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Natacha Amal : “Je divorce de mon deuxième mari !”

Publié le 7 novembre 2019

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© BESTIMAGE Natacha Amal

Natacha Amal, mariée à Jacques Stival nous révèle ce drame intime. Pour la toute première fois, elle se raconte sur scène dans un one-woman-show inédit…

À 51 ans, la comédienne belge revoit l’ordre de ses priorités. L’objectif qu’elle poursuit ? Être, enfin, 100 % elle-même. Après avoir appliqué ce principe à sa vie personnelle, elle l’emmène avec elle sur scène. Les 21, 24 et 25 octobre, au casino de Gérardmer, et le 5 novembre, à l’auditorium de la Louvière à Épinal, dans les Vosges, Natacha Amal se livre sans détour sur son parcours dans un seul en scène inédit baptisé Même P’Amal. Après avoir enchaîné les rôles dans Femmes de loi, Commissaire Moulin ou encore Un bébé pour mes 40 ans, c’est enfin l’occasion pour l’actrice de se dévoiler telle qu’elle est vraiment. Une petite révolution pour celle qui a longtemps dissimulé son intimité…

France Dimanche : Quelle est la genèse de votre spectacle ?
Natacha Amal : Ces derniers temps, j’ai envie de liberté. Pour moi, c’est désormais vital d’être entourée de proches qui me connaissent d’avant mon succès. Être moi-même est devenu une urgence. C’est quelque chose que je souhaite désormais prolonger sur scène, avec mon public. Qui plus est, j’ai toujours eu envie de faire un one-woman-show. Et je me suis dit : Mais qu’est-ce que je vais raconter ? À part montrer la vraie Natacha que le public ne connaît pas, je ne voyais pas.

FD : D’où vous vient cette impérieuse nécessité de vous dévoiler aujourd’hui ?
NA : Quand on devient un personnage public, c’est quelque chose de très pesant. Notre vie ne nous appartient plus et on ne sait pas comment protéger sa vie privée. J’avais tendance à me planquer. Faire ce spectacle, c’est une manière de dire : Vous voulez tout savoir ? Bah voilà, vous savez tout. Sauf que cette fois, c’est moi qui l’offre. Ça m’a donné des ailes. Et puis, il y a vie privée et vol de vie privée. Là, j’écris un spectacle humoristique basé sur ma vie mais qui parle à tout le monde.


FD : Il y a quelques années, vous aviez en effet été huée à la sortie de votre mariage car vous aviez souhaité protéger ce moment intime…
NA : Ce n’est pas moi qui avais géré ça, mais mon mari ; dont je divorce actuellement [en secondes noces, Natacha a épousé Jacques Stival en 2015, ndlr.]. Quand vous portez une jolie robe blanche, vous êtes un peu stressée. Dans cette effervescence, vous écoutez les conseils des premières personnes qui sont autour de vous ! C’est elles qui ont décidé de mettre des parapluies au-dessus de moi. Je ne les ai pas sortis de mes jupons ! C’était de la bidouille, un coup de buzz. Le problème, c’est que j’ai découvert plus tard qu’il était à mes dépens.

FD : Vous avez joué pendant neuf ans dans Femmes de loi. Quel souvenir en conservez-vous ?
NA : Que des bons ! Je suis très contente de ce que ça m’a apporté et du lien que ça a créé entre le public et moi. C’est un cadeau inestimable. Aujourd’hui, je suis heureuse de retrouver ceux qui ont gardé un lien affectif fort avec moi. J’ai envie de leur dire : Allez, on arrête. Je vous la montre. Elle est comme ça. [rire]

FD : Vous avez joué dans Nos chers voisins. Que pensez-vous des accusations de violences sexuelles qui portent actuellement sur Thierry Samitier ?
NA : Je ne suis pas au courant ! Je travaillais ces derniers jours, mais j’ai du mal à l’imaginer car j’ai rencontré quelqu’un de très drôle. Un fou poétique et décalé. C’est le souvenir que j’en ai, mais je ne le connais pas. Je suis pour que les femmes témoignent, mais il faut la preuve.

FD : Vous étiez présente en Asie du Sud-Est lors du tsunami de 2004. À la suite de cet événement, vous êtes devenue une femme très engagée.
NA : Après le tsunami, j’ai souhaité prendre en charge financièrement des orphelins qui en étaient victimes… Je m’en suis occupée. Puis, j’ai également construit un orphelinat au Népal. L’objectif était de sauver celui qui avait été englouti par les boues, suite à des pluies diluviennes. Tout le personnel avait été décimé. Les enfants survivants vivaient dans la terre et dans la boue. Avec deux amis, on les a pris en charge jusqu’à leur majorité. Et cela fait quinze ans que je participe régulièrement à des événements organisés par Télévie, le téléthon belge. J’ai pris sous mon aile un petit leucémique qui est maintenant devenu adulte. Lui, il est devenu comme mon fils.

FD : D’ailleurs, vous n’avez jamais eu d’enfant. Envisagez-vous d’adopter un jour ?
NA : Sans les adopter de façon officielle, j’ai déjà pas mal d’enfants ! À commencer par mes neveux ! Quand j’étais jeune, il y avait un personnage qui m’avait beaucoup marqué. C’était la chanteuse américaine Joséphine Baker. À la fin de sa carrière, elle avait acheté une immense demeure où elle avait pris en charge une ribambelle d’orphelins. Je trouve ça très émouvant et tellement fou que je me suis posé la question… Mais je ne vais peut-être pas l’imiter et faire exactement comme elle !

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