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Mimie Mathy : Elle n’est toujours pas guérie !

Publié le 14 octobre 2017

Huit mois après son opération du dos, l’actrice Mimie Mathy souffre toujours.

Arc-boutée sur la béquille dont elle agrippe la poignée de sa main droite, le visage grimaçant de douleur, une femme vêtue de noir avance, lentement, concentrée pour ne pas perdre un équilibre qui semble précaire, sur le bitume chauffé par le soleil de Saint-Paul-de-Vence. Un homme lui tend une chaise, pour mettre fin à son calvaire. Elle s’assied, reprend son souffle, mais le masque de fatigue tendant ses traits mettra du temps à disparaître.

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Cette femme, vous la connaissez, au moins sur le petit écran, puisque vous êtes des millions à suivre ses aventures dans la peau de Joséphine, l’ange gardien de TF1. Mais à en juger par la mine crispée de Mimie Mathy, c’est en ce moment son ange gardien qui doit être fortement sollicité, pour soutenir sa « cliente ». Celle-ci tourne actuellement, et jusqu’au 22 septembre, un téléfilm pour France 3, Liens de sang.

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Certes, la comédienne est ravie de changer de registre en interprétant le capitaine Marie Jourdan, une policière aux méthodes aussi efficaces que peu orthodoxes. Mais si, en grande professionnelle, elle apparaît transfigurée devant les caméras, entre deux scènes, l’actrice semble souffrir le martyre. Une situation pénible, un double jeu bien involontaire qui démontre, à l’évidence, que Mimie ne s’est toujours pas tout à fait remise de la lourde opération qu’elle a subie au début de l’année.

Cicatrice

Car, si vous faites partie de ses fidèles, ce que Mimie a enduré en tout début d’année ne vous a sûrement pas échappé. Le 17 janvier, après avoir repoussé le plus longtemps possible l’échéance, consciente des risques encourus, elle avait en effet dû se résoudre à « passer sur le billard ». Pour ne pas alarmer ses fans, elle avait prétendu devoir subir une intervention pour guérir de sa hernie discale. Une opération assez courante, mais qui peut s’avérer douloureuse et qui exige une longue rééducation. La comédienne y avait d’ailleurs déjà eu recours à deux reprises.

Mais, en réalité, Mimie savait que le danger était cette fois bien plus grand qu’elle ne voulait l’avouer. Comme elle l’a déclaré par la suite dans le magazine Gala, c’était son destin qui se jouait ce jour-là : « Il valait mieux que le médecin n’ait pas la tremblote, pour bloquer les quatrième et cinquième lombaires, et dégager le chemin pour que la moelle épinière soit tranquille. »

Car ce n’est pas d’une simple hernie qu’elle souffrait. Le mal était plus grand : le praticien auquel l’actrice allait confier sa vie devait en fait pratiquer une arthrodèse, c’est-à-dire un élargissement du canal rachidien. Il aura fallu pas moins de six heures de chirurgie pour parvenir à éviter à Mimie de vivre son plus grand cauchemar : se retrouver handicapée et condamnée à rester dans un fauteuil roulant pour le restant de ses jours… De cette expérience traumatisante, elle a conservé une cicatrice longue de 30 cm, mais aussi une reconnaissance éternelle envers ses soignants.

Puis elle rencontre l’écrivain Gilles Legardinier, qui est l’auteur de nombreux livres, comme Demain j’arrête !, ou encore Complètement cramé !, et leur complicité est telle qu’ils décident d’écrire un ouvrage à quatre mains, intitulé Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ?, paru chez Belfond en mai dernier.

Jamais morose ou larmoyant, ce texte est imprégné de l’humour que ces duettistes ont en commun à l’heure d’évoquer leurs handicaps respectifs : l’achondroplasie pour Mimie, la maladie osseuse responsable de sa petite taille (1,32 m), et le fait d’avoir été délaissé par ses parents pour l’écrivain. Un dialogue ouvert pour regonfler le moral de ceux qui, se sachant différents, vivent mal le regard sans tendresse que portent parfois les autres sur eux.

Épreuve

Ce livre était peut-être aussi pour Mimie une façon de refermer une parenthèse (qui n’avait rien d’enchantée) et de reprendre le cours de son existence entre son mari Benoist, un restaurateur avec qui elle file le parfait amour depuis douze ans, et les tournages.

De fait, cette éternelle optimiste, tout juste deux mois après son opération, proclamait dans les colonnes de Paris Match : « Aujourd’hui, je suis une vraie jeune fille, et je repars pour vingt ans ! » Et comme pour le prouver, Mimie a repris cet été le chemin des plateaux pour un nouvel épisode des aventures de Joséphine, ange gardien, « Le mystère des pierres qui chantent », bouclé le 21 juillet dernier.

Dans la foulée, elle est partie goûter à un repos bien mérité dans le Var, du côté de La Croix-Valmer. Des vacances en grande partie gâchées par les violents incendies qui ont à cette époque ravagé la région. Pendant ce séjour, Mimie se promenait main dans la main avec Benoist, mais toujours appuyée sur sa béquille.

À en juger par les images du tournage de Liens de sang, huit mois après son intervention, la comédienne souffre encore et se bat pour retrouver une pleine et 
entière autonomie. Car, hélas, il ne suffit pas d’un claquement de doigts pour surmonter une épreuve comme celle que Mimie Mathy vient de traverser…

Claude Leblanc

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