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Mylène Demongeot : "En ce moment je n'ai pas de place pour un homme dans ma vie !"

Publié le 17 septembre 2004

Alors que Mylène Demongeot s'apprête à faire son grand retour au cinéma, l'actrice nous a reçus dans son coin de paradis, à Porquerolles. Confidences...Alors que Mylène Demongeot s'apprête à faire son grand retour au cinéma, l'actrice nous a reçus dans son coin de paradis, à Porquerolles. Confidences...

Il est des roses qui ne flétrissent jamais, et Mylène Demongeot est assurément l'une d'elles. Radieuse, elle nous a reçus dans son petit coin de paradis, niché sur l'île de Porquerolles, pour évoquer une rentrée qui s'annonce surchargée.

En effet, après une longue absence, l'actrice s'offre un retour éclatant au cinéma : dès le mois de novembre, elle sera à l'affiche de deux films : Victoire, où elle donnera la réplique à Sylvie Testud et Pierre Arditi, puis 36, avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. De nouveau sous les feux de la rampe, Mylène a accepté de partager avec nous son bonheur.

France Dimanche (F.D.) : Quelle actualité ! Vous avez encore le temps d'avoir une vie privée ?

Mylène Demongeot (M.D.) : Non ! (rires.) C'est vrai qu'avec tout ce qui m'arrive, professionnellement, je n'ai pas vraiment de place pour qu'un homme entre dans ma vie !

F.D. : Une voyante vous avait pourtant prédit que vous rencontreriez l'amour au début de cette année...

M.D. : Exact... mais elle s'est trompée, sur ce point. Tout ce qu'elle m'a dit s'est réalisé sauf cette prédiction ! Mais je ne suis pas tellement déçue. D'abord, parce que je ne crois à la voyance que modérément. Et puis, je vis la vie dont j'ai toujours rêvé. Aujourd'hui, alors que j'atteins une certaine maturité, c'est comme un nouveau départ dans ma carrière. J'ai encore un autre tournage en projet, pour la télévision, intitulé Les Amants du lac... Je n'arrête pas et j'adore ça !

F.D. : Quel effet cela vous a-t-il fait d'être soudain propulsée en haut de l'affiche ?

M.D. : Ça m'a procuré un mélange de crainte et de satisfaction. Mais ce qui m'a vraiment fait plaisir, c'est que je n'avais rien perdu de mes acquis ! Je trouve même que j'arrive à mieux m'exprimer qu'auparavant. Je n'ai plus peur de faire passer l'émotion. En fait, je n'ai plus peur de moi. D'ailleurs, après avoir passé des années à avoir peur de tout, depuis que Marc (Marc Simenon, le fils de l'écrivain et son grand amour, ndlr) est mort, je n'ai plus peur de grand-chose...

F.D. : Est-ce que ce grand retour sur les écrans ne risque pas de vous obliger à délaisser vos autres passions, l'écriture par exemple ?

M.D. : Pas du tout ! La preuve, je viens de mettre le point final à mon livre sur les animaux : Amicalement vôtre, qui va bientôt sortir. D'autre part, j'ai eu l'idée de confier le manuscrit de ma belle-mère à un éditeur. C'est comme une longue lettre destinée à son fils, Marc, où elle donne un autre éclairage sur Georges Simenon. Ma belle-mère était une femme admirable que j'adorais. Nous étions si liées qu'un soir, alors que je jouais Canard à l'orange à Paris, j'ai eu un pressentiment désagréable. J'ai alors téléphoné à Porquerolles, où j'ai appris qu'elle était au plus mal. Je me suis donc précipitée à son chevet, et elle m'a dit, avec un magnifique sourire : «Ah! enfin, tu es là, je vais pouvoir dormir...» Deux heures plus tard, elle est morte dans mes bras.

F.D. : Est-ce que les années qui passent vous effraient ?

M.D. : Non. J'accepte l'idée de vieillir... mais en bon état ! D'ailleurs, je crois que je ne vieillis pas trop mal. Par contre, c'est vrai que je fais attention à moi : je ne bois presque pas d'alcool. Et, depuis dix jours, j'ai arrêté de fumer ! Ce qui m'a motivée, c'est surtout de retrouver du souffle pour avoir le plaisir de chanter. Monica Passos (une chanteuse de jazz, ndlr) me donne des cours. La toute première fois, j'ai été stupéfaite de me découvrir une voix. Peut-être qu'un jour je sortirais un disque... Vous me voyez à la Star Ac' ? (rires.)

F.D. : En tout cas, pas tant que vous porterez cette attelle à la jambe gauche ! Que vous est-il arrivé ?

M.D. : J'étais en plein tournage de Tokyo Tower, un film avec des acteurs japonais. Je portais des talons très hauts, quand soudain, en marchant dans l'avenue Foch, je me suis cassé le pied. J'en ai encore pour deux semaines d'attelle et pas moins de quinze séances de kiné ! Pourtant, sur le moment, je n'ai pas voulu arrêter de jouer. J'ai travaillé jusqu'à dix-huit heures, comme si de rien n'était ! Quand je vous disais que je n'avais plus peur de grand-chose...

Daphné de Givry

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