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Mylène Demongeot : Salon Senior Plus

Publié le 26 octobre 2007

De Yaguel Didier à Mylène Demongeot, en passant par Nicole Courcel, elles ont toutes défilé dans tout l'éclat de leur maturité

Aujourd'hui, en France, plus de 20 millions de personnes ont plus de 50 ans. Un chiffre qui justifie à lui seul de leur consacrer un salon. Ainsi, du 5 au 7 octobre dernier, s'est tenu à la Porte de Versailles, pour la troisième année consécutive , le Salon Senior Plus. En trois jours, plus de 12.000 personnes ont visité les stands de centaines d'exposants regroupés selon les thèmes de la santé, la maison, la famille, les services, les loisirs, la culture, le patrimoine... et bien d'autres encore !

Outre diverses expositions et conférences, un défilé festif et militant a créé l'événement ce week-end-là. Mêlant célébrités et anonymes, jeunes et moins jeunes, ce défilé, imaginé par la créatrice Nathalie Garçon et la journaliste Viviane Blassel, avait l'ambition de sensibiliser l'importance du « bien-vieillir » dans notre société.

Dans une ambiance très chaleureuse, la voyante Yaguel Didier, Mylène Demongeot, mais aussi Nicole Courcel, Cathy Winter (ndlr : la maman d'Ophélie) et bien d'autres ont su prouver, devant un public, ébahi qu'il était possible de rester désirable la carte Vermeil en poche !

->Voir aussi - Mylène Demongeot : "En ce moment, je n'ai pas de place pour un homme dans ma vie"

À en croire le grand coiffeur Alain Divert, qui a refait une beauté à nos sexy sexagénaires, la coquetterie n'est pas inversement proportionnelle aux nombres d'années... « Mon salon s'est transformé en une ruche, nous a-t-il confié en riant. Ces dames s'échangeaient des recettes de cuisine diététique et leurs petits secrets pour garder une peau impeccable. C'était un vrai spectacle. Et puis, comme souvent dès qu'il y a plus de deux femmes dans la même pièce, elles se sont mises à parler de leurs enfants, de leurs maris, de leurs amants, de leurs petits-enfants. Pour moi, une femme ne vieillit jamais vraiment si elle garde son dynamisme, mais surtout son envie de plaire et de papoter. »

Une opinion que semble partager Mylène Demongeot. L'actrice, qui sera à l'affiche, le 21 novembre prochain, du film Les Toits de Paris au côté de Michel Piccoli, est la preuve vivante qu'on peut être bien dans son âge sans sacrifier pour autant ses désirs de femme. Avec sa gaieté coutumière, Mylène a accepté de nous confier ses impressions de top model d'un jour.

France Dimanche (F.D.) : Vous débordez d'énergie et d'enthousiasme. On a du mal à vous associer au troisième âge...

Mylène Demongeot (M.D.) : Et pourtant, le prochain film dont je serai à l'affiche, Les Toits de Paris, traite de ce thème ! Le réalisateur a été profondément choqué par le nombre de décès de personnes âgées lors de la canicule. Il a souhaité sensibiliser le public sur ce sujet. J'interprète une serveuse amoureuse de Piccoli, mais qui ne peut vivre son histoire d'amour car elle doit s'occuper de sa vieille mère, Thérèse, jouée par la maman de Patrick Dewaere, Mado Maurin. À la première projection, je suis ressortie de la salle en pleurs !

F.D. : Racontez-nous votre défilé du 5 octobre pour le Salon Senior Plus...

M.D. : Je me suis amusée comme une folle ! Je ne connaissais pas les autres femmes qui défilaient avec moi et pourtant, l'ambiance était très gaie. Vous ne pouvez pas savoir ce qu'on a ri... C'était vraiment sympa. Et puis, j'ai été très applaudie et j'ai reçu de nombreux compliments. J'entendais dans la salle « Oh, elle est belle !» Ça fait toujours plaisir...

F.D. : Quel est votre secret pour rester aussi belle ?

M.D. : Il faut aimer la vie, car elle passe à une vitesse hallucinante. Alors je profite de chaque seconde et le matin, je me réjouis de cette nouvelle journée passionnante qui va s'offrir à moi. J'aime manger, boire, lire, écouter de la musique... En fait, je n'ai jamais assez de temps pour faire tout ce dont j'ai envie. Je trouve que les journées sont trop courtes...

F.D. : Vous seriez prête à retenter l'expérience d'un défilé comme celui-ci ?

M.D. : Ce n'était pas une expérience inédite puisque, à 18 ans, j'étais mannequin. Mais je recommencerais sans problème si on me le demandait. Surtout pour servir une cause me tenant à cœur comme les mines antipersonnel, l'environnement ou encore le combat contre la tauromachie. Jamais je ne m'étais sentie aussi bien dans ma peau !

Daphné de Givry

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