask myself, what would they want me to do? And to that, I always have an answer.

Une publication partagée par Mike Horn (@mikehornexplorer) le 26 Nov. 2019 à 8 :45 PST

Julia NEUVILLE

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