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Nicolas Sarkozy : humilié par son père !

Publié le 11 mars 2015

Dans un livre choc,  Pal Sarkozy  s’en prend violemment à son fils Nicolas. La petite taille et les déboires sentimentaux de l’ex-président y sont allègrement moqués !

«On choisit ses copains, mais rarement sa famille », chantait Renaud il y a quelques décennies. Et, de toute sa famille, ceux que l’on choisit le moins, ce sont évidemment ses parents. Mais, si ceux-ci sont souvent la chose la plus précieuse que l’on ait, ils peuvent aussi, parfois, se révéler de terrifiants « boulets » que l’on traîne après soi tout au long de leur existence, voire au-delà de leur mort, comme d’encombrants fantômes.

Les hommes de pouvoir n’échappent pas à cette loi, comme le révèle le nouveau livre d’Émilie Lanez, Même les politiques ont un père (éditions Stock). L’auteur a rencontré certains de nos dirigeants qui, en bien comme en mal, ont subi la présence écrasante de leur géniteur. Et sans conteste, le plus mal « servi » est Nicolas Sarkozy.

Non content d’avoir abandonné sa famille, aujourd’hui encore, Pal Sarkozy, tout octogénaire qu’il est, n’a pas de termes assez durs pour qualifier l’ancien président de la République. Si l’on ne fuyait pas les mauvais jeux de mots comme la peste, on pourrait presque dire que, pour Nicolas Sarkozy, avoir un père a longtemps équivalu à subir le supplice du Pal…

“Pour faire de la politique,
il faut avoir des complexes,
Nicolas en a beaucoup”

Émilie Lanez a rencontré cet homme terrible ; ce qu’il lui a dit de son fils fait froid dans le dos. Il commence d’abord par passer en revue ses autres rejetons, prenant un malin plaisir à préciser la stature de chacun d’eux – qui dépassent tous 1,85 m – et les sommes d’argent considérables qu’ils gagnent. Arrivé à Nicolas… rien ! Pas un mot !

Une manière vicieuse de souligner sa petite taille et le fait qu’il n’ait pas su bâtir une fortune. Au cas où son interlocutrice n’aurait pas saisi, il enfonce le clou : « Pour faire de la politique, il faut avoir des complexes, Nicolas en a beaucoup. »
Et Pal ne s’en tient pas là.

Après avoir lourdement insisté sur l’élève médiocre qu’a été, d’après lui, l’ancien chef de l’État, il confesse son admiration (réelle ou feinte ?) pour Cécilia, l’ex-épouse de son fils. Pourquoi précisément elle ? On le comprend dans la phrase qu’il ajoute en ricanant : « Moi, aucune femme ne m’a jamais quitté ! » C’est donc ça : il admire en son ex-belle-fille le fait qu’elle a « plaqué » son mari dès le lendemain de l’accession de celui-ci à l’Élysée !

Mais justement, parlant de cette accession : on se dit que là, tout de même, le père a dû être fier du fils… Comme on se trompe ! Quand Émilie Lanez lui demande quels souvenirs il garde du jour de l’élection présidentielle de mai 2007, Pal Sarkozy fait diversion et évoque son propre anniversaire (qui, en plus, ne tombe pas du tout ce jour-là !) et lui dit que c’était une bonne journée car il a bavardé tout l’après-midi avec Johnny Hallyday ! Sur l’élection elle-même, pas un mot. Comme si ce n’était pas arrivé, comme si son fils n’avait rien réussi ce jour-là…

Mais comment l’ex-président qu’est Nicolas Sarkozy vit-il cela ? Comment ­s’arrange-t-il avec ce père qui ne cherche, et ce quasiment depuis sa naissance, qu’à le rabaisser, voire le nier ? D’après ses proches, rencontrés par l’auteur du livre, il a fini par surmonter l’épreuve et s’en moquer. Mais il lui aura fallu du temps, beaucoup de temps.

Et, il y a quelques années, alors qu’il était chef de l’État, Nicolas Sarkozy avait laissé tomber cette phrase terrible, en forme de couperet : « À part d’un père, je n’ai manqué de rien. » Tout est dit, tout est rompu, semble-t-il à jamais.

Pierre-Marie ELSTIR

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