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Mylène Farmer : Sa déclaration d’amour à Jean Rochefort !

Publié le 8 mars 2018

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Depuis des années, Jean Rochefort et Mylène Farmer, ces deux passionnés du monde équestre, avaient tissé des liens très forts
 et très profonds !

Elle, la secrète, la mystérieuse, qui ne se montre que très rarement en public, était là, soutenue par son compagnon, Benoît Di Sabatino, en l’église Saint-Thomas-d’Aquin de Paris, ce vendredi 13 octobre, lors des obsèques de Jean Rochefort.

Avec ses yeux cachés derrière des verres teintés et sa chevelure rousse tranchant sur sa tenue noire, sa présence a étonné tous ceux qui ignoraient les liens très particuliers et très forts qui unissaient, depuis longtemps déjà, l’acteur à la chanteuse. Ils s’étaient rencontrés au début des années 2000, et depuis, leur amitié n’avait cessé de grandir.


De lui, Mylène avait dit, fin 2010, dans Paris Match : « C’est un acteur unique, un homme d’une classe folle, un charme renversant. […] C’est un être totalement décalé, si émouvant aussi. Bref… magnifique. »

Irremplaçable

Le comédien, lui, déclarait en 2013, sur les ondes de France Inter, avoir
« beaucoup d’affection pour elle ».

Tout aussi admiratif de la chanteuse, il était allé la voir à Bercy en 2006, puis en 2013. L’acteur avait alors confié au quotidien La Montagne que sa relation avec Miss Farmer en était « aux bisous » ! « Je la trouve passionnante. C’est un personnage si douloureux qu’on a envie d’être comme elle. »

Outre une très grande sensibilité, ils avaient en commun un amour fou pour les chevaux. Si le monde équestre était important pour Rochefort, il l’était aussi pour la chanteuse : plus jeune, Mylène avait même envisagé d’exercer le métier de monitrice d’équitation !

Depuis sa disparition, elle est infiniment triste. Elle a ainsi éprouvé le besoin de dire combien elle était attachée à son ami Jean, en lui adressant une lettre, publiée dans les colonnes du Point le 12 octo­bre. Lettre qu’elle a lue à haute voix pour l’émission 20 h 30 le dimanche, diffusée sur France 2 le 15 octobre.

Un hommage bouleversant. « Respirer votre rire est un médicament ; se taire et vous écouter, un voyage ; entendre vos silences, un pèlerinage »…

D’une voix grave, si éloignée des aigus auxquels elle nous a habitués dans ses chansons, l’artiste pleure son ami cher. L’émotion est si sincère, si entière, que l’on est troublé par ses propos.

Mylène raconte que, depuis qu’elle l’avait rencontré, elle pensait à lui « comme on pense à un proche, à un être aimé ». « Nous avons partagé des gâteaux, des éclats de rire, des effondrements, notre peur de la Grande Faucheuse […] », ajoute-t-elle, avant de le décrire comme « l’irrésistible, l’unique et l’irremplaçable. »

Elle conclut par ces mots, que nous faisons nôtres : « Vous me manquez déjà. Vous nous manquez, c’est ça »…

Laurence PARIS