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Miss France 2020 : “Je n’ai jamais cessé de croire en mon étoile !”

Publié le 30 décembre 2019

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© BESTIMAGE Clémence Botino Miss France 2020

A 22 ans, Clémence Botino est une Miss très engagée, pour aider les personnes âgées, les malades du cancer. Miss France 2020 se laisse du temps pour choisir l’une de ces causes qui lui tiennent à cœur.

La Guadeloupe est à l’honneur en cette fin d’année 2019. Après l’honorable titre, quelques heures auparavant, de première dauphine au concours de Miss Monde d’Ophély Mézino, c’est au tour de Clémence Botino de représenter l’élégance à la française. L’étudiante de 22 ans en histoire de l’art à La Sorbonne s’est confiée à nous.


France Dimanche  : À quel moment avez-vous senti que votre rêve pouvait devenir réalité ?
Clémence Botino : Je me suis très vite dit que ça pouvait être moi. J’ai eu la chance d’être élue Miss Guadeloupe assez tôt, ce qui m’a permis de mieux préparer la finale. J’ai eu plusieurs mois pour travailler ma coiffure, ma démarche. Chacune de nous avait ses chances, mais je n’ai jamais cessé de croire en mon étoile.

FD  : Avec une note de 17,5/20, vous avez explosé le test de culture générale imposé à chaque candidate. Est-il devenu un réel atout pour gagner le concours ?
CB : Il n’y a vraiment pas de quoi être fier. Avant de défiler en maillot de bain sur scène, j’ai fait des études (prépa, licence d’histoire…). D’ailleurs, jamais je n’aurais cru à l’époque que tout ce que j’avais appris allait me servir un jour pour un concours de beauté. Quoi qu’il en soit, je suis contente de pouvoir contredire ceux qui nous dénigrent. Une Miss France n’est pas jugée uniquement sur son physique.

FD  : Vous habitez depuis deux ans à Paris. Souffrez-vous de l’éloignement de vos proches ?
CB : Pas tant que ça. Comme beaucoup de jeunes d’outre-mer, j’ai quitté assez tôt le foyer familial pour vivre d’abord un an à Miami, puis démarrer des études en histoire de l’art à Paris. Je me suis même déjà habituée au froid. C’est en 2017, lorsque j’ai débarqué en France, que j’ai découvert la neige pour la première fois !

FD  : Comment vos proches ont-ils réagi face à la nouvelle vie qui s’annonce pour vous ?
CB : Il y a évidemment beaucoup de fierté pour eux, mais aussi de la peur. C’est un réel bouleversement pour toute la famille, aussi bien pour moi que pour mes parents et mon frère [Lucas, âgé de 20 ans, ndlr]. Même s’ils ont mis du temps à admettre que je prenais sérieusement la chose, ils savent que c’est finalement ce que j’ai toujours voulu faire.

FD  : Et qu’en est-il de votre chéri ?
CB : J’ai déjà dit que j’étais en couple avec la France. Pourquoi tout le monde veut-il me donner un chéri que je n’ai pas ?

FD  : La fête a-t-elle été un peu gâchée lorsque vous avez appris que vous n’avez été élue que 8e par le jury, puis avez subi diverses attaques sur les réseaux sociaux ?
CB : J’ai bien cru comprendre que certains auraient préféré que Miss Provence gagne à ma place. C’est effectivement une très
belle candidate. Malheureusement pour elle, c’est le public qui a voté pour moi. Quant aux attaques racistes, je n’y prête pas attention.

FD  : Avez-vous déjà pensé à d’éventuels engagements caritatifs durant votre mandat ?
CB : Rien n’est encore décidé, mais je suis par exemple très sensible à l’isolement des personnes âgées. La lutte que mènent beaucoup de gens contre le cancer, et particulièrement celui du sein, me touche aussi beaucoup. Ou encore pour la protection de l’environnement.

FD  : Et des projets plus ludiques ?
CB : J’aimerais bien relever le défi de Danse avec les stars. D’autant que j’ai quelques bases puisque je fais déjà de la salsa…

Philippe CALLEWAERT

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